‹ Le corrupteurChapitre 69 sur 115 · ACTE III, SCENE VII. Sq · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VII. Sq

J'en demande pardon au comte de Norville, C'est en amusemens avoir le goût facile, En montrer la manie, et pour vous en guérir J'ignore quel outrage il nous reste à souffrir.

MADAME DE GERCUEIL.

De la légèreté je n'ai que l'apparence ,

Mon ami ; grondez moins , prouvez quelque indulgence.

Je querellais le comte ; il ressent son erreur :

A nos grands démêlés n'ajoutez plus d'aigreur.

En se justifiant son esprit m'a fait rire :

Il implore un pardon , le mal est fait, que dire?

Donnons -lui ma cousine; une fois son mari.

Par vos graves sermons et par l'âge mûri...

GERCUEIL.

Contre monsieur tantôt votre voix m'encourage , Et pour lui maintenant parle de mariage !

Mon intérêt , je crois , à ce qu'il soit époux

N'a rien que d'innocent : vous en offensez - vous ?

GERCUEIL, séveremen t.

J'avais contre ce nœud plus d'une raison forte ; Mais en certain paquet que le courrier m'apporte , J'en reçois d'un navire une qui prévaudra. Laissez -nous en parler, et monsieur s'instruira.

(Madame de Gercueil se retire.)

Page 1