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RAPHAËL ET LE SENTIMENT DU BEAU

Raphaël parut dans son siècle portant au front l'auréole du beau. Ce que ses prédécesseurs avaient cherché péniblement, la g-râcede la lig-ne,lecharme ineffable du contour, il le trouva dans son berceau. Il naquit au cœur de l'Italie, dans le beau jardin de rOmbrie. Il grandit sous ce ciel profond, parmi ces types d'une beauté et d'une suavité virginale et pour ainsi dire sous le rayon de leurs reg'ards sérieux et purs. Il avait le cœur tendre, les manières g-racieuses, le génie spontané. L'amour effleure ses lèvres et touche son cœur d'un souffle aérien sans les blesser. Enivré de parfum,son génie délicat étend ses aileslégèreset caressantes sur chaque objet. Son tranquille idéal brille sous un voile diaphane avec un charme toujours nouveau.

Ses vierges princières ont l'élégance des fées souveraines. Sous leurs traits percent les chastes filles de rOmbrie.

La fragrance du lys s'exhale de leur personne ; la distinction et la pureté reluisent sur leur front, parlent par leur regard, soutiennent les plis de leur

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