‹ Le CorrègeChapitre 130 sur 158 · I. Ce tableau a clé payé loo ducats · texte numérisé non relu

I. Ce tableau a clé payé loo ducats

lentement. Derrière lui, à sa droite, on voit saint Antoine de Padoue, la tète serrée dans un étroit capuchon. 11 tient le lys emblématique entre ses mains et serre sur sa poitrine son livre d'oraisons.

A gauche, du côté opposé du trône de la Yierg-e, on voit la figure de saint Jean, le précurseur de Jésus ; d'une main il désigne l'Enfant divin, et soutient avec l'autre une croix formée de roseaux.

On voit encore à l'arrière-plan, debout entre lui et le trône de la Vierge, la ravissante figure de sainte Catherine. C'est une tête extatique, comme celle de saint François d'Assise, qui indique un tempérament d'ascète et de mystique, comme aussi la figure de sainte Catherine. C'est la tête d'un èlre absorbé, dès le présent, dans une vie meilleure. Ces deux têtes sont les joyaux du tableau, qui, pour le sentiment, ne le cède en rien à ceux des vieux maîtres avant Raphaël, mais qui les surpasse par la richesse du coloris et la beauté du clairobscur. On observe dans les petites nuées qui flottent au-dessus de la Vierge et qui forment comme une couronne aérienne à son entourage, de ravissantes têtes de chérubins. Deux jeunes anges se trouvent aussi, l'un de chaque côté du trône, suspendus dans les airs où ils flottent légèrement, quoique sans ailes.

La base du trône est en marbre blanc sur lequel sont relevés, en guise de supports, deux petits anges charmants, au milieu desquels on voit paraître Moïse, sculpté sur un médaillon de marbre blanc, tenant sur ses genoux les tables de la loi.

Un paysage lumineux prend le fond du tableau. La paix et riiarmonie qui en émane unit les saints personnages, la Vierge et l'enfant Jésus, dans une même clarté.

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