‹ Le Coryza DiphthériqueChapitre 8 sur 50 · HOMO ETES · texte numérisé non relu

HOMO ETES

diphtérie, gardant leGram et poussant en 15 à 20 h.à 35 ou 370 sur sérum solidifié.

G. — La PsEUDO-MEMBRANE DIPHTÉRIQUE.

Macroscopiquement, elle a,au début, l'aspect d’un enduit discontinu « mince, givreux, efflorescent, siégeant, tout d’abord, le plus souvent dans Îles régions postérieures, sur la paroi externe des cavités nasales ou sur la cloison, qui s’épaissit peu à peu », puis se fusionne en larges nappes, jusqu'à former « un revétement continu qui occupe toute la superficie de la pituitaire ».

Sa couleur « est blanchâtre, tirant sur le gris, de teinte non uniforme d’ailleurs, brune par endroits et striée de sang ».

Parfois, peu adhérente au plan muqueux sousjacent, elle se détache en « larges lambeaux membraneux qui reproduisent quelquefois en une seule pièce le moulage exact de la cavité qu'ils occupaient, plus souvent l’adhérence de l'exsudat est intime : Îles membranes sont friables, la pince n'arrive à les détacher que par petits fragments et cette opération détermine des hémorrhagies punctiformes souvent très abondantes ».

Elle se reproduit avec autant de rapidité dans le nez que dans la gorge.

Macroscopiquement, la fausse membrane nasale ne diffère pas de la fausse membrane gutturale, par exemple.

Trame fibrineuse dont les différents faisceaux

te forment des mailles où l’on trouve des cellules de pus, des leucocytes, quelques hématies, des cellules épithéliales ayant subi la nécrose de coagulation de Weigert et se présentant sous la forme de « masses réfringentes à prolongements multiples et ramifiés en bois de cerf (Wagner) » et des bacilles de Loœæffler. Tout ceci nous montre que la pseudo-membrane diphtérique ne présente rien de bien spécial dans cette région.

S IL. — ÉTIOLOGIE

D'après Garnier, cité par Archambault (Art. croup, in dictionnaire des Sciences Médicales de De Chambre et Lereboullet), sur 95 diphtériques, on en rencontre 39 qui présentent du coryza, soit 41 0/0. D'après M. le Dr Glatard, qui a fait des recherches particulières sur ce point, ce serait 42,9 o/o qu'il faudrait admettre. Ces deux statistiques sont donc à à peu près concordantes. Quant à la diphtérie purement nasale, sa fréquence est suffisamment démontrée par les 200 observations remontant à moins de dix ans que ce dernier auteur a pu réunir.

Quelles sont donc les causes de la fréquence ainsi mise en évidence par les chiffres du coryza diphtérique, en général ?

19 Une cause directe, qui est la contagion.

20 Des causes indirectes, qui peuvent se subdiviser en :

a) Causes prédisposantes.

b) Causes occasionnelles.

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