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AU PAYS DE « LA VIE INTENSE

IDÉES ET VUES CANADIENNES. — CHEZ LES IROQUOIS l'évêque de ROGHESTEB

Montréal. — Un dimanche avec les Indiens. — Les éléments français et anglais. — Répercussion de notre politique antireligieuse. — Analyse du patriotisme canadien. — La station iroquoise d^Oka. — La capitale du Dominion, — Avenir et colonisation. — La forêt vierge et les Mille lies. — Itinéraire imprévu. — Séminaire modèle. — Un évèque réactionnaire aux Etats-Unis.

Nous sommes venus en Amérique moins pour voir le pays que les habitants. Puisque l'été les retient encore h la campagne, allons le finir dans le Nord, dirigeons-nous vers le Canada. Est-il, du reste, possible de se trouver pour la première fols de Tautre côté de l'Atlantique sans s'offrir un pèlerinage, si court soit- il, & cette lointaûne portion de la vieille France *7

Gracieusement étendue entre la colline boisée d'où elle tire son nom, et les eaux larges du Saint-Laurent; intéressante comme une ville d'Europe, qu'elle semble être avec son histoire de presque trois siècles; riche, aérée, vivante, confortable comme une ville, qu'elle est bien, de notre âge et du Nouveau-Monde, Montréal constitue sans nul doute, en même temps que le centre le plus important du Ganaia français et de tout le Dominion, l'un des plus agréables séjours d'Amérique. Le climat en est délicieux et réconfortant, sec l'hiver comme l'été, à peine humide quelques semaines de printemps & cause de la fonte des neiges. Le ciel, en ce début de septembre, y sourit bleu et pur comme au-dessus des lacs milanais, et il nous charme d'autant plus que nous sortons de l'atmosphère un peu lourde et humide de la côte Atlantique. Mais, de l'avis de tout le monde, la saison froide est ici la plus saine, la

* Voyez le Correspondant dn 10 février 1904.

* Pour ne pas abuser de Thospitalité du Correspondant ^ je ne dirai rien du séjour à Boston.

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