SONT
corps qu’elles renferment, la compression des nerfs est plus prononcée, l'excitation qui en résulte plus grande, et les contractions se rencuvellent en augmentant de force et de fréquence jusqu'à la terminaison de l'accouchement. L'apparition des contractions indolores dans le cours de la gestation ne serait pas, selon Schrœder, une objection sérieuse à cette théorie, car la dégénérescence graisseuse de la caduque commencerait dès le quatrième mois. A mesure que celle-ci progresserait, les contractions deviendraient plus énergiques et elles atteindraient leur plus grande intensité quand les modifications de la caduque seraient complètes, c’est-à-dire au terme de la gestation (Tarnier).
Rien n’est moins certain, dit Tarnier, que cette théorie, car d’après les recherches récentes, ajoute-t-1l, de Langhans, Dohrn, de Sinéty et Léopold, la dégénérescence graisseuse des éléments de la caduque est loim d’être constante pendant la grossesse.
Auvard, s’exprime ainsi contre cette théorie : « IL est certain que tout corps étranger au contact de la surface interne de l’utérus, amène des contractions plus ou moins vives ; mais On conçoit mal pourquoi la séparation de l'œuf et de l’utérus se faisant progressivement, pendant les trois derniers mois de la grossesse, et le décollement allant de l’orifice interne vers le fond de l'organe gestateur, le travail survient exactement à la fin du neuvième mois et non à une époque plus avancée. D'autre part, daus les cas d’adhérences pathologiques des membranes,
les femmes ne devraient jamais entrer en travail ».