LB JAPON UDU8IR1CL
une compéteBce sdentiGque, il est facile de concevoir que les fruits de i'étode sont peu nombreux et de faible qualité.
Pourtant, il ne serait pas juste de critiquer d'une façon absolue l'enseignement industriel du Japon; au moins en certaines de ses parties, il est excellent. Si les ingénieurs, mécaniciens et constructeurs ne peuvent pas être mis en parallèle avec leurs confrères d'Europe et d'Amérique, il est pourtant une branche de la science industrielle qui, depuis quelques années, a fait des progrès étonnants : la chimie, et spécialement la chimie appliquée. Trop souvent, on ne cite au Japon que les usines métallur^ques, les tissages, les papeteries, les horlogeries, les fabriques de cigarettes, et le voyageur n'accorde qu'une attention distraite aux chimistes japonais; c'est une erreur d'appréciation. Les chimistes sont, bien certûnement, les plus remarquables parmi les savants nippons, et il n'est pas exagéré de croire que le Japon est appelé à tenu: bientôt, au point de vue de la fabrication et de la vente des produits chimiques, comme au point de vue de la chimie pure, une place très honorable dans le monde. Toute une école de savants de la plus haute valeur s'est formée à Tokyo -Komba et constitue le personnel enseignant de la nouvelle université. Oscar Lœw, Asô, Hichito, Hiejachi, Tsukamato, Nakamoura, Schimada, Kitaô, Shiraî, Ishikawa, Honda, Toyonaga, Tanaka, Ayama, HanaS, Ishizecka, se sont fait un nom respecté. Les beaux travaux de HH. Katsuyama et Saîto en chimie physiologique et en chimie oiédicale, leurs recherches sur l'action paralysante des toxines sur la cellule vivante, sur les glycosuries alimentaires, sur l'analyse du sang, vérifient et complètent les recherches récentes de nos compatriotes. Les revues spéciales de France, d'Allemagne et d'Angleterre enregistrent avec éloges les controverses brillantes dont la société chimique de Tokyo-Komba est le siège. L'industrie des pétroles est redevable à H. Shinichi Takano d'études théoriques importantes; grâce à lui, les huiles minérales des territoires d'Amaze, Hirei et Blijagawa sont exactement connues dans leur composition élémentah-e et les exportateurs ont apprécié leur importance commerdale. Le raffinage électfolytique du cuivre doit à IL Askahaî des perfectionnements d'une très grande portée. Hais c'est surtout dans l'étude de la biolo^e et de la chimie agricole que les Japonsds se distinguent. Il semble que les habitudes d'ob-» servation patiente et de précision méthodique qui ont fait, le triomphe des artistes nippons et la gloire des peintres de Kakémonos ont passé dans le sang même de la race et en sont devenues comme une caractéristique permanente. Les recherchesj4minu- ' tieuses sont leur triomphe. Les élèves d'Oscar Lœw ont poussé 25 TiiKom 190« 43
mï u liFOM nwnntHL
très Mn la comnossanoe de la yie des ferments. A la suite des études de Lœw sar la catalase, As6 publie ses déocmvertes sur h laccase, Rriashal sur les lymases et leur déreloppement Lestra- Tanx de MM. Lcew, Kosal et Asô sor les ferments rédacteurs, les réductases et les cHastases oxydantes, ont appris anx producteurs de thé à modifier ce qu'a^mt de défeetaenx les vidlles manières empiriques de préparer les feoflles da précieux arbuste. Grflœ atzx efforts de Ifialkahalt la fabrication de la Mère est deyenne ime grande industrie nationale. La seule brasserie Asacbi, & Soolta- -Osaka, produit 50,000 hectolitres par an, et elle refuse des commandes. Le développement de la brasserie est lié i une découverte décisive : la substitution du riz indigène à l'orge, produit impoiti. La bière est devenue même un article important d'exportalioD.
Les chimistes Japonais savent s'élever des faits d)senrés aux lois générales qui les ré^ssent. Il suffit de lire les ouvrages publiés en collaboration avec notre compatriote Poxzi-Escot par MM. As6 et Lœw pour voir que les chimistes d'Extrême- Orient sont plos et mieux que des analystes, et qu'ils parviennent à la téritable sdence. Dans \ Introduction à la chimie végétale (1 vol. chex de Roderai, Paris, 1903), Asé pose les bases d'un travail de synthèse qm«er& une œuvre au sens le plus complet du mot. V Energie chimique primaire de la matière vivante^ du professeur Lœw (1 toI. chei Rousset, Paris, 190S), est un livre d'une haute portée phHosophique en même temps que d'une réelle valeur scientifique.
Dans leurs laboratoires merveilleusement outillés, les Japons^ riches des leçons reçues de la vieille Europe, mettent joam^ement en pratique la-devise de Faraday : to work^ finish^ pubUsh^ « Travailler, tenmner, publier ».
La chimie appliquée peut servir de modèle aux fKppons pour les autres branches de leur sdenœ industrielle : par elle ils se révèlent vraiment hors de pair. Il leur manque encore de savoir, en méca- * nique, en construction, en électrirîté, en métaHurgie, être de patients élèves, il leur faudrait refaire leur instruction faâtive avant de prétendre à la maîtrise.
Gomme le peuple de l'empire du Soleil- Levant est industrieux, intelligent et dévoué d'une volonté tenace, il y parviendra saos doute. Mais il a paru bon de montrer par des faits et des exempte '<iu'il n'y est pas encore parvenu, et qu'il a beaucoup de chemin i parcourir pour atteindre le but qu'il se propose : être, en Orient, une nation vraiment « occidentale ».
Francis Marie.
EXPIATRICE
— Vernon. Cinq minutes d'arrèU
Les portières s'ouvrirent pour laisser descendre les arrivants et moDterles partants. Hais, en fait d'arrivants, on en compta un seul : on gros homme aux cheveux grisonnants^ à la face rougeaude, encadrée de favoris épais et prétentieux, éclairée par des yeux percés en trous de vrille dont les lunettes d'or dissimulaient tant Bien que mal l'expression hypocrite et rusée. Tout de nok vêtu, coiffé d'un chapeau claque haut de forme, sa redingote croisée sur Qo ventre bedonnant, un large portefeuille sous le bras, il donnait l'impression d'un personnage dépourvu d'élégance et dédaigneux de la iDode, ou condamné par sa profession à une tenue sévère, même en voyage, médecin, notaire ou homme de loi.
£n le voyant descendre d'un wagon de première classe, le chef de gare s'était avancé vers lui et le salua :
— Ah I Monsieur Simonnet, voilà longtemps qu'on ne vous avait vu.
— Oui, j*ai dû m'absenter quelques jours.
— Pendant lesquels vous ne vous êtes guère reposé, j^en suis i)ien sûr.
— Moi, mon brave ami, quand je me reposerd, c'est que je serai OHMt. les affaires dont je m'occupe, c'est comme un engrenage. Ursqu'on y a mis le doigt, on n'en sort plus, liais, je ne me , plains pas. t
— D'autant qu'il parait qn^elles rapportent gros, ajouta le chef de gare d'un air entendu.
— Oh 1 il y a bien du déchet, objecta Simonnet.
U suivait, tout en pariant, l'homme d'équipe qui s'était chargé de sa valise. A la sortie, il remit son billet au chef de gare, lui , serra la main et se dirigea vers une Victoria de louage qui l'attendait pour le conduire chez lui, à l'extrémité de la commune.
— Ma fille n'est donc pas là? demanda- t-il au cocher, d'un ton de désappointement.
-- Non, Monsieur. M"* Gilberte n'a pas voulu quitter sa grandiQère qui était indisposée. Ifaûs, ce n'est pas grave, elle m'a bien
664 KXPUTRICK
recommandé de vous le dire. Elle est restée par prudence, uniquement par prudence, aflSrma le cocher.
— Et je Tapprouye, reprit Simonnet en s'installant dans la Victoria. A l'âge de ma belle-mère, quatre-vingts ans le mois prochain, on a droit à toute la sollicitude des siens, surtout quand on est aveugle.
Un coup de fouet couvrit la fin de sa phrase. La voiture se mettait en route. Pendant environ cUx minutes, elle roula sur le grand chemin; puis, tournant à gauche, elle s'enfonça dans un sentier encaissé entre de hautes bordures formées de hues vives et coupées çà et \k par une double rangée de peupliers. La brise qui venait de se lever agitait les cimes poudreuses de ces arbres d'un mouvement moelleux comme un salut de femme. Le sentier qu'ils ombrageaient s'élargissiût en avançant vers son extrémité. Après l'avoir parcouru, la voiture déboucha dans une vallée étroite, dominée au fond par une colline boisée et à travers laquelle sont répandues quelques maisons, enfouies pour la plupart sous des bouquets de chênes dont leur toiture crève les feuillages.
L'une de ces maisons, adossée i la colline et de si près que celle-ci semble prolonger son jardin, présente une physionimiie plus imposante que ses voisines. Composée d*un seul corps de lo^, tout en longueur et n'ayant qu'un étage, elle attire l'attention par le développement de sa façade et la forme ogivale de ses croisées. Un clocheton couronne son faite, ce qui achève de lui donner un air de monastère. Le bâtiment, tel qu'il apparaît encore aujourd'hui, est d'ailleurs ce qui reste d'une abbaye qui existait en cet endroit avant la RévolutioD. A cette époque, un certain Simonnet en devint propriétaire. Natif de Vernon, il faissdt le commerce des biens nationaux. Il paya son achat en assignats, autant dire qu'il l'eut presque pour rien, circonstance qui le décida à y fixer sa résidence. C'est là qu'habitait maintenant son petit-fils, Luc Simonnet, et que vint s'arrêter la voiture qui était allée le chercher à la gare.
Au bruit des roues sur le gravier de l'allée qui, sous une voûte de tilleuls, conduit de la barrière à l'habitation, une silhouette de femme se dressa dans l'encadrement de la porte. C'était H'^* Gilberte Simonnet. Elle venait à la rencontre de son père. Du haut du perron, elle regarda s'avancer le modeste équipage, mais sans sourire, figée dans une attitude glaciale, comme si le retour du voyageur, après une longue absence, ne lui eût causé ni émotion ni plaisir.
Brune, mince et grande, la raideur voulue de sa taille qu'accusait la simplicité de sa robe grise, en alpaga, la gravité de son visage, l'éclat de ses cheveux noirs, la mélancolie qu'exprimaient ses yeux révélateurs cependant d'une âme ardente et passionnée, imprimaient
iXnATElGI 665
à toute sa personne cette allure hautaine qui décourage la familiarité. Il y avait de l'énigmatique dans cette vierge de vingt ans. Elle ne possédait pas la beauté parfûte, et néanmoins elle attirait. Nulle part, elle n'aurait passé inaperçue, liais elle n'éudt pas de celles qu'on juge au premier aboni. Pour l'apprécier, il fallait la connaître et, pour découvrir les trésors contenus en son cœur, se donner la peine de les chercher sous sa figure méditative. Ceux-là seuls qui savent lire dans les âmes pouvaient deviner qu'en celle-l& brûkit un foyer inextinguible et que le feu y couvait sous ia cendre. Accoutumé à la voir toujours ainsi et ne s'étant sans doute jamais demandé pourquoi elle ressemblait si peu à la plupart des jeunes fiUes de son âge, son père ne parut pas surpris d'être froidement reçu. Lui-même, conmie subissant le joug d'une habitude pareille, ne se prodigua pas en témoignages de tendresse et de satisfaction. Entre sa fille et lui, quand où elle avût fût quelques pas pour l'embrasser, ne se passa rien de plus que s'ils se fussent vus la veille. A un baiser qu'il donna du bout des lèvres et qu'elle rendit sans plus d'élan, se bornèrent les effusions du retour.
— Ta grand'mère a donc été malade? demanda- t-il, en gravissant d'un pas alourdi les trois degrés du perron.
— Malade, c'est beaucoup dire, répondit Gilberte qui marchait à son côté. Je m'étais d'abord inquiétée de la voir tout i coup tomber en syncope. Mais je me suis bientôt rassurée. Ce malaise était un effet de la chaleur que nous avons eue aujourd'hui. Le temps ayant fhilchi, le malaise s'est dissipé. Il n'y paraît plus maintenant. Vous allez vous en rendre compte. Grand-mère vous attend au salon.
— Gela se trouve bien, reprit Simonnet. J'ai à vous parler à elle et à toi.
Le salon était une vaste pièce voûtée où jadis les moines de l'abbaye prenaient leurs repas. L'épûsseur de ses murailles la rendait fraîche en été et chaude en hiver. Elle recevait la lumière du dehors par six hautes croisées cintrées, précédées d'embrasures assez vastes pour contenir un fauteuil. La vénérable M""* Regnard, belle-mère de Simonnet et grand-mère de Gilberte, était assise dans l'une d'elles, respirant par la fenêtre ouverte l'ak du jardm et le parfuai de ses fleurs.
Appuyée tonte droite au dossier de son siège, la tête haute et les mains sur les genoux, elle évoquait en cette attitude hiératique l'image de ces déesses que nous ont restituées les bas-reliefs de l'Egypte, du Mexique et de Tlnde. L'expression d'impassibilité de sa figure, qui semblât avoir perdu toute vie en même temps que les yeux s'étaient fermés à la lumière, rendait l'illusion d'autant
666 EXfU!IB16S
plus complète que les paupières^ abaissées dans une rigiâit6 de macU attestaient le caractère iaciurable de la cécité dont la vieille dame arait été frappée quelques années avant et qu'elle sup^rtait avec une résignation toute chrétienne. On Teùt véritablement prise pour un fentôme du passé fà le bonnet i rubans mauves» jet6 aor ses cheveux blancs et les dentelks jaunies de la robe noire en soie qui couvrait son corps amugri n'eussent modernisé soa visige quasî cadavérique, sillonné dans tous les sens de rides profondes. En entendant craquer le plancher sous les paa de son g^dre et de sa petite- fille» elle les reconnut. Ses traits se détendirent; elle rdeva plus haut la tète, comme A elle eût tenté de voir à travers ses paupières closes. D'une voix qui, par sa fermeté, témcHgpût de Ténergie intérieure qu'elle conservait en dépit des iniinnitéset de l'âge, elle interrogea :
— Est-ce vous, LucJ *
— C'est moi, belle-maman, répondit-il d'un ton à la fois obséquieux et jovial. J'ai appris avec regret que vous aviez été mal portante en mon absence.
— Aujourd'hui seulement, fit-elle avec vivacité, et encore, pendant deux heures tout au plus. Je vais maintenant à merveille.
— 11 m'a suffi de vous voir peur m'en convaincre. Vous n'elites jamais meilleure mine et si Gilberte ne, m'avait dit ce qui est arrivé, je ne m'en serais pas douté.
«^ Preuve que ce fut sans iasportanoe, continua l'afieule ; il a'; ^ • phis lieu d'en parler. Dites-m(tt plntôt si vous aves' fait un boa : voyage et si vous êtes satisfait de ivo& affaireaw
— Mon voyage a été excellent, répliqua Simonnet. 'Quant à mes alfoires, voua comprencfres d'un mot que .jernie félicite de la loainure qu'elles ont prise. J'ai trouvé un mari pour votre petite^fiUe."
Il s'asseyait en face de M*^ Regoard, attendant des éloges en réoompense de la bonne nouvelle qu'il venait d'annoncer.
— Un mari pour Gilberte! s'écria la grand-rmère plus étonnée que mécontente de l'événement qu'elle apprenait à l'improviste.
— Oui, un mari pour elle, et pas le premier venu^ comme vous aUes le voir. Un gentilhomme, un marquis, ma chère, continuirt-il en s'adressant celte fois à Gilberte ; et jeune, et beau, un garçon charmant, quoi!... Eh bien, qu'en dis -tu 7
La jeune fille avait accueilli cette révélation inattendue avec indifférence et aussi froidement que s'il se fût agi non dfelle, mais d'une étrangère. La question finale de Simonnet ne la troubla pas davantage. Son étonnant sang-frmd se manifesta dans sa réponse.
— Que voulesf'vous que j'en dise? fit«^lle. Je ne connais pas le monsieur dont vous parlez.
lIMiTnCE 667
— Je te répète qu'il est diarmant, séduisant
— J'en serai conyainciie lorsque je Taurai jugé par moi-même. Ce ipà TOUS piait en lai est justement peot-ètre ce qui me déplaira et me le fera repousser.
— Le repousser I s'écria Simonnet aux joues duquel la stupéfaction fit monter un flot de sang. Repousser un homme honorable, <[ue je t'ai oboiei moi-même?
-— Cest à moi àe choisir mon marit obsenra Gilberte sans se départir de son cahne. Je ne laisserai ce scmu à personne. Use peut que y otre marquis me convienne et me plaise. Mais je ne te saurai qu'après ravoir vu. S'il est tel que vous te dépeigneE, il peut aisémeot trouver mieux qu'une fille oomme moi, et, d'instinct, sa recherche me met en défiance.
— Une fille comme toi I Ne dirait-on pas que tu es un laideron? Apprends donc à te rendre justice. Sans être jolie, jolie, tu as de la gilboe, du charme et des quafités morales, ce qui ne gale rien.
— Ce n'est pas pour mes qualités que ce monneur songe à m'épooser, poursuivit Gilberte, ni pour ce que voue appelez ma grfice et mon charme puisqu'il les ignore et ne me connaît pas plus que je ne le connais.
— Tu oublies que tu as une belle dot.
— C'est donc pour mon argent qu'il me veut.
La logique de ce raisonnement mit te oombte à F irritation de JSoMHmet. Il se leva furibond, faisant effort pour ne pas éclater, laissant tomt)er de ses lèvres contractées des gronderies, des récrimi nations, des reproches qu'il clouronna par ces mots :
— Décarcassez -vous donc pour les enfants, trimez pour assurer leur bonheur, dévouez-vous, voilà la récompense.
Il se retournait vers Taïeute, oubliant qu'eHe ne poovait te voir et voulant la prendre à témom de fat légitimité de sa colère. Gteitrée dans ses ténèbres, elle resta eitendeuse, soit qu'elle craignît d'envenimer te débat en s'y mêlant, soit qu'elle préférât laisser sa petite-fille se défendre eeule. Quant à celle-ci, en entendant son père proftrer contre elle une accusation d'ingratitude, elle avait îaAt un pas en avant, une réponse à la bouche, réponse foudroyante ssaxB doute, & en juger par la flamme qui brilla dans ses yeux comme un éclair. Hais l'indignation et la révolte auxquelles eHe avait cédé s'apaisèrent avant de se trahir par la parote, grâce à un effort desa votenté. Ce qu'elle allait dire ne fut pas dit. Les mots <pi'dle prononça coupèrent court à cette scène de famille au moment où elle menaçait de tourner à la violœce.
— Gomprenez-*moi bien, mon pèie, fiirelle, et ne prenez pas pour "QU refiuB de vous obéir ce qui n'est que l'exercice du droit te plus