‹ Le Corps Thyroïde des TuberculeuxChapitre 16 sur 31 · AIT · texte numérisé non relu

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stable, mais complètement insolubles dans les ferments organiques et par conséquent totalement dépourvues d'intérêt. Il est facile de comprendre combien l’action de ces produits sera variable, selon que l’on aura affaire à une combinaison vraiment stable, ou au contraire à un mélange dans lequel la combinaison n'a pas encore pu se produire ; d'où les différences d'opinions des auteurs. Souvent les propriétés toxiques de ces pseudo-albumines iodées, mises en valeur par Pouchet et Chevalier, sont uniquement dues à leur combinaison incomplète et à leur absence de purification.

Quoi qu'il en soit, le suc thyroïdien agit d’une façon remarquablement analogue à celle suivant laquelle agissent les composés iodés. D'ailleurs dans la glande, l’iode se trouve à l'état de composé albuminoïde, et non pas à l’état d'iodothyrine ; cette dernière substance étant fort vraisemblablement elle-même un état très simplifié de la molécule primitive. Dans l'organisme d'ailleurs il n’y a pas formalion d'iodothyrine seule, mais de toute une série de combinaisons albuminées iodées agissant loutes à titre d'iodiques (1).On est fondé à se demander si les différences d'action de ces divers produits, ne sont pas dues en grande partie à l'état de la molécule albuminoïde.

Mais, outre son action sur la nutrition et la circulation, l'iode a encore d’autres propriétés. En particulier son pouvoir antiseptique est bien connu. M. Labbé et Lortat- Jacob (2), d'autre part, ont bien montré l’action de l’iode

(1) Pouower, lode et iodiques.

(2) M. Lasgé et Lorrar-Jacoë, Comptes-rendus Soë. Biologie, 1903-1904.

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dans la défense de l'organisme; ce dernier auteur a étudié longuement ce sujet dans sa thèse (1). Or nous avons envisagé au suc thyroïdien une action analogue, action qui nous semble mise en évidence par les résultats chimiques, que nous avons rapportés ci-dessus,action que nous allons tout à l'heure étudier au point de vue expérimental.

On peut donc conclure en disant: Si l’iode ne constitue pas le seul principe du suc thyroïdien, c'en est du moins le plus actif, et sans oublier le rôle possible des autres substances contenues dans la sécrétion thyroïdienne, il semble qu’en tout état de cause la mesure de l’activité de l'organe, peut être faite en grande partie par les quantités diode qu'il contient.

(4) Lorrar-Jacos, L'iode et les moyens de défense de l'organisme. Thèse de Paris, G, Steinheil, 1903.

Giraud

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