DS
Ce n’est sans doute là qu’une hypothèse, mais hypothèse singulièrement plausible, car comme nous allons le voir tout à l'heure, elle se trouve également vérifiée au cours de l'infection tuberculeuse.
Dans les quatre autres cas de gangrène du membre inférieur, d'emphysème, d’urémie, de paralysie générale, nous avons trouvé des chiffres oscillant entre 1 mm. 2 et mm. 6; la moyenne de ces chiffres est 2 de mm. 5. On voit donc que si ces diverses maladies sont susceptibles de faire varier la teneur en iode du corps thyroïde, leur action est néanmoins modérée, et nous ne trouvons pas de grosses différences entre nos résultats. Très différents de ceux-ci sont les résultats fournis par les dosages d'iode dans les corps thyroïde des tuberculeux pulmonaires. Nous en avons pratiqué 24, qui sont consignés dans le tableau ci-dessous.
$ 8. — Dosages de l’iode dans le corps thyroïde de tuberculeux.
Numéro
de Marche clinique lode lode observation total pour 400 19 < Atoué-fh.moIS =. Ce ee: 0 gr.,026 0,100
TIB Lente (2ians) REMORGERP RO RU RU 8:1Rapide:(6 mois). ME SEE MOMEO1701000/075 144Rapide:t6-:mois) AMP ORNE 0, 0120 0,060
25% Lente Caverne 2. SOA O0S 0,022
30 Assez lente. Teinture d'iode . 0, 0078 0.026 26 Lente. Goître : 85 grammes. . 0, 006 0,007
29% Lente’ Gavernes AR Cr 0, 0052 0,013 32 Lente. Caverne. . . . . . 020059 0:021 19% Lente (2'ans) 2 ee END DS 0-00
DLENtE CAVE RES CRE 0, 0037 »
Numéro
Lente (3à 3 ans). Hétu d’' les 0, 00195 0,0108 Très rapide (2 mois).Hémoptysie
foudroyante. Lie 0, 00165 0,005
20 Lente (1 an). Caverne . PEU. 00135 0,010
10” Lente (2 ans). Caverne. : . . . O, 00112 0,003
4 e Marche clinique < lode lode l'observation é total pour 100 3 Lente. Cavernes. os. 0er. 0052" :0.0145 28 Lente. Teinture d'iode. . . . . O, 0030 O,015 Hole terre eEL E ait 0, 0022 0,0073
33 Lente. Cavernes. lodomaïsine. s 00066 0,0036 12 Très rapide. Granulie.Méningite. 0,: 00038 0,003 TETE Le que furet fe 2 FU 00024 0,00088 24 Assez rapide. Teinture d’ UE: 0: 00023 0.00076 9 Lente(1 an). Cavernes.Héréditaire.0, 00021 0,00084 PHbrésiente.u brel to gk NAOCE Néant Néant
De la lecture de ce tableau, il ressort que la teneur en iode des corps thyroïdes des tuberculeux est très variable. Nous avons tantôt augmentation, tantôt diminution. Mais ce qui nous frappe également, ce sont les écarts considérables qui se produisent entre ces chiffres. En effet, nous avons trouvé d'une part des chiffres énormes de : 26 mulligrammes, 19 milligrammes, 17 milligrammes, 12 milligrammes ; et d'autre part des diminutions non moins considérables : 0 mm. 3, 0 mm. 2, et même dans un cas : absence absolue d’iode.
On peut expliquer les cas où l'iode s’est trouvé diminué. On a vu en effet au chapitre histologie, combien la tuberculose modifiait la constitution intime de l’organe, combien la sécrétion colloïdale elle-même pouvait être diminuée, transformée ou disparue. Dans ces conditions, il est facile de comprendre que l’iode soit diminué dans
ces corps thyroïdes, dont l’action est terminée au point de vue de la défense de l'organisme, quand survient la mort.
Le cas le plus frappant dans cet ordre d'idées est celui qui se trouve consigné dans l'observation 9. Le sujet, né de parents tuberculeux, malade depuis assez longtemps, dans un élat de cachexie avancée, présente à l’histologie des vésicules absolument vides de matière colloïde : le dosage a décelé 0 mm. 2 d'iode. D'ailleurs c’est, en général,dans les cas d'évolution lente,où les corps thyroïdes sont scléreux, que l’iode diminue dans ces corps thyroïdes, qui semblent pour ainsi dire vaincus par l’action des poisons tuberculeux.
L'augmentation de l’iode dans la glande est plus délicate à expliquer. Devant les résultats très supérieurs à ceux qui avaient été signalés jusqu'ici par les auteurs, nous nous sommes demandé, si un simple traitement iodé ne pourrait pas causer cette augmentation. Toutefois une série de cas était contraire à cette hypothèse ; en effet plusieurs de nos malades avaient reçu des applications de teinture d'iode sur la peau. Ces applications ont élé rappelées dans le tableau ci-dessus. Seule la malade de l’observation 30 a une légère augmentation, les trois autres (28, 25, 24) ont des chiffres égaux ou inférieurs à la normale. Mais,en applications cutanées, il est bien difficile de savoir quelle est la quantité d’iode qui se trouve absorbée. Nous fîmes une expérience décisive, en iodant systématiquement une tuberculeuse.
La malade (obs. 33) recevait chaque jour 20 gouttes d'iodomaïsine (produit obtenu à chaud par l'action de l'iode sur la maïsine}. Ce produit renferme 0 gr. 01 d’iode