‹ Le cosmopolitisme du Prince de LigneChapitre 111 sur 130 · TITI LE MIROIR DE LIGNE · texte numérisé non relu

TITI LE MIROIR DE LIGNE

Les jardins, pour le Prince, sont les visages des nations; ils trahissent la paresse des Turcs, la bizarrerie des Anglais, et l'incohérence des Chinois. Ils révèlent de même le véritable caractère de leur possesseur. Nous n’aurons donc nulle peine à croire que le parc de Belœil fut le miroir de Ligne.

Tel il le conçut, et tel nous le voyons aujourd’hui, à l’exception de ces bâtiments légers que le temps bientôt détruisit et de quelques autres; imaginés en coup de vent, jamais exécutés.

Ces jardins donnent la mesure de la pensée de Charles- Joseph, et de la proportion dans laquelle s’allient chez lui le respect ou le goût de la tradition avec celui de la nouveauté, avec la conscience de désirs plus modernes.

Qui jetterait sur Belœil un regard rapide conserverait le souvenir d’un jardin français aux grandes lignes simples; de la façade principale du château, s'étend d’abord le rectangle

. allongé de la pièce d’eau que la hauteur des charmes alignés

sur chaque bord fait plus vaste. À l'extrémité de l'étang, où l'œil distingue à peine un fossé qui sépare en réalité le parc

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