‹ Le Costume au Moyen âge d'après les sceauxChapitre 85 sur 97 · I.A VIKR(ÎE ET LES SAINTS · texte numérisé non relu

I.A VIKR(ÎE ET LES SAINTS

de Phalampin, en i5i5, nous offrent saint Christophe debout, nimbé, en costume philosophique, appuyé sur un bâton ou pkitôt sur un arbre, traversant un torrent, portant le Christ sur son bras ou sur son épaule. Sainte Claire d'Assise. — La mère des relimeuses de Saint-François, debout, en costume monacal, entre deux chandeliers, tenant une palme, se voit au sceau de Tabbaye de Sainte -Claire de Clermont- Ferrand, en 1403; — ou bien, tenant un livre des deux mains, elle s'adresse à une religieuse agenouillée, comme au W.

sceau de Tabbaye de Notre-Dame de u Longchamps, en 1423. "^

Fig. 4S9.

Le type des Clarisses de Gand, au D'après le sceau des

Clarisses de Gand,

quatorzième siècle, représente la sainte, xiv= siècle.

nimbée, en abbesse, entre deux religieuses, bénissant la table où les pains se trouvèrent marqués d'une croix.

S. Clément, pape. — On remarque sur le sceau de Pierre Bertrand, cardinal du ^j\>>^\wi.j titre de Saint -Clément, en 1341, un per- Fig. 490- sonnage coifî^ d'une tiare conique, revêtu

D'après le sceau

^^ du costume sacerdotal, tenant une ancre,

Pierre Bertrand.

cardinal du titre ij^nissant, accosté de huit petits person-

de St-Clément, ^ '■

i:'4i. nages. C'est saint Clément, pape et martyr, qui fut jeté à la mer avec une ancre au cou.

Saint Clément, évèque de Metz. — ■ Il figure en compagnie de saint Etienne sur un sceau de la ville

de Metz, au quatorzième siècle. Mitre, nimbé, crosse, vêtu de la chasuble et de la dalmatique , il tient un dragon enchaîné.

Sainte Clotilde. — Le chambrier de l'abbaye de Sainte-Geneviève, en 1269, a pris pour sujet de sceau sainte Clotilde dans l'habillement royal, assise sur un

Fig. 491. — D'après le sceau de Metz, XIV" siècle.

Fig. 492. — D'après le sceau du chapitre de Saint-Cloud, 1324.

trône d'architecture à dossier, couronnée, nimbée, en chape, tenant un sceptre fleuronné. Derrière le siège se trouve l'inscription : sancta clothildis.

S. Cloud. — • Debout, tète nue, en costume sacerdotal, élevant les mains, le saint figure officiant à l'autel, sur le sceau du chapitre de Saint-Cloud, en 1224.

S. Corneille. — Un contre-sceau de l'abbaye de Saint-Corneille de Compiègne, en 1284, représente ce

LA VIERGE ET LES SAINTS

pape coiffé crunc tiare pointue, couvert de la chasuble, élevant la croix du triomphe, accompagné de saint Cyprien ; celuici, mitre et crosse.

S. Crépin et S. Crépinien. — Saint Crépin se voit seul, en buste, de profil, tète nue, au sceau d'Alboin, abbé de Saint -Crépin -le - Grand de Soissons, en i235. Saint Crépin et saint Crépinien, debout, tètes nues , se faisant vis-à-vis , dans le costume philosophique , tenant chacun une palme, sont représentés sur le sceau de l'abbaye de Saint-Crépin-le-Grand de Soissons, en 1202. Dans un autre type de la même abbaye, en i235, une unique palme, sur laquelle ils portent chacun la main, sépare les deux saints.

S. Cyprien. — ■ Voy. S. Corneille.

Fig. 494. S. Cyr. — ■ Le saint martyr, que le

le conue-sceau chapitrc de Nevci's reconnaissait pour son

abbesse^' patron, était fils de sainte Julitte, issue de

de Saint- Cvr 1 ti r 1 ' 11

de Berchcrës. race royalc. lis turent plonges ensemble dans une chaudière entourée de flammes. Le contre-sceau d'Ameline, abbesse de Saint-Cyr de Berchères, en 1268, rappelle cet événement.

Le sceau de Guillaume Cornut, évèque de Nevers,

Fig. 4g3.

D'aprcs le sceau de l'abbaye

de Saint-Crcpin-le-Grand

de Soissons, 1235.

4i6 LE COSTUME D'APRES LES SCEAUX

en 1240, représente saint Cyr debout, tète nue, nimbé, tenant une palme.

Le type du chapitre de Saint-Cyr de Nevers, en i3i7, figure le saint à mi-corps, dans les flots, couronné, nimbé, revêtu du costume philosophique et tenant une palme.

S. Denis. — On doit s'attendre à rencontrer sur beaucoup de sceaux l'image de saint Denis TAréopagite. Ils le représentent en buste, debout, assis, en martyr décollé, portant sa tête ou son test dans les mains, visité par le Christ dans sa prison.

Les abbés de Saint-Denis, de 12 10 à 1460, ont pris pour contre-sceau le buste du saint patron, buste de face ou de profil, nimbé ou sans nimbe, mitre. Toutefois le contre-sceau de Fabbé Henri I" le figure barbu et tête nue. Dans les types de la prévôté de Saint-Denis, en i3g8 et i5o3, la tête du saint, mitrée et nimbée, est élevée par deux anges à genoux.

Le saint, assis, tête nue, en chasuble et pallium, crosse, tenant un livre, figure au sceau de Tabbaye de Saint -Denis, au douzième siècle. On le rencontre encore assis, en costume épiscopal, mitre, crosse, bénissant, sur le sceau du chapitre de Saint-Denis d'Issoudun, en i355.

Plusieurs sceaux représentent saint Denis debout, en costume épiscopal, tenant sa tête mitrée dans ses mains, le cou nimbé d'ordinaire. Nous citerons comme exemple les types suivants : les frères Mineurs de

LA xiKRCii-; !;r les saints

Saint-Denis, en I233; — les chambrerics des évêques de Paris, Guillaume, Louis de Beaumont, Jean V, en 1453, 1478, [496; — le chapitre d'Amiens, en [3o4 et 1408; — la prëv(ké de Tabbaye de Saint-Denis, en 1287 et 1398, où le saint est accosté d'un clou de la Passion et d'une couronne; — Arras, en 1482, sous le nom de Franchise que lui imposa Louis XL

En 1203, dans le type du provincial des Récollets de Saint-Denis en France, le saint, décapité, tient sa tète mitrée d'une seule main, et sa crosse de la droite ; il est soutenu par deux anges. /^

Le saint, en costume sacerdotal et nimbé, /:>f tient seulement dans ses mains la partie du \N crâne que l'on appelle le test, sur les sceaux de l'abbaye de Montmartre, en 1216, 1239, 1280, — de Hugues, curé de Saint-Denis de Saint-Omer, en i322. DapiLic sceau

... . ^ d'Eudes, dovcn

Nous donnons ici le type d'Eudes, doyen de chiétieiité

, . , . . de Saint-Denis,

de chrétienté de Saint-Dems, en i233, dans 1333. lequel le saint évèque, décollé, élève sa tête, le crâne appuyé dans ses mains, le menton en l'air.

Un autre sceau du prieuré de Saint-Denis de la Châtre, en 1379, représente le saint dans sa prison, à genoux, mitre, les mains jointes, visité par le Christ.

S. Dominique. — Saint Dominique est toujours représenté tète nue, nimbé, en costume monacal. Il tient souvent le livre de la règle, ou bien le livre que lui donna saint Paul dans une vision. Quclquc-

4iS LE COSTUME D'APRES LES SCEAUX

fois il bénit, comme dans le type du sous-prieur des religieux dominicains de Bourges, en 1228. Ailleurs il paraît s'adresser à la Vierge, debout à côté de lui , comme sur les sceaux des frères prêcheurs de Douai, en 1275, et au dix-septième siècle. Serait-ce une allusion à l'apparition de la Vierge qui lui donna, dit-on, un chapelet ?

On le représente aussi debout, en scapulaire, tenant une croix processionnelle, un livre et une tige de lis. Le lis indique ici que le saint conserva sa virginité jusqu'à sa mort. C'est ainsi qu'il est figuré dans le type des frères prêcheurs de Saintes, au dix-septième siècle.

l>es sceaux n'omettent pas de mentionner sa dispute avec les Albigeois, alors que leur livre est consumé par les flammes, tandis qu'elles respectent le livre du saint. En haut, la main divine bénit cette scène, que l'on peut étudier sur les sceaux des prieurs des Dominicains de Douai, en 1273, 1872 et i3gg, — et des Dominicains de Montargis, en i38i.

Certains types représentent saint Dominique tenant une croix et un livre, ayant à ses pieds une prieure à genoux. Tels sont les sceaux des prieures de l'Abbiette de Lille, en 1276, 1384 et 1403. Sur le sceau du prieuré de Prouillan, en 1274, saint Dominique soutient la prieure, à genoux devant la Vierge assise et tenant l'enfant Jésus qui bénit.

Nous citerons encore le sceau des Dominicains de

LA VniR(}K l'.T I.ES SAINTS

Saint-Omer, en 1453, sur lequel le saint, assis, de profil, clans une chaière, devant un pupitre chargé d'un livre, lit ou commente devant une assemblée de moines. Enfin on le voit debout, en costume monacal, tenant un livre et appuyé sur un bâton, dans le type du recteur des Dominicains de Saint-Omer, au quatorzième siècle.

S. Donatien. — Le sceau du chapitre de Saint- Donatien de Bruges , au douzième siècle , représente le saint assis, sur un siège d'architecture, tète nue, en costume épiscopal, tenant sa crosse et bénissant.

S. Eleuthère. — ■ \^oy. S. Rustique.

Sainte Elisabeth. — Debout, nimbée, en couvrechef et en chape, la sainte fait l'aumône à deux pauvres, sur le sceau de Tabbaye de Sainte - Elisabeth du Quesnoy, en 1456.

Sur le sceau de Thopital de Sainte -Elisabeth de Valenciennes, en 1263, la sainte, nimbée, les jambes fléchies, le corps penché, coifi'ée d'un couvre-chef, tient au-dessus d'un vase le pied d'un pauvre, assis vis-à-vis d'elle. Le pauvre porte la main à sa tète, par le geste convenu d'aftliction. En haut, la main divine bénit sainte Elisabeth.

Au sceau de l'hôpital de Lille, en 1428, un second pauvre attend, debout, derrière celui dont la sainte

Fig. 496. — D'après le sceau

de l'hôpital de Sainte- Elisabeth

de A'alencieniies. 1263.

lave les pieds. Le type du même hôpital, en i385, offre au second plan trois assistants.

S. Éloi. — D'ordinaire, les sceaux représentent saint Eloi avec ses attributs réunis d'évêque et d'orfèvre, quelquefois en orfèvre seulement ou en évoque, ou encore exerçant le métier de maréchal.

Il figure revêtu seulement du costume épiscopal, dans le type de Nicolas de la Boissière, archidiacre de Noyon, en 1260. Debout, nimbé, mitre et crosse, il bénit saint Quentin, à genoux, qu'un bourreau va décapiter. — Des représentations de saint Eloi, avec ses doubles attributs, se remarquent au sceau du prieuré de Saint- Eloi de Paris, en 1390; il est à mi-corps, en évèque, et accosté de deux clous. — Au sceau de la ville de Dunkerque, en i328 et 1407, le saint, assis sur un pliant, mitre, dans le costume épiscopal, tient un livre et un marteau. — Dans le type de la nation de Picardie, en i3g8, il est debout, nimbé, tête nue, et tenant d'une main des tenailles, de l'autre un marteau, il frappe sur une enclume, devant un personnage mitre, debout devant lui.

Saint Eloi, assis dans une chaière, nimbé, mitre et crosse, bénit un personnage à genoux, accompagné d'un cheval, dans les types de Pierre de Chevry, prieur de Saint-Eloi de Paris, en i253, — des frères Mineurs de Noyon, en i3o3.

Le sceau du prieuré de Saint-Eloi de Paris, en 141 4, nous transporte dans le domaine de la légende. Saint

LA VIKRGK I-:T LES SAINTS 421

Éloi, assis de profil dans une chaière, coiffe d\in bonnet à virgule, tenant un marteau, ferre sur une enclume le pied qu'il vient de couper à un cheval ; celui-ci, placé vis-à-vis, attend qu'on rajuste sa jambe.

S. Émilion. — Un évoque debout, tête nue, crosse, sur champ fleurdelisé, repré- i-ig. 407.

, . 1 i-> 1 1 • 1 1 , D'apris le sceau

sente le saint du Bordekus dans le type ^a prieure

1 1 -n • .-) de Saint-Éloi, iiii.

de la ville qui porte son nom, en 1J02.

S. Etienne. — Le disciple du Christ doit à ses titres glorieux de premier diacre et de premier martyr d'avoir été choisi fréquemment pour patron, et d'avoir donné lieu, par conséquent, à une iconographie des plus variées. Les sceaux le représentent dans son triomj^he, en buste, à mi-corps, assis, debout ; dans son martyre, à genoux, seul sous une pluie de pierres, ou lapidé par un ou plusieurs bourreaux.

Dans ses bustes, saint Etienne, de face ou de profil, nimbé ou sans nimbe, est représenté tète nue, en costume de diacre. Ces deux caractères, la tête nue et la dalmatique, le suivront, au 'reste, dans toutes les reproductions.

Par une exception bien rare, le contre-sceau du chapitre de Châlons-sur-Marne, en 1446, le reproduit coiffé d'un bonnet à virgule, le bonnet du moyen âge, et le menton garni d'une barbe pointue.

Nous citerons, parmi les bustes, les contre-sceaux de Geoffroi, prieur de Saint -Nicolas, près Senlis,

en 1229, — du chapitre de Châlons- sur -Marne, en 1446.

Le buste est entouré de pierres dans le type de Jean de Menterolles, évêque de Meaux, en 1299.

Le sceau du chapitre de Meaux, en 1217, offre un remarquable spécimen d'un saint Etienne de face, à mi-corps.

On voit le saint diacre assis sur un siège à têtes de dragon, et la tête nue, nimbé, une tige fleuronnée à la main, sur le sceau du chapitre de Bourges, en 1 195.

Debout, nimbe et sans nimbe, dans son costume habituel, il tient un livre des deux mains, sur un sceau du chapitre d'Agde, en 1234.

— • Le saint tient une palme et un livre dans les types du chapitre d'Auxerre, en 1194 et 1277; — du chapitre de Châlons-sur-Marne, en 1317. — Il porte un livre et bénit, au sceau du chapitre de Saint-Etienne d'Agen, en 1217.

Un sceau de la ville de Metz, en 1604, représente le saint nimbé, tenant une palme et un vase rempli de pierres ; il est accompagné de saint Clément. — L'attribut des pierres trouve d'ordinaire sa place dans rintérieur du nimbe, comme sur le sceau de Laurent, évêque élu de Metz, en 1270. Dans le type d'Aleaune

Fig. 49^- D'après le sceau du chapitre de Meai 12 17.

LA VIERGE ET LES SAINTS 423

de Cuissy, cvèque de Meaux, en 1264, la main divine tient une couronne au-dessus de la tète du martyr, que saint Paul accompagne.

Sur le sceau du chapitre de Saint- Etienne de Troyes, en 1470, le saint debout, de profil, reçoit une petite église des mains d'un personnage agenouillé.

A genoux, priant, accablé sous une pluie de pierres, saint Etienne porte d'ordinaire ses regards vers le ciel, qu'il voit entr'ouvert : Ecce video cœlos apertos.

On peut consulter, à ce sujet, les contre-sceaux de Gui, archevêque de Bourges, en 1177, — de Raymond d'Auberoche, évêque de Périgueux, en 1285.

Quelquefois saint Etienne courbe la tète comme sur le contre-sceau de Pierre de Cuissy, évèque de Meaux, en i225. — Ailleurs, on voit seulement dans le champ deux mains armées de pierres, frappant le martyr, comme au sceau de Jean, archidiacre de xMelun, en i25o.

Si nous passons aux scènes complètes de lapidation, nous rencontrons le saint martyrisé par un, deux et trois bourreaux; dans ces compositions, presque toujours, la main d'en haut répand sur lui ses bénédictions.

Lorsqu'il n'y a qu'un seul bourreau, c'est ordinairement par derrière qu'il lapide le saint, comme au contre -sceau de Geoffroi, évèque de Chàlons-sur- Marne, en 1246.

Le type de la ville de Toul, en i3oo, nous offre

un saint Etienne lapidé par devant ; le martyr est coiffé d'un bonnet à virgule, comme dans Texemple déjà cité du chapitre de Châlons-sur-Marne, en 1446. Parmi les nombreuses images du saint entre deux bourreaux, on remarque celles qui se trouvent dans les types de Jacques de Clermont, doyen de Toul,

en 1291, — de la ville de Metz, en 1297, — du chapitre de Saint- Etienne de Caen, en ï379, où Faction est très mouvementée.

Sur le sceau de Vital Vaquier, prévôt de réglise de Toulouse,

Fis- 499- -U'api'" le sceau de Metz, .297. q^-^ j 280, IcS boUrreaUX

frappent le martyr par derrière, tandis que devant saint Etienne apparaît en haut le Christ à mi-corps, nimbé d\m nimbe crucifère et bénissant.

Une scène de lapidation plus complexe se voit au sceau de Bertrand de Tlsle, prévôt de l'église de Toulouse, en 1270. Trois bourreaux frappent saint Etienne par derrière, tandis qu'un personnage nimbé, en costume philosophique, debout devant lui, le bénit et l'encourage. En haut paraît le Seigneur, à mi-corps, dans une gloire, sous laquelle deux anges agitent des encensoirs.

Le sceau du chapitre de Saint-Étienne de Toulouse, en 1280, reproduit une composition analogue. Quatre

LA VIERGE ET LES SAINTS 425

bourreaux frappent le martyr par derrière ; en haut sort cFun nuage une tète nimbée, accompagnée d'un bras qui bénit.

S. EusTACHE. — Une légende fort contestée raconte que saint Eustache, chef de la milice sous Trajan, fut converti par Tapparltlon du Christ dans la ramure d'un cerf qu'il chassait. Les sceaux de deux cardinaux du titre de Salnt-Eustachc, Uberto de Sienne, en 1270, et Pierre de Colonna, en 1297, reproduisent ce récit. Le saint, nimbé, tète nue, en chape, ayant derrière lui son cheval, s'agenouille devant le buste du Christ, qui lui apparaît entre les bols d'un cerf.

S. EuTROPE. — On volt sur un sceau du prieur de Saint-Eutrope de Saintes, en i3oi, un personnage à genoux, mitre, en chasuble, les mains croisées sur la poitrine, frappé d'un coup de hache à la tète par un bourreau debout devant lui. C'est saint Eutrope, évèque de Saintes, apôtre de la Saintonge et martyr.

S. EuvERTE. — ■ La volonté de Dieu se manifesta, pendant l'élection de saint Euverte à l'évêché d'Orléans, par l'apparition d'une colombe qui descendit sur la tète du saint, le désignant ainsi au choix des assistants. Assis sur un siège à coussin, coiffé d'une mitre cornue, en vêtement épiscopal, crosse, tenant un livre et surmonté d'une colombe qui descend sur sa tète, tel est représenté le saint patron sur le sceau de l'abbaye de Saint -Euverte d'Orléans, au douzième siècle (fig. 448].

S. Evrard. — Les sceaux des abbés de Cysoing, Alard de Cuvillon, en iSyS, — Jean des Rumaux, en 1618, représentent saint Evrard debout, armé de toutes pièces, le bas de la cuirasse garni d'une jupe. 11 tient une épée et porte une petite église.

Sur les sceaux de la même abbaye, en i25o, 1286, c'est un chevalier du treizième siècle, le duc de Frioul, galopant, le grand heaume en tète, Tépée à la main.

S. EvROULT. — Le saint ligure, en 1274, sur le sceau de Tabbaye d'Ouche, dont il fut le fondateur. Assis dans une chaière, tête nue, nimbé, en vêtement sacerdotal et crosse, il tient une banderole avec ces mots : AUDiTE FiLii PRECEPTA MEA. Au coutre-sccau, le saint, debout, tête nue, en chasuble et crosse, parle à trois religieux, debout devant lui.

S. Faron. — Évêque de Meaux, au septième siècle, le saint figure à mi-corps, en chasuble, mitre, crosse, bénissant, sur le sceau de Tabbaye de Saint- P'aron de Meaux, en i32o.

S. Félix. — Voy. S. Andoche.

S. FiRMiN. — Les sceaux du chapitre d'Amiens, en 1328, 1334 et 1430, représentent le premier évêque d'Amiens debout, décollé, en costume sacerdotal, tenant dans ses deux mains sa tête mitrée; le tronçon du cou nimbé, dans le type le plus moderne. Sur le sceau de la nation de Picardie, en 1398, le saint, debout, de profil, décollé, tient des deux mains sa

LA VIKRGF. KT LES SAINTS 427

tète mitrée, au-dessus crun autel recouvert d'une draperie. Dans un autre type du chapitre d'Amiens, en 1269, saint Firmin est représenté assis, sur un pliant recouvert d'un paile, mitre, crosse, bénissant.

S. Florentin. — Le saint, debout^ en dalmatique^ tête nue, nimbé, tient une palme et un livre sur le sceau de l'abbaye de Saint-Florentin de Bonneval, en 1265; le contre-sceau le représente à mi -corps, émergeant des Ilots, et tenant son livre des deux mains.

S. François d'Assise. — Le fondateur de l'ordre des frères Mineurs est en orant, les mains élevées, debout, de face, tète nue, nimbé, revêtu du costume monacal, dans les types des vicaires généraux des frères Mineurs, Jean Guiesdebier, en 1455, — Olivier Maillart, en 1489.

Assis et tenant un livre, il semble frappé d'étonnement en apercevant au-dessus de sa tète un séraphin crucifié, sur le sceau des religieux franciscains de Gand, en 1275.

Debout, nimbé, tète nue, en costume monacal, il coupe les cheveux d'un personnage agenouillé^ sous la main divine qui bénit, dans le type de l'abbaye de Sainte-Claire, près Saint-Omer, en i322.

Le saint, nimbé, en habit de religieux et tenant un livre, s'agenouille devant la Vierge, qui foule aux pieds le dragon, dans le type du couvent du tiersordre d'Ypres, en 1004; — il parle à sainte Claire

sur le sceau des Clarisses d'Aix, au quatorzième siècle.

Mais les représentations les plus fréquentes du saint fondateur sont celles qui nous le montrent parlant aux oiseaux, tantôt seul, tantôt accompagnéj tenant presque toujours son livre.

Saint François, seul, est entouré d'oiseaux, dans les types du ministre des frères Mineurs d'Aquitaine, ^-^ en 1274, — des frères Mineurs de Beau-

.^)^M) vais, en i3o3. — Sur le sceau du gar- '^' iij,UiK^^ dien des Franciscains de Troyes, en i3o3, J^ le saint; debout de profil, paraissant sortir d'une église, s'adresse à un seul oiseau, voletant près de lui.

Au dix-huitième siècle, les sœurs grises d'Orchies, — le tiers-ordre d'Amiens, — le ministre général des Capucins, ont choisi pour emblème saint François recevant les stigmates. Un crucifix envoie de ses blessures des rayons aux mains, aux pieds et au flanc du saint agenouillé.

Certains provinciaux du tiers -ordre, en F'rance et en Lorraine, en i636, 1662, ont fait graver sur leur sceau saint François à genoux au pied de la croix, la tenant pieusement dans ses bras.

Les Capucins de Bourbourg, au dix-septième siècle, nous montrent dans leur type saint François debout, tenant un livre ouvert, ayant à ses pieds un Agiuts.

Fig. 5oo.

D'après le sceau

du minisire

des frères Mineur:

d'Aquitaine,

LA VIERGK ET LES SAINTS 429

Chez les Récollets du Quesnoy, au dix-huitième siècle, saint François, debout, nimbé^ porte le monogramme du Christ ihs dans une auréole radiée; on voit à ses pieds trois mitres.

S. Front. — Le premier évêque de Périgueux figure assis sur un siège d'architecture, nimbé, mitre, crosse et bénissant, accosté de deux anges thuriféraires, dans le type de Périgueux- Puy- Saint- Front, en 1223; — il frappe un dragon qu'il foule aux pieds, dans le type de la ville de Périgueux, en i3o8.

Saint Front, debout, mitre, crosse, bénissant, figure au contre-sceau de Périgueux-Puy-Saint-Front, en 1223, et dans les types du chapitre de Périgueux, au treizième siècle.

S. FusciEN. — Sur un sceau de Tabbaye de Saint- Fuscien-au-Bois, en i336, on voit le martyr amien- *• nois à genoux, tête nue; derrière le saint, un bourreau s'apprête à le décapiter.

S. Gall. — Le type de l'abbaye de Saint-Gall, en Suisse, de iGio, représente son fondateur assis sur un banc, nimbé, tête nue, en costume religieux, tenant un baculum. A gauche, un ours, debout, reçoit le pain que lui donne d'habitude le saint abbé.

Sainte Geneviève. — Assise sur un pliant à têtes de lion, dans l'habit monacal, la patronne de Paris, le front ceint d'une couronne, tient d'une main le sceptre fleuronné, l'autre main ouverte comme celle des orants, sur le sceau de l'abbaye de Sainte-Geneviève, au dou-

43o LE COSTUMP: D'APRES LES SCEAUX

zième siècle. Le contre-sceau de ce même type nous offre son buste de face, en couvre-chef, nimbé.

Debout, sainte Geneviève nimbée, en couvre-chef et cotardie traînante et relevée, porte un livre et un cierge allumé. Mais le diable qui, d'après la légende, s'efforçait d'éteindre le cierge, n'est pas représenté; elle est, au contraire, accompagnée de saint Pierre et de saint Paul. C'est ainsi qu'elle est figurée dans les types des abbés de Sainte-Geneviève, Jean VI, en i35i, — Jean VIII, en i386, — Etienne, en i393, — Pierre, en 1440.

S. Gengoul. — Le sceau du chapitre de Saint- Gengoul de Toul, en 1291 (fig. 336)^ nous offre le saint debout, revêtu d'une riche dalmatique frettée, tenant une palme et un livre.

Le chapitre de Saint-Gengoul de Heinsberg, en 1384, un peu plus fidèle à la tradition, Fa fait graver en guerrier, debout, armé d'une lance, la main sur un bouclier armorié.

S. Georges. — Les sceaux reproduisent saint Georges seul, ou combattant le dragon.

Seul, en chevalier du moyen âge, armé suivant les époques : avec la lance ou l'épée ; son bouclier vu en dedans, puis marqué d'une croix; en heaume conique, ensuite carré, plus tard ovoïde ; sur un cheval nu ou couvert d'une housse à la croix.

Nous citerons comme exemples les sceaux du prieuré de Saint-Georges d'Hesdin, en 11C4, — de l'abbaye

LA VIERGE ET LES SAINTS 401

de Saint-Georges-des-Bois, en 1293, — du prieur de Saint-Georges de Grancey, en i343.

Saint Georges combattant le dragon, qui rampe sous son cheval, et le frappant de sa lance dans la gueule, est représenté en homme d'armes sur les sceaux de l'abbaye de Saint-Georges-sur-Loire, en i232, — ■ du chapitre de Saint-Georges de Pithiviers, en 141 5. Dans ce dernier type, on remarque à droite la jeune fille que le saint délivre.

Nous avons encore à mentionner les sceaux sur lesquels saint Georges combat le dragon dans le costume philosophique traditionnel, nimbé, tète nue, sans écu, le pallium flottant derrière lui. C'est ainsi qu'il est figuré dans les types de Pierre, cardinal du titre de Saint-Georges au "Voile d'or, en i255, — de Tofficial de Cambrai, en i362, et ce signet est remarquable; il provient de l'empreinte d'une pierre gravée. — Sur le sceau de Raphaël, évêque d'Ostie, en i5i4, saint Georges frappe le dragon en face, comme un adversaire dans un champ clos.

S. Germain, évèque d'Auxerre. — • Le saint, assis, tète nue, en costume épiscopal, tenant un livre et bénissant, se voit au sceau de l'abbaye de Saint- Germain d'Auxerre, en ii33.

Il est debout, mitre, crosse, avec son livre, dans un type de la même abbaye, plus avancé dans le douzième siècle; — mitre, crosse, bénissant, sur le sceau du chapitre de Saint-Germain-l'Auxerrois, en 1266.

Le contre-sceau du même chapitre, en 1266, offre un buste, de profil, du saint nimbe et mitre, d\m beau caractère.

S. Germain, ëvêque de Paris. — Sur les sceaux de Tabbaye de Saint-Germain-des-Prës, en 1216 et 1695, révêque de Paris, à mi -corps, coiffé d'une mitre cornue, revêtu de Fhabit sacerdotal, tient sa crosse et bénit. — Au contre-sceau de Pierre, abbé du même monastère, en i3i5, il tient sa crosse et un livre.

On le rencontre en évêque, debout, mitre, crosse et bénissant, accompagné de saint Vincent, sur deux sceaux de Simon, prieur de Saint-Germain-des-Prés, en 1278 et 1283.

Sainte Gertrude. — L'abbesse de Nivelles est représentée debout, en guimpe, sous le vêtement monacal, tenant un livre et un bâton fleuronné ou une crosse, sur le sceau de Geertruidenberg, en iSSy. Mais nous n'avons pas ici les rats qui, d'ordinaire, accompagnent la sainte.

S. Gervais et S. Protais. — ■ Une représentation barbare de saint Gervais et saint Protais, debout, nimbés et tenant chacun une palme, se voit au sceau du chapitre de Séez, en 1278. — Dans le type du chapitre de Notre-Dame de Soissons, en i23i, les deux martyrs figurent agenouillés de chaque côté de la Vierge; Jésus les couronne (fig. 468).

S. Géry. — Le saint évêque de Cambrai est

LA VIERGE ET LES SAINTS 433

représenté dans le vêtement sacerdotal, en buste, assis, debout ou agenouillé.

Assis, tête nue, crosse, il tient un livre ouvert, sur le sceau de la collégiale de Saint-Gcry de Cambrai, en II 67. — ■ Nimbé, mitre, crosse, il bénit, dans les types de cette collégiale, en 1290 et i368.

Les contre-sceaux de ces deux types offrent son buste mitre.

Sur les sceaux de la même collégiale, en iigi, et de son prévôt Jean de Rœulx, en 1270, saint Géry, debout, mitre, crosse, bénit, ou frappe un dragon de sa crosse, quelquefois le foule aux pieds.

Le type de Pierre de Mailly, doyen de Saint-Géry de Cambrai, en i3i2, nous oiîre le saint à genoux devant un autel, nimbé, mitre, les

crosse derrière lui.

S. Ghislain. — En 1217, le lfi\^

sceau de Fabbaye de Saint-Ghislain «^^-tI^ fv^' (^yii^l

représente le saint patron à mi- "^ yy^ ly \y

corps, nimbé, tète nue, en chasuble, ^^^^,^ :!^,'°',, rabbaye crosse, tenant un livre. de saint-Ghbiai„, ,476.

Saint Ghislain à mi-corps, mitre et nimbé, tenant

une croix processionnelle et bénissant, se voit au sceau

de la même abbaye, en 1476. Près de la main qui

porte la croix, on remarque un petit ours, allusion au

surnom d'Ursidongus, et de l'autre côté du saint, une

aigle.

L'ours et Taigle accompagnent encore un saint Ghislain debout, mitre, en chape, crosse et portant une petite église, dans le type de Jean, abbé de Saint- Ghislain, en 1476.

S, Gilles. — La ville d'Edimbourg, en iSSy, avait pris pour emblème saint Gilles, debout, nimbé, tête nue, en costume monacal, caressant une petite biche dressée sur ses pieds de derrière, réfugiée près de lui.

Sainte Gudule. — Nimbée^ tète nue, les cheveux flottants, la vierge, patronne de Bruxelles, debout, tient une palme et porte une lanterne, dans les types de Plebannus, curé de Sainte- Gudule de D'après le sceau Bruxelles, cu 1427, ct de Jcau de Wemel-

d'Edimbourg. ' T / '

'5?7- dinge, curé de la même église en i525.

S. Guillaume. — Un sceau de Jacques d'Orcamps, prieur des Blancs-Manteaux, en i320; représente le fondateur de Tordre des Guillemites debout, nimbé, en costume monacal, tenant un livre et appuyé sur un tau à poignée recourbée vers le bout.

Saint Guillaume, dans la môme attitude et dans le même costume^ porte un étendard, allusion à sa profession guerrière, sur le sceau du provincial des Guillemites de France, en i554. Le saint passe pour avoir combattu les Sarrasins avec Charles-Martel.

Sainte Hélène. — La mère du grand Constantin, la sainte qui retrouva le bois de la croix, figure sur

Fia. 5o2.

LA VIKRGE I;T I.ICS SAINTS

un sceau de Pierre, sous-clnyen "d'Orléans, en 1274. Agenouillée au pied d'un calvaire surmonté de trois croix, la tête ceinte d'une couronne, la sainte prie, tandis que de l'autre côté [^[^ un ouvrier fouille le sol avec sa pioche. Dans un compartiment supérieur, Constantin, à cheval, portant la précieuse trouvaille, entre dans un monument surmonté d'un personnage céleste. j,.„ 5^3 S. HiLAiRE. — Le sceau de Guil- i^»-^"^ i-^^«"

de Pierre, soiis-doj'en

laume de Bar, doyen de Saint-Hilaire '''O''^^"^: '^74de Poitiers, en iSSy, représente le patron de ce chapitre, entre saint Pierre et saint Paul; debout, nimbé, il porte la mitre et la crosse, et il bénit.

S. Honoré. — On voit au sceau du chapitre de Saint -Honoré, à Paris, en i3o8, le saint évêque debout, mitre, crosse, bénissant.

Sainte Honorine. — Debout, tête nue, en bliaud très ajusté, sans ceinture et dont les longues manches tombent jusqu'aux genoux, sainte Honorine tient un fleuron et un livre ouvert, dans les types du prieuré de Conflans, au douzième siècle et vers i2o5.

S. Hubert. — ■ Un sceau de Fabbaye de Saint- Hubert-en-Ardennes, en 11 34, représente le buste du saint, de face, tête nue, les cheveux bouclés, nimbé, en chasuble et crosse. Il n'est pas accompagné de ses attributs de chasse, ni du cerf miraculeux.

S. HuMBERT DE Maroilles. — Trois représenta-

tions du saint abbé nous sont offertes par les sceaux de l'abbaye de Maroilles, en 1162, en 1288 et en 1304. Saint Humbert, debout, revêtu du costume sacerdotal, mitre, crosse, bénit ou tient un livre. Dans le type de 1288, un cerf, marchant, rappelle la légende du cerf poursuivi par les chasseurs et qui se réfugia sous le manteau du saint.

S. Irénée. — Le martyr lyonnais, debout, dans le vêtement épiscopal, mitre, crosse, bénissant, se voit au sceau de Guillaume, prieur de Saint-Irénée de Lyon, en 1307.

S. Jacques le Majeur. — L'apôtre est figuré sur les sceaux revêtu de l'habit liturgique, en costume philosophique, en pèlerin.

A mi-corps, tête nue, nimbé, en chasuble, il tient un livre et bénit sur le sceau de l'abbaye de Saint- Jacques de Provins, en i23i; — en diacre, debout, tête nue, revêtu de la dalmatique, il tient un livre des deux mains, dans le type du prieuré de B^ Saint-Jacques-de-l' Aumône de Blois, au quatorzième siècle.

Le saint, en costume phi-

Fia. 5o4. — D'après le sceau il* ■ i

de rabhaye de Saint-Jacques de Provins. lOSOphique, aSSlS SUr Un rOChcr

'""'''■ au milieu des flots, la tête

nue et nimbée, tenant une banderole portant les mots : SANCTus jACOBus, saisit un bâton que lui présente le

LA VIERGE ET LES SAINTS

Christ, sur le sceau de Tabbaye de Saint-Jacques de Provins, en i352.

Saint Jacques, en pèlerin, est d'ordinaire revêtu de deux tuniques et coiffé d'un chapeau. Il tient un livre et un bourdon, et porte en sautoir une gibecière. Quelquefois la tète est nue et, dans ce cas, nimbée.

Les sceaux reproduisent le type de pèlerin en buste, assis et debout.

Un buste de saint Jacques pèlerin, avec une coquille au chapeau et des coquilles attachées autour des épaules, se voit au sceau de Thôpital Saint -Jacques d'Arras, en 1384.

Dans le type des proviseurs des pauvres de la paroisse de Saint- Jacques-de-Froidmont, à Bruxelles, en 1559, le saint est figuré revêtu de la chape, assis, le bourdon à la main.

Pour les pèlerins debout, nous citerons les sceaux de Saint-Goes-Hoek, en 1275 et iSoq. — Dans le type de la confrérie des pèlerins de Saint-Jacques, à Paris, au quinzième siècle, sept pèlerins entourent le saint, tandis que deux anges volent audessus de sa tête.

S. Jean -Baptiste. — Les sceaux représentent l'image du Précurseur sous différents aspects : tantôt seul , avec l'ancien attribut des apôtres, le rouleau, la banderole, ou le livre; tantôt montrant YAgmis;

Fig. 5o5.

D'après le sceau

de

Saint -Goes- Hoek,

— d'autres fois baptisant le Christ. — Ils offrent aussi sa décollation, et représentent ensuite sa tête dans un plat.

Nous dirons tout d'abord, afin d'éviter les répétitions, que le vêtement extérieur de saint Jean-Baptiste est toujours fait de peau de bête. Que ce vêtement soit une pénule^ le manteau des philosophes grecs ou une tunique, il est de peau de chameau. La tête nue et la barbe doivent également être considérées comme un caractère persistant.

Un buste du saint ;, de face et nimbé^ le manteau attaché sur l'épaule, se voit au sceau du chapitre de Saint- Jean-au-Bourg de Laon, en i285.

Il est debout, en manteau des philosophes, tenant un phylactère avec finscription : johannes baptista, dans le type de Tabbaye de Saint -Jean de Valenciennes, en 1180; — debout, en pénule, tenant une banderole, dans le type de Guillaume, prieur de l'abbaye de Marcheroux, en 12 19; — debout, en tunique, tenant un rouleau ouvert, sur lequel on lit : ECCE AGNUs DEi, au sccau de l'officiaHté de Florence, en 1280.

Plusieurs sceaux représentent le Précurseur debout, tenant un Agnus qu'il indique de la main droite. Sur les uns, il porte le manteau des philosophes, comme au sceau de la ville de Bourbourg, en i326. — Sur d'autres, il revêt une tunique, qui tantôt s'arrête au genou, tantôt descend jusqu'aux pieds, souvent déceinte,

LA VIERGE ET LES SAINTS

quelquefois retenue par une ceinture. Nous citerons à ce sujet le type de Jean d'Aubusson, curé de Saint- Jean-en-Grève, en i285.

Les beaux sceaux de la ville de Gand, en 1275, 1276, i3oo et i3o3, reproduisent encore Timage de

Fig. 5o'). — D'aprcs le sceau de la ville de Gand, 1275.

saint Jean, debout, en costume philosophique, montrant VAgmiSj et accoste de deux anges un encensoir à la main.

Lorsque nous avons parle du Christ dans sa vie terrestre, nous avons montré saint Jean, debout, de profil, près du divin maître, couvert d'une pénule de peau^ une main appuyée sur Fépaule de Jésus, et l'autre tantôt tenant une aiguière, tantôt élevée vers la colombe qui apporte du ciel l'ampoule du baptême.

Jean de la Houssaye, doyen du chapitre de Lille, en 1283, a fait graver sur son sceau la décollation de saint Jean-Baptiste. Le saint est à genoux, tète nue, devant la porte de sa prison ; près de lui; le bourreau brandit Tépée. — Dans un type de la ville de Perth, au quatorzième siècle, Hérodiade, debout, en couvrechef et surcot déceint, attend que le bourreau accomplisse son œuvre.

Aux contre-sceaux des abbés de Saint -Jean de Valenciennes, Amauri^ Simon et Jacques, en i322, 1328, 1340 et 1348;, le saint passe son buste par une fenêtre au haut d'une tour, tandis que dehors le bourreau saisit la tête et lève son épée.

Dans le type de la ville de Mezin, en 1243, la scène de la décollation, d'une simplicité presque symbolique, est exprimée par une tète que vient de couper un bras armé d'une épée.

Nous sommes ainsi conduit à mentionner les types qui figurent la tête de saint Jean dans un plat. Le chef du Précurseur se présente posé de profil, quelquefois de trois quarts, ou debout, émergeant du vase ; on le rencontre encore, mais rarement, couché de face, et comme vu par-dessus. Nimbé d'ordinaire, il est parfois accompagné de la main divine qui bénit.

La tète de profil se voit au contre-sceau de l'abbaye de Saint-Jean de Laon, en 1282. — Le sceau de l'hôpital du Temple, près Mondoubleau, en 1406, ofi're un exemple d'une tête couchée de trois quarts. —

LA VIERGE ET LES SAINTS 4M

Elle est posée debout au contre-sceau du chapitre de Saint-Jean-au-Bourg de Laon, en i285. — Entourée d'un nimbe perlé , elle repose dans le plat, de face et comme vue pardessus, au contre-sceau de Tabbé d'Eau- i-ig. 507.

,y ~ D'après

court, en Ijlj. le contre-sceau

o T ■> r- ' T T • 1 *^u chapitre

S. Jean l Evangeliste. — Le disciple de saint-jean-

' 1 r^i • . , ' , > 1 au-Bourg de

aime du Christ est représente sur les sceaux, i aon. i-.m. tête nue, nimbé, revêtu du costume philosophique qu'on donnait aux apôtres. Tantôt il écrit l'Evangile, tantôt il tient le calice d'où sort le dragon. En parlant du Christ, nous avons montré saint Jean au pied de la croix, partageant la douleur de Marie. Sous le nom de saint Jean-Porte-Latine, plongé dans une cuve, il reçoit en priant l'huile bouillante que deux mains, tenant chacune une buire, répandent sur ses épaules. Les sceaux le représentent encore sous la figure symbolique de l'aigle.

Dans le type de l'abbaye de Saint-Jean de Sens, en 1207, saint Jean écrit son Évangile, assis devant un pupitre.

Debout, il tient le calice d'où sort un f

dragon ailé, sur le sceau d'Angelo Capra- Fig. sos.

1 • 1 1 • 1 1 r- • .^ • D'après

nica, cardinal du titre de la Sainte-Croix le co.ure-sceau

1 T r 1 de Jean, abbé

de Jérusalem, en 1470. de cantimpré,

Un contre-sceau de Jean, abbé de Cantimpré, en i3i3, offre l'évangéliste nu, à mi-corps, dans une cuve, recevant l'huile bouillante sur ses épaules.

1/aigle qui symbolise saint Jean a pour attributs ordinaires le nimbe, un livre, une banderole.

Sur le sceau de Hugues, doyen du chapitre de Péronne, en 1195, l'aigle tient dans ses serres un livre ouvert. — Elle tient un livre fermé dans le type de l'hôpital Saint- Jean-en-rEstrée d'Arras, en 1814. — Le sceau de Baudouin, ministre des Trinitaires d'Arras, en 1260, figure Faigle avec la banderole portant le

mot JOHANNES.

S. JossE. — L'abbaye de Dompmartin, nommée aussi Saint- Josse-au- Bois, présente, en 1281, son patron debout, nimbé, les mains jointes, officiant devant un autel. La main divine bénit le calice. Au pied de l'autel, trois religieux à genoux semblent invoquer le saint.

Un autre type de la même abbaye, en i3o3, nous offre saint Josse de-

Fig. 5oQ.

D'après le sceau

de Hugues, doyen

du chapitre de Pérouue,

Fig. 5 10.

D'après le sceau

de l'abbaye

de Saint-Josse-au-Bois,

bout, de profil, revêtu de la dalmatique, s'appuyant sur un long bâton à pomme.

S. Julien. — Les sceaux de Fabbaye de Saint- Julien de Tours, en i23o, — du chapitre de Saint- Julien de Brioude, en 1 3 17 et 1376, représentent la tête du martyr, qu'un bras armé d'une épée vient de

LA VIERGE ET LES SAINTS 443

décapiter. Dans le premier de ces trois types, le graveur a figure les gouttes de sang qui ruissellent.

Le prieur de Saint-Julien de Versailles, en 145 1, a préféré Timage du saint dans son triomphe. Debout, la tête nue, entourée d'un nimbe, armé de toutes pièces, saint Julien tient un pennon et un écu chargé d'une croix. — On voit le même saint triomphant, mais en costume philosophique, sur le sceau de Tabbaye de Saint- Julien d'Auxerre, en i538. Debout, tête nue et nimbé, il porte sur sa main la colombe inspiratrice.

Au dix -huitième siècle, le sceau de Thôpital de Saint -Julien de Cambrai ofFre un écu représentant saint Julien debout, les pieds dans les flots, tenant un bâton et une petite barque qui contient le Christ à mi-corps.

A la même date, les Augustins d'Amiens ont fait graver sur leur sceau la décollation de saint Julien. On voit, à gauche, une prison, et devant la prison, le saint en costume de guerre, décapité et tombé, avec cette inscription : saint julien. Derrière le martyr, le bourreau tenant encore son épée est accompagné des lettres s. p. q. r. (Senatus populusque Romanus). En haut, des nuages, des éclairs, la foudre qui détruit la prison, et plus à droite, un ange descendant du ciel, tenant une couronne et une palme.

Sainte Julitte. — Voy. S. Cyr.

S. JusT. — • Sur le sceau du chapitre de Saint-

Fig. 5ii.

D'apics

le contre-sceau

Just de Lyon, en i3o7, le saint patron est représenté

assis, tète nue, en costume sacerdotal, tenant sa crosse

et un livre ouvert.

Saint Just et saint Pasteur se voient à mi-corps

au contre-sceau de Gilles Aycelin, archevêque de Narbonne, en i3o6 ; ils sont nimbés, tète nue, revêtus du manteau des philosophes. Un ange, descendant du ciel, dépose une couronne sur la tête de chacun d'eux.

L'abbaye de Saint-Just, au diocèse de Beauvais, a pris pour emblème, au qua-

de Gilles Ayceiin, torzièmc sièclc, Ic martv^e de son patron.

archevêque ' J '

de Narbonnc. i3o6. ^n bras amié d'une épée tranche la tête du saint à genoux, nimbé^ les mains jointes. Sur une banderole qui entoure la tête de la victime, on lit :

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