‹ Le CorrespondantChapitre 17 sur 171 · R LB MODYSIUNT SOCIAL HT · texte numérisé non relu

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mesure d'un enrichissemeiit ou d'un appauvrissement Tel navire anglais porte pour 10 millions de marchandises aux Etats-Unis et fait naufrage. La douane a marqué iO millions au tableau des exportations et elle est obligée d'inscrire un zéro au tableau, des importatioDS. Que direz-vous de cette opération et que signifiera^ dans l'espèce, la « balance du commerce » chère à M. Chamberlain 7 Ce qui, dans les discours de l'orateur britannique, a le plus grand poids, c'est l'argument tiré de la politique protectionniste de l'Europe et des Etats-Unis. « Chaque Etat, dit-il, cherche à se réserver son marché national, pourquoi resterions-nous un débouché ouvert à tous, tandis que nos rivaux nous empêchent d'entrer sur leur territoire? Tâchons, au contraire, de nous suflBre et de faire servir notre empire colonial à l'approvisionnement de l'Angleterre. » C'est donc la thèse de l'impérialisme qui revient sans cesse, toujours acclamée et qui séduit, plus que tout autre argument, le corps électoral.

Est-ce l'efi'et de cette lutte économique prolongée? Est-ce tout autre cause? U est certsdn que les Anglo-Saxons deviennent susceptibles, nerveux et passablement excités. L'empereur d'Allemagne dit à Hanovre que Blûcher et les Prussiens ont sauvé l'armée anglaise à Waterloo, les journaux anglsûs sont mécontents. Le ministre de la marine française dit ou laisse dire, dans un dîner intime, que Gibraltar n'est pas une forteresse imprenable, les Anglais sont blessés. Le président Roosevelt, dans son dernier message au Congrès, déclare qu'il faut « augmenter sans trêve l'efiecUf et la force de la marine américaine », les Anglûs prennent ombrage. Le roi d'Espagne, dans sa visite aux Portugsds, salue en eax les intrépides navigateurs, dignes héritiers de Vasco de Gama,. de JMagellan, de Diaz, de Psâva, voici que les Anglais ont des regrets rétrospectifs et rappellent aigrement leurs fastes maritimes. Hais ce qui par-dessus tout les indispose, c'est que la presse européenne soutient que depuis trente ans le commerce extérieur de l'Angteterre n'a augmenté que de 21 pour 100, tandis que le commerce allemand augmentait de 53 pour 100. Qu'on perde et qu'on gagne des batailles, soiti maïs perdre des débouchés I Hélas I le fait est prouvé, la statistique est indiscutable. Les Anglais perdent une partie de leurs anciens marchés au profit de l'Allemagne et des Etats-Unis.

Le président Roosevelt est un homme heureux ; on l'applaudit qoEBd il parle; on l'approuve quand il se tait.* Cependant son message du 7 décembre dernier a, pour la première fois, soulevé

tm U\IË iCOHOMIQUI

des critiqaes. Il s'agissait de la qnesâon de Panama et de la reoonnûssance du nouvel Etat indépendant. Mius les idées de M. Rooseyelt sur les questions ouvrières ont recueil une chaude aj^robation. m Les syndicats, a-t-U dit, rendent de grands services. Le ^ouvemmnent tient la balance égale entre les syndicats de patrons et ceux des ouvriers, mus il entend faire respecter la loi sans tenir compte de la position ni de la puissance. Chacun est libre de faire tout ce qu'il entend de sa fortune et de son travaU, nuûs ce droit a pour limite le droit d'antrui. » Il semble bien que le président Boosevelt ait été impressionné par les critiques acarbes dirigées contre de puissants syndicats patronaux. A plusieurs reprises, il avait désapprouvé les coalitions d'intérêts qd, sons le nom de trusts^ visent à l'accaparement. Aliait-il, oflBciellement, dans son mes&age, s'attaquer à la puissance des financiers dont plusieurs sont les soutiens de son parti? M. Roosevelt, qui a lu Machiavel, a parlé pour le grand public bien plus que pour les hardis financiers, rois du pétrole, des mines et des chemins de fer. Rappelant que le nouveau ministère du commerce et du travail a dans ses attributions la surveillance des trusts^ il a dit simplement : « Les corporations honnêtes n'ont rien à craindre de la surveillance de l'Etat. Le nouveau département doit seulement fournir d'authentiques informations en vue de l'adoption des mesures législatives qui empêcheront des accaparements préjudiciables. )> A cela les journaux financiers ont répondu que les corporations américaines sont honnêtes et que les trusts ne prennent aucune mesure préjudicaUe. Cétait prévu.

Les trusts ont cependant, aux Etats-Unis, de rudes adversaires. Bien différents du cartell et du pool^ qui syndiquât des exploitations pour l'obtention d'un but d^erminé, mais leur Ûsseat autonomie et liberté^ le trust est la fusion des entreprises, c'est l'exploitation unifiée que dirige une seute volonté, souvent la -volonté du milliardaire. On voit alors une administration unique se substituer à vingt autorités distinctes; c'est le triomphe de la coalition, et c'est, dans bien des cas, le triomphe du monopole et de l'accaparement. Mais ces victoires sont de courte durée, et l'échec retentissant de fdusieurs trusts^ en l'an 1903, a découragé nombre de finanders. Ce n'est pas le moment de montrer ici que les forces économiques naturelles, telles que la liberté du travûl et des échanges internationaux, conspirent sans cesse contre les trusts; msds si leur influence industrielle et commerciale est passagère, leur action politique fut souvent corruptrice. Aussi s'expliquet-on les mesures légales, assez artificielles, prises contre eux, les Anti Trust LawSj qui n'ont pas abouti. Si, en effet, les lois fédé-

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raies d'une part, et les lois da Texas, da Michigan, de New- York et de WastuDgtOB d'autre part, ayaient été rigoureusement observées, elles auraient empêché toute transaction importante et détruit cette liberté du commerce que l'on prétend servir. L'Etat ne peut-il* cependant intervenir très utilement dans certains cas? Si fait, et on comprend très bien que les groupements économiques soient sounûs, comme les groupements politiques, à un droit public national qui, en accordant la liberté d'association, cherche à en réprimer les abus ^.

Aux Etats-Unis comme en Europe, les syndicats patronaux rencontrent devant eux de puissants syndicats ouvriers. Lorsque le président Roosevelt annonce, dans son Message, qull tiendra pour lODS une balance égale, il peut déjà rappeler tel ou tel arbitrage heureux qui, grâce à lui, a mis fin à de redoutables conflits. De toutes les assodations ouvrières, la jdus puissante semble encore aujourd'hui les Chevaliers du travail^ curieuse chevalerie qui exclut jalousement de son sein le commerçant comme l'avocat, le petit détaillant comme le banquier I Ce qu'ils veulent, c'est se protéger contre la « ploutocratie patronale », c'est combattre « le développement alarmant et le caractère agressif du pouvoir entre les mains des grands capitalistes »• Ils se refusent toute action politique, et jusqu'ici ils sont restés fidèles à leurs statuts. Us se défendent d'organiser des grèves, mais les statistiques officielles leur ont attribué, i cet égard, une réelle influence. Ce qu'ils peuvent affirmer loyalement, c'est leur respect des convictions de leurs adhérents et leur volonté ferme de n'employer que des moyens légaux dans la défense de leurs intérêts. Parmi leurs revendicadons, citons l'adoption de la journée de huit heures, l'abrogation des lois qui ne portent pas également sur le ci^ital et sur le travail, l'étar hlissement d'un impôt progressif sur les revenus, le rachat, par le gouvernement, des chemins de fer et d'autres services publics.

Parler des colonies françaises, c'est nq[^er les conquêtes qui, depuis vingt ans, ont augmenté notre patrimoine national. Tandis qu'au lendemsdn de 1870, nous n'avions, en dehors de l'Algérie, que la Martinique, la Guyane, la Réunion» la Guadeloupe, les étabfissements du Sénégal, de la Guinée et du Gabon et enfin la Cochinchiné et la Nouvelle-Calédonie, voici que nous occupions la

* Voy. sur ce point André Colliez, Trusts^ Cartels, Corners. ParlA, Guillaumin et G**, 4904.

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Tunisie en 1882, le Tonkin en 1883, [le Dahomey en 1892, Madagascar en 1895. Nos posses»ons couvrent aujourd'hui 9 millions de kilomètres carrés, occupés par plus de 30 millions de sujets indigènes. Pour conquérir ces pays, nous n'avions pas d'armée coloniale; pour les administrer, nous n'avions aucun personnel préparé; quant au pouvoir central, mobile et changeant, il n'avait aucune politique arrêtée. Peu à peu, les idées se sont précisées, les administrateurs se sont formés. Nous nous trouvions stimulés par d'autres grands Etats et par des initiatives personnelles ou collectives qui, comme celles de Léopold II au Congo* honorent la civilisation contempondne. Le livre que vient de publier sur f Afrique nouvelle M. le chevalier Descamps, sénateur de Belgique, met en pleine lumière les services rendus par l'Etat indépendant du Congo et montre quel doit être le rôle des gouvernements européens dans leurs entreprises coloniales ^

On pouvait espérer que la France, instruite par l'eiemple des nations rivales, par ses expériences personnelles, entrerait dans une voie de colonisation méthodique, à laquelle auraient collaboré toutes les forces de la métropole : forces morales, économiques et politiques. La jeunesse entendait parler de carrières coloniales; on lui rappelait les exemples des cadets de famille qui avûent fondé le Canada et un jeune publiciste demandait que nos missionnaires de Madagascar, du Tonkin, de Tunisie, et les prêtres du Canada créassent, pour les jeunes gens de la Métropole, des Instituts coloniaux ^. Là « seraient accueillis les débarquants; ils feraient connaissance avec d'autres jeunes gens comme eux, se destinant à cultiver la même colonie; ils apprendraient la langue du pays, ils s'initiersdent aux cultures indigènes; ils s'acclimateraient. Entre temps, ils visitersdent les concessions susceptibles d'être accordées. Une fois établis enfin, ils s'aiderûent entre eux*». Ce projet séduisant pouvait réussir et aurait certainement réussi, grâce à la bonne volonté, à l'expérience, à la prudence de nos missionnaires, et en d'autres temps il aurait obtenu les faveurs du pouvoir. Hais void que, cette année même, le gouvernement françûs se décide, sans hésitation, pour l'anticléricalisme colonial.

C'est la conmûssion du budget qui, par l'organe de M. Dubief,

* u Afrique nouvelle. Essai sur VEtat civilisateur dam les pays neufs et sur la fondation, l'organisation et le gouvernement de tEtat indépendant du Congo, par E. Descampg, sénateur, professeur de droit des gens à Tuniversité de Louvain, Paris, Hachette, 1903.

• Victor Bettencourt, Du choix d'une carrière indépendante, Paris, Pous- «ielgue, 1903.

» V. Bettencourt, op. cit., p. 291.

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rapporteur da budget spécial des colonies, trace an ministère son plan de conduite. Elle Tapprouye de sécidariser nos colonies, de supprimer peu à peu renseignement catholique. M. Dubief, au nom de ses collègues, parle en ces termes, de Tinstruction donnée aux colonies : « Pour une œuvre qui exige des connaissances relativement étendues, du tact et de la souplesse d'esprit, un grand désintéressement, nous choisissions des congréganistes, c'est-à-dire des éducateurs dont les premiers défauts étdent Ti^oranee, X absolutisme^ la partialité. De là l'influence à peu près nulle de nos écoles publiques, où l'on enseignait le catéchisme, mais ob l'on omettait souvent, de l'aveu même des missionnaires, d'enseigner le fiançais. Le premier devoir qui s'imposait était de procéder à un renouvellement radical du personnel enseignant. Grâce à l'énerpe de M. Gaston Doumergue, cette transformation s'accomplit avec une remarquable rapidité ^ » Voilà les remerciements qu'adressent les représentants du peuple aux humbles missionnaires, aux Frères de la Doctrine chrétienne et aux Sœurs enseignantes des colonies. Le rapporteur continue : « Les témoins sont, d'ailleurs, unanimes à reconnaître que l'œuvre, tant pratique que morale, accomplie par les missions, était réellement défectueuse et n'aboutissait qu'à de mauvais résultats ^. » Quels sont ces témoins? Sontce des indigènes? Sont-ce des colons, des ofGciers français, des étrangers? Le rapporteur ne le dit pas, msds il ajoute : « La légende du missionnaire, pionnier de la France, gagnant les populations à l'influence moralisatrice du catholicisme, peut être aujourd'hui jugée à sa valeur K » M. Dubief estime que la mentalité asiatique est profondément réfractaire à l'idée chrétienne. Il ne cite aucun tànoignage, mais il affirme et tout son rapport est un tissu d'affirmations de ce genre. Il tenmne ainsi : ce Les missionnahres ont profondément nui an prestige de la France en Extrême-Orient; ils éloignent de nous nos sujets annamites, maintenus dans l'ignorance et dans une dépendance servile. La commission du budget compte sur l'énergie du ministère pour substituer partout aux colonies à renseignement déformateur des congréganistes, l'enseignement dégagé de toute présomption confessionnelle de nos maîtres laïques^. »

Nous plûgnons la Commission du budget d'avoir nommé un pardi rapporteur et nous sommes étonné que nul député ne soit

• Chambre des députés. Annexe au procès'Verbal de la séance du 4 juiilet 1903* Rapport sur le ministère des colonies, par M, Dubief^ député, p. 81.

• Loc. cit., p. 83,

• Loe. cOh p. 84.

-• Loc. cit., p. 84.

m U YDB iOORQMIQOB

monté à la tribune pour demander des « prenyes ». On nous dit t « Personne ne lit ces longs rapports, et les députés eux-mèmea s'en moquent comme de feuilles mortes. » C'est peut-être ynd, msds ce que nous savons, c'est que les journalistes étrangers colportent ces allégations mensongères; c'est que ces mêmes allégations sont publiées et conmientées aux colonies. U y a là nos journaux officiels, tels que le Journal officiel de lladagascar, de l'Indo-Cbine, du Sénégal, de la Réunion, de la Martinique, etc., qui reproduisent les nouvelles de la métropole. Celles-ci sont expliquées par les journaux locaux, tels que le Courrier d'Hatphon^ rindO'Chine républicaine^ r Avenir du Tonkin, la Patrie créole (lie de la Réunion), la Calédonien la France australe^ etc. Nous avons sous les yeux le Journal officiel de Madagascar et nous pouvons certifier que les dépêcbeâ de Paris, transmises par Y Agence Bavas, n'omettent rien de ce qui toudie à la politique anticléricale du gouvernement. Voici, par exemple, le câblogramme de Paris du 11 novembre, 10 h. 20 du matin : ci V Officiel publie un décret réorganisant les services de santé coloniaux et un décret laïcisant les services des hôpitaux de la marine. Dans le rapport précédant ce dernier, M. Pelletan expose que les sœurs se sont emparées des services intérieurs des hôpitaux, rendant le contrôle des dépenses imposable et constituant à leur profit, à la faveur du désordre, des approvisionnements illicites ^ » Que doivent penser les gens de Tananarive et de Tamatave lorsqu'ils voient des sœurs « s'emparer » des services hospitaliers, profiter du « désordre » qu'elles organisent et constituer des approvi^onnements « illidtes »?

On ne s'étonnera pas que les laîdsations se multiplient dans toutes nos colonies. Les sectûres peuvent chanter victoire, car depuis l'arrivée de M. Combes au pouvràr, l'anticléricalisme colonial sévit furieusement. Dans nos vieilles colonies, comme la Réunion, la laïcisation est terminée depuis la rentrée d'octobre 1902. « Dans l'Inde, la Isûdsation est un fait accompli depuis le mois de septembre dernier, et cela, dit M. Dubief, malgré l'opposition d'un parti clérical encore puissant. 11 en est de même à la Guyane, à Mayotte, à Tahiti, en Nouvelle-Calédonie. A Saint-Pierre ^ Miquelon, la laîdsation est terminée depuis la rentrée d'octobre 1903. Au Sénégal, la laïcisation est à la veille d'aboutir. Dans les autres colonies de l'Afrique occidentale (Guinée, côte d'Ivoire, Dahomey), la même transformation s'opère; elle sera e(»niriète au

^ Journal officiel de Madagascar et dépendances, n<» do aam^i 14' nd» vembre 1903, p. 10,249.

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débat de Tannée 190i. A Madagascar, d'henreox progrés sont anssi à signalor. Dés à présent, les subventions senôes au IfissioDS par le budget local sont supprimées. Les congrégations, mises à pen prés dans Timpossibilltë de pratiquer leur prosélytisme reli^eux sons les dehors de l'enseignement, manifestent leur découragement. Ce n'est guère qu'en Indo-Chine que l'œuvre de la laïcisation laisse encore à désirer ^ » liais nous pouvons compter sur la vi^lance de H. Dubief et de ses amis. Qui dissdt donc que l'anticléricalisme n'est pas un article d'exportation? Hélas I un peuple n'exporte qne ce qu'il produit et les économistes, — favinrables à l'extension coloniale^ — ne peuvent s'étonner que lenrs prédictions se réalisent. Les colonies sont l'image de la métropole et, si celle-d résiste à l'influence destructive des sectaires, c'est qu'elle a des réserves de vigueur et d'éner^e aorale. Les nouvelles possessions françaises n'ont pas les mêmes ressources. Qm leur fera aimer la France? Les fonctionnaires? Les mifitaires? Les colons avides de fortune et qui n'aspirent qn'au retour au pays natal? Ce sera, nous dit-on, Finstituteur; nous mettons en lui nos espérances.

O Dobief, et vous, lintilhac, dignes émules de Pochon et de Gocnla, tous tons, représentants de la pensée Hbre que Flaubert immortalisa, supprimez, détruisez nos œuvres coloniales, vous n'arrivo'ez pas à tarir la source qui les a fait jaillir. D'autres peuples, — nos rivaux, — se feront accudllants. Auprès d'eux, le missionnaire fonçais, chassé de la métropole et de nos colonies, retrouvera son libre apostolat. Il prêchera le même Evangile, la même foi, sous la garde d'un drapeau étranger, mais, à sa mort, la emi qu'il apporta de France surmontera sa tombe. Vous ne la lui enlèverez pas. De telles vies, ô gouvernants, nous consolent de votre injustice; si elles ne sont pas la rançon de vos fautes, elles sont du moins l'idéale protestation chrétienne.

A. Béghaux.

* Rapport sur le ministère des colonies, p. 82 et 83 passim.

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