‹ Le Coryza DiphthériqueChapitre 40 sur 50 · AUS PE RS · texte numérisé non relu

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matsleur persistance dansl'écoulement nasal fera faire un diagnostic rétrospectif, car le coryza diphtérique accompagne et suit souvent l’angine. Dans une statistique de 24 cas, sept fois le mucus des fosses nasales étaitet resta fertile, et il s'agissait de cas bénins.

Dans des cas semblables, c'est la bactériologie seule qui pourra trancher Îe diagnostic : tubes de sérum, étuve à 37-380, microscope, tel est le matériel indispensable.

Se rappeler toujours qu'un résultat positif lèvera tous les doutes, qu'un résultat négatif sera, au contraire, une indication de recommencer plusieurs fois la culture, car 1l y a des cas où 1l est prudent de ne pas se fier au hasard d'un premier ensemencement. Tel un malade de Glatard oùtantôtontrouve le Lœffler, tantôt on constate sa disparition.

17 décembre et 21 février, culture positive.

19 mars, culture négative.

2 avril, culture de nouveau positive.

Ces contradictions et ces bizarreries des cultures, plusieurs fois répétées chez un même individu, s'expliquent par la difficulté d'accès des cavités accessoires des fosses nasales, qui servent d'asile et d’abri au bacille de Lœæffler.

Se rappeler de même que chaque fosse nasale devra avoir son ensemencement spécial, puisque, très souvent, l'affection est unilatérale.

De sorte, qu'à l'aide de l’étuve et du microscope et de quelques colorants, il sera toujours facile de trancher un diagnostic, impossible sans ces moyens et

aussi de confirmer l'exactitude d'un diagnostic cliniquement établi.

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