DÉFINITION
Y a-t-il diphtérie nasale toutes les fois que les cavités nasales renferment du bacille de Loeffler? . .. Non, car ce serait dire qu'il y a pneumonie toutes les fois que les crachats ou la salive contiennent du paeumocoque ; tuberculose, toutes les fois qu'on y rencontre le bacille de Koch.
Le plus ou moins de virulence de ce bacille, si la pituitaire est saine et s'il nya pas cœxistence de corvza ou de fausses membranes, ne doit pas davantage faire prononcer le mot de diphtérie.
Par contre, si nous disions que pour qu'il y ait diphtérie nasale, il faut qu'il y ait des fausses membranes, nous serions trop exclusif, car combien nom-
LRPORCES breux sont lés cas où leur présence nous échappe : il suffit qu’elles soient cantonnées dans le cavum naso-pharyngien ou dans les sinus, pour que nous ne les soupçonnions même pas.
Pour ces raisons, nous croyons qu'il est juste de dire que pour qu'il y ait diphtérie nasale, il faut que l'on constate:
a) du coryza, b) des bacilles de Lœæfflér, dansl’écoulement nasal.
Ce sont là,les deux éléments primordiaux et indispensables. dans ia plupart des cas. La présence des membranes est souvent inconstante. Du reste, leur constation,sans celle du bacille de Lœæffler ne saurait avoir de réelle valeur, puisque beaucoup d'autres micro-organismes peuvent en produire. Il peut arriver cependant que l’on constate la coexistence de bacilles et de pseudo-membranes sans coryza apparent. Il y a également diphtérie nasale, dans ce cas, car,suivant Gerber et Podack,(Uber die Beziehungen der sogenannten primoeren rhinitis fibrinosa und des sogen pseudo-diphteriebacillus zenn Klebs- Loœfller Loœffler'schen diphteriebacillus. Deutsche Archiv. Klinische für Medicini 1895 Band XXV heft, ret3),quand dansle nez oula gorge on rencontre à la fois du bacille et des fausses menbranes, on est en droit de conclure à la diphtérie. C'est pourquoi, nous devons étudier aussi ce troisième élément, quiest
c) la fausse membrane dipthérique
te
AT -LCORYZA
Quelquefois simplement un peu hyperhémiée « la membrane de Schneider peut être congestionnée et tuméfiée à un degré souvent extrême : les glandes nombreuses de la région sécrètent alors un liquide séreux ou séro-purulent, qui s'étale sur la surface turgide et rouge de la muqueuse pituitaire. »
Sous l'influence de l'exsudat pseudo-membraneux, la muqueuse peut apparaître ( saignante et dépolie, dépourvue de son révêtement épithélial » : l'écoulement change alors aspect pour devenir séro-sanguinolent ou purulo-sanguinolent.