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DEFINITION DU SCEAU

SA RAISON d'Être — ses différents noms

l'oRiGiNE du sceau remonte à la' plus haute antiquité. Les textes bibliques en constatent déjà l'usage. L'Egypte des Pharaons nous a transmis des papyrus portant des traces évidentes de sceau. Les Grecs et, après eux, les Romains donnèrent aux contrats la double consécration de leur signature et de leur anneau, et nous retrouvons ce double usage' encore observé par les Carolingiens.

De ces deux éléments d'authenticité, le moyen âge n'a conservé généralement que le sceau. Bien peu de personnes, en effet, en dehors des gens d'église ou de robe, savaient alors écrire, et le soin de signer laissé à la main du rédacteur de l'acte n'offrait plus qu'une garantie tout à fait illusoire. Aussi dut-on de bonne heure attribuer complètement au sceau l'autorité qu'il avait jusque-là partagée avec la signature. Voulait-on attester la véracité d'un acte écrit, assurer sa validité, on le scellait, on le munissait d'un sceau.

La reproduction en cire ou en métal d'un objet propre et spécial à celui qui s'en sert, fixée à un acte pour l'authentiquer, est ce qu'on appelle un sceau. La personnalité et la permanence, c'est-à-dire l'usage répété, voilà ses caractères essentiels.

Cet objet qui doit donner l'empreinte, ce type générateur du sceau consiste d'ordinaire en une matrice fabriquée pour cette unique fonction; quelquefois on a pris une pierre gravée, plus rarement une pierre précieuse. La matrice comporte presque toujours une inscription , une légende expliquant dès le premier mot sa raison d'être, son but ; le nom et les qualités de son possesseur viennent ensuite.

Les premières matrices ont été des anneaux ; de là, le plus ancien nom des sceaux, annulus. On les a ensuite successivement appelés : bulle, signum, sigillum, seel, scel, seiel, saiau, sceau.

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