‹ Le corrupteurChapitre 55 sur 115 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les mêmes ; FLORVAL.

NORVILLE.

C'est toi, cher camarade !...

FLORVA.L.

Oui, moi, monsieur.

WORVILLE.

De grâce.

Avant que d'écouter souffre que je t'embrasse !

FLORVAL.

Quel lieu cache ma sœur? Au plus tôt répondez.

WORVILLE.

Les procès entre amis sont bientôt décidés. Lorsqu'ils veulent ensemble éclaircir un mystère, Ils ne commencent pas , Florval , par la colère. Si l'on s'aime de cœur , on n'a point de débats : Si l'on est ennemis, on ^'entend sans éclats.

FLO RVAL.

Eh bien! sans bruit, monsieur, nous devons nous^ entendre,

Le ravisseur de Laure ici n'a droit d'attendre

Nulle explication où règne l'amitié.

Dans mon honneur par vous je suis injurié;

J'en veux raison.

NORVILLE.

Je suis homme à te satisfaire :

Toi, d'abord, tu prétends être mon adversaire;

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