ig
D'après le scoau
de Louis.
duc d'Orlcans,
l'ig. 221. — Antoine,
comte de rauquembcrgue.
élevé et coupé carrément ; celui de Louis, duc d'Orléans, en 1485, couvre entièrement le ventre du
cavalier ; il en est de
même dans les types
des archiducs d'Autriche.
Nous donnons ici Tétrier
exceptionnel d'Antoine,
comte de Fauquember-
gue, en i5i5.
Les sceaux viennent
de nous faire connaître la selle d'armes dans son ensemble, dans sa disposition générale. Leur petite dimension a empêché le graveur d'aller plus loin. Mais on ne sera peut-être pas fâché de connaître les détails de son ornementation, qui dépasse au quatorzième siècle tout ce que pourraient rêver les plus habiles selliers de nos jours.
On lit dans le compte fourni à Raoul, comte d'Eu, connétable de France, par GelTroy le Breton, sellier du roi (i336-i33gi :
« Pour Monseigneur, une selle de coursier à parer : les arçonnières devant et derrière de pillevilles d'argent férus en tas en manière de tuyaux, et sur les carrefours des dictes pillevilles, chastons ; et ou millieu des dictes arçonnières, un dieu d'amours vestu de drap de soie, après le vif, les mains et la teste d'yvuire, et les ailles d'orfaverie, et tient un rouleau d'esmail, assis sui" une terrasse de vclucl ; et à cliascun costé
du dieu d'amours, à l'un un bergier et à l'autre une bergière, vestus de drap de soye, les testes et les mains d'yvuire , et sur la dicte terrasse , moutons d'yvuire qui paissent, et de lez la bergière, un chien d'yvuire ; et la terrasse estincele au miex que en peut après le vif... xlv' p. »
Prenons dans le même compte un objet décoratif plus en rapport avec le métier des armes :
« Pour Monseigneur, une selle de guerre à parer: les arçonnières devant et derrière, un pieu ou millieu d'or soudé et ou millieu un chevalier armé, toute la haubergerie d'argent, vestu d'un tunicle de ses armes, les grèves et les rondelles d'orfaverie et l'espée d'argent ; et aus deus costez, le champ de veluel vermeil lozengic d'or et de feueilles ; et une terrée en l'arçon derrière de veluel vert, et deux dames d'yvuire dont Tune tient le tymbre Monseigneur et l'autre un penoncel d'argent esmaillié, et ou millieu un chevalier armé qui tient un cscu d'argent esmaillié des armes de Monseigneur, xl' p. »
HABILLEMENT CHEVALERESQUE 179