‹ Le Costume au Moyen âge d'après les sceauxChapitre 45 sur 97 · H A B I L I. EM F. NT C H F. VA L F R F SQ 11 E · texte numérisé non relu

H A B I L I. EM F. NT C H F. VA L F R F SQ 11 E

l'on rencontre sur les sceaux, dès i223, 1224, i235, des troussequins fascés de l'air ^ ou bien à la croix cantonnée de sei^e nierions, ou portant u)i vairé.

Philippe d'Alsiicc. comte de Flandre. 1 170.

ii-O'

Fig. 208.

Pierre de Co'.irtcnay, iiSj,

c"est-à-dire aux armes de Coiicy, de Montmorency ou de Giiines. Les quartiers, presque toujours arrondis, reproduisent quelquefois dans leur broderie les pièces héraldiques du personna<^e ; ils sont brodes d'aunclets

Fig. 209.

îiiudouin. comte de Guines. 12;^.^.

Fig. 210.

Robert de Pissv. i23o.

sur le sceau de Robert de Pissy, i23o. Le poitrail quitte ses franges à boule et se couvre en revanche d'un dessin frettë ou de clous à tète; dans le type de Robert de Braine, le poitrail porte le blason de la famille : un échiqiieté. De plus, on remarque certaines selles où le poitrail, au lieu de s'attacher à l'arçon-

nière de devant, vient passer derrière le troussequin, enfermant ainsi dans une sangle horizontale toute la selle et le cheval. Ce poitrail particulier se remarque sur les sceaux de Gaucher de Joigny, en 121 1, du fils

Fie. 211. — Robert de Braine. 121 5.

de Philippe- Auguste, en 12 14, de Henri, comte de Grandpré, en 12 17. Tandis que les arçonnières vont en s'agrandissant, les quartiers suivent une marche inverse. Vers le milieu du treizième siècle, ils n'occu-

<zy-

Fig. 212. — Henri, comte de Grandpré, 1217.

pent plus sur le cheval qu'une très petite place, de sorte qu'à cette époque la selle, envahie par la housse d'une part, cachée de l'autre sous les plis de la cotte d'armes, ne montre plus que le troussequin, souvent armorié, et une partie des sangles superposées ou

HABILLEMENT CHEVALERESQUE

croisées. Quant à rétrier, il est resté triangulaire et

Fig. 2i3. — Gui Je Lusigiian, 1287.

Fig. 214. — Louis,

comte de \evers.

Fig. 21 5. — Cliarles,

diiuphin de Viennois,

suspendu comme il a été dit, par une étrivière en cuir ou en chaînette.

Au quatorzième siècle, les arçonnières prennent encore de Tampleur ; le troussequin, se contournant davantage à mesure qu'il s'exhausse, emboîte de plus en plus le cavalier; on Téchancre sur les cotés pour lui donner un peu d'élégance. Le poitrail porte à son milieu un écusson au.\ armes du personnage.

Après i35o, la transformation qui s'opère dans Tarmure atteint la selle d'armes ; il faut qu'elle concoure aussi à la défense de Thomme de guerre. On la revêt de plaques d'acier ; le pommeau s'évase pour protéger la cuisse, ses plaques s'arrondissent et embrassent le devant de ce membre comme si elles allaient rejoindre le troussequin ; les selles d'armes de

Jean I"'', duc de Lorraine, de Jean-sans-Peur, de Philippe le Bon sont bardées de cette façon. Chez les

l'ig. 216. — Jean l"', duc de Lorraine, l'iôj.

derniers ducs de Bourgogne, les quartiers, fort petits et en demi-cercle, sont découpés en feston; au milieu du poitriiil figure Técusson de Flandre.

Les pommeaux à plaques d'acier, à plates, affectent différentes formes, comme ils varient dans leur dimension. Celui de Charles, duc d'Orléans, en 1444, a les

l'ig. 217. Fig. 218.

("Jiarles. duc d'Orlcans. Cluulc? l"', duc de Bourbon, 1-1 II- 1454-

l'ig. 2 19.

Gui de Laval,

bords échancrés. Il est en fer à cheval, orne de clous et garni d'anneaux sur le sceau de Charles r', duc de Bourbon, en 1454, et il défend non seulement la cuisse, mais encore le genou et le haut de la jambe. Le pommeau de selle de Gui de Laval, en 149^, est très

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