‹ Le cosmopolitisme du Prince de LigneChapitre 107 sur 130 · Lettres sur les Spectacles, ouvr. cité, p · texte numérisé non relu

Lettres sur les Spectacles, ouvr. cité, p

France, séjourné à Hambourg, Dresde, Vienne et Copenhague, étudié l’œuvre de l'Italien Calzabigi.

Vienne resta insensible à son talent. En Allemagne, malgré un succès d'ensemble, il trouva des critiques amers comme Forkel, et si une voix l’élève pour le louer d’avoir préféré les « Muses aux Sirènes » c’est celle de ce Français d'esprit, Wieland.

De bonne heure, Gluck avait compris que la scène française était plus propre à réaliser son idéal qu'aucune autre, et il vit dans le triomphe qu’il remporta à Paris la consécration de son effort pour donner la prédominance à l’action scénique sur la mélodie pure. Ses tentatives de rénovation étaient dirigées, non contre la musique française, mais contre la mode italienne qui l’avait dénaturée.

En effet, Gluck s’était émancipé des méthodes italiennes en s'appuyant sur Rameau, le maître de Haydn, Mozart et Beethoven. L'orchestration moderne, l’union de la musique et de la poésie, furent l’œuvre de ces deux musiciens français : Rameau et Lulli. Quant au caractère de la musique de Gluck, le voici estimé par un contemporain; Meister fait parler ainsi un Picciniste : « La musique de Gluck est de la musique française ».

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