‹ Le corrupteurChapitre 89 sur 115 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LAURE, FLORVAL, monsieur et madame de GERCUEIL, ANGELARD, madame de MELCOUR.

MADAME DE MELCOUR.

Laure , vous poussez loin votre indignation ; Et la vertu n'est pas l'exagération.

MADAME DE GERCVIEIL , à SOfl mari.

Entre le comte et nous monsieur le digne arbitre , En sa faveur pourquoi vous dessaisir d'un titre ?

GERCEUIL, vivement.

Nos procès finissant, tout acte est superflu.

MADAME DE GERCUEIL, vivemeUt.

Vour deviez tout garder tant que rien n'est conclu.

GERCEUIL, vivement.

Mais vous , qui follement faites des remontrances , Avez -vous entendu les justes différences Que Norville trouvait dans l'air et le maintien Des dames qu'il courtise et des femmes de bien ?

MADAME DE MELCOUR, Cl Florvul.

Vous, n'est- il pas honteux, en joueur que vous êtes, D'avoir fait à Norville un emprunt pour vos dettes?

GERCUEIL, vivement.

Dans la famille ainsi nous privant d'un appui , Par ton amour du jeu tu te livres à lui.

FLORVAL, vivement.

Que diantre ! arrangez -vous , et cessons les querelles.

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