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II. MUSCLE ORBICULAIRE DES PAUPIÈRES. — Ce mUSCle

(pl. II, B 2) est formé de deux ordres de fibres : les fibres excentriques ou extraorbitaires et les fibres concentriques plus pâles qui sont seules situées dans l’épaisseur des paupières. Ce sont les contractions des premières qui retiennent, enclavé dans l’œil, le monocle des fashionables.

On décrit encore comme dépendant de l’orbiculaire un petit muscle, auquel Horner a donné son nom, qui part de l’angle interne de l’orbite et se termine par deux languettes effilées dans l’épaisseur des bords palpébraux.

L’usage du muscle orbiculaire est de fermer les paupières. Il est l’antagoniste du muscle releveur de la paupière supérieure dont le nom indique l’action ; sa paralysie est caractérisée par l’impossibilité de fermer la paupière supérieure, d’où le nom de lagophthalmos (Xaywç> lièvre ; oçGaX^oç œil), donné à cet affection.

Le clignement , qui sert à étendre les larmes sur l’œil et en même temps à balayer les poussières qui se trouvent à sa surface, est déterminé par l’occlusion de la paupière, suivie immédiatement de son ouverture: ce double mouvement est si rapide que l’expression « en un clin d'œil » s’emploie pour désigner un instant très-court. Pendant la veille, le muscle releveur de la paupière se contracte, tandis que l’orbiculaire se relâche ; le contraire se produit pendant le sommeil. Après la mort, l’orbiculaire, comme tous les sphincters de l’économie, perd sa tonicité et la paupière reste dans l’état où elle était maintenue par le releveur au moment de l’agonie : c’est pourquoi les yeux des moribonds sont toujours plus ou moins ouverts.

En se contractant, l’orbiculaire attire la peau de la tempe qui rayonne vers l’angle externe de l’œil et produit des plis en éventail que l’on désigne sous le nom de patte d'oie : avec l’âge, la peau devient flasque et conserve ces plis en permanence.

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