ACTE IV, SCENE IX. 8y
MADAME DE MELCOUR.
Laure , nous vous devons ces discordes cruelles :
Vous seule en êtes cause , et vous les prolongez.
Quittez votre scrupule et vos sots préjugés.
Quand on veut refuser un pareil mariage
On ne se laisse pas enlever à votre âge.
D'ailleurs qu'espérez - vous de mieux qu'un tel amant ?
CERCUEIL
C'est un seigneur très - riche.. .
ANGELARD.
Un garçon doux , charmant.
CERCUEIL
Homme d'honneur.
MADAME DE CERCUEIL
Prends -le : c'est un parti sortable.
LAURE
Je ne prendrai jamais un mari méprisable.
MADAME DE MELCOUR.
Les filles , les voilà ! toujours quelques raisons
Leur servent de prétexte à faire des façons :
L'un est laid , l'autre vieux ; tel autre gauche ou triste.
Norville est sans défaut , et la sotte résiste !
a Ces péronnelles - là n'ont d'inclinations
» Que pour les amoureux à grandes passions :
» Celui-ci l'idolâtre; et le rebutant seule,
» Quand il nous charme tous , elle fait la bégueule. »
gerctjeiij^ à Laure.
Fort bien! replongez -nous dans tous nos embarras.
MADAME DE CERCUEIL
Epouse , ou tu meurs fille.
Qo LE CORRUPTEUR,