ACTE II, SCENE V
Que par ses doux conseils mon cœur s'est conveiti.
\jv bruit , les violons étouffent les murmures ;
Et mon luxe , et l'éclat des flambeaux , des parures ,
En rayonnant aux yeux , font sur n\o\ rejaillir
Un lustre qu'autrement je ne puis rétablir.
La nuit passe : en égards il faut que l'p» s'acquitte ;
Au noble Amphitryon chacun doit sa visite :
L'étiquette du moins s'écrit chez le portier ;
Mais mon bal attirant n'était que le premier ;
Mon Alcmène a des soirs, où vingt jeunes coquettes
Viennent à coups de bec éplucher leurs toilettes :
Nous rendons soins pour soins très -ponctuellement,
Et l'estime pour moi retrouve un fondement.
Ma maison, rendez-vous des arts et du génie,
Me grossit une cour de bonne compagnie.
De Laure et de Norville on cite d'heureux traits :
La toile et les ciseaux nous vendent nos portraits :
Et madrigaux, chansons, à nos anniversaires,
Consacrent nos vertus en refrains nécessaires.
Alors, bornant mon cercle, où je prends le ton liaut,
Les seuls gens que je vois sont les gens comme il faut :
Ceux qui me méprisaient briguent l'honneur d'en être.
Les difficultueux , qui prétendaient peut-être
Garder de leur dédain l'opiniâtre orgueil ,
Titrés de singuliers , et vus de mauvais œil ,
Eux-mêmes on les laisse , et leur vain ridicule
Du blâme à leur courage attire 1^ férule.
Voilà comme à la ville, où triomphent mes mœurs ,
L'industrie et le front maintiennent les honneurs.
PRCID'HOMftlJi.
Ce que c'est que le monde ! oui , tout y cède au faste : En voilà le tableau... vous êtes rhéophrasto.
4o LE CORRUPTEUR,
Et votre esprit... On vient : oh , diantre ! c'est Florval, Et ce premier assaut peut vous être fatal.