SANCTUS JUSTUS
S. Lambert. — Les sceaux de Fabbayc de Liessies, en 1180 et 1278, représentent le saint évêque assis, tête nue, nimbé^ en chasuble, crosse, bénissant.
Sur le sceau du chapitre de Saint -Lambert de Liège, en i333 (fig. 5i2), le saint, nimbé, mitre, crosse et bénissant, est assis sur un pliant à têtes de chien, et recouvert d'une draperie que deux anges tendent derrière lui.
Le superhuméral, qu'on a considéré comme un attribut du saint, ne se voit pas avant le seizième siècle, comme, par exemple, au type du chapitre de Liège transféré à Louvain.
LA VIERGE ET LES SAINTS
Dans un type du doyen de Téglise de Liège, en 1262, saint Lambert, officiant^ est frappé de deux épces par deux personnages à mi-corps.
Fig. 5i2. — D'après le sceau du chapitre de Saint-Lambert de Liège, l333.
Un martyre de saint Lambert fio'ure encore dans le type de Jean des C anges, doyen du chapitre de Liège, en 1286. On voit, devant un autel, l'évèque de profil, nimbé, mitre.
invoquant la Vierge, debout de l'autre ^jw^f'^-M
côte de l'autel. En haut, deux bourreaux à mi -corps percent saint Lambert de leur lance.
S. Landelin. — Les abbés de Saint- Landelin de Crespin, Jean, en 1425, et -^^ J^^-" ^^^^ f^-anges,
^ ' ' ' ' doyen du chapitre
Nicolas, en 1428, ont choisi pour sujet 'i'^ i-i^ge, 12S0. le saint debout, nimbé, tète nue, revêtu de la chape,
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Fig. 5i3.
D'après le sceau
tenant un livre et plongeant son bourdon dans une fontaine d'où Feau jaillit aussitôt. Il est accosté de deux anges.
S. Laurent. — Les sceaux figurent saint Laurent dans son martyre ou dans son triomphe.
Martyr, le saint, entièrement nu, étendu sur un gril, est béni par la main divine, au sceau de Tabbaye de Joyenval, en 1244; — ou bien, comme dans le type de Gui, cardinal ^___ du titre de Saint-Laurent, en 1270,
|/^^;:^:;:3^^:^^r^j'j il est encensé par deux anges, tandis
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nu un bras céleste lui apporte une
Fig. 514. ^ ^ ^
D'après le sceau de Gui, COUrOUnC.
cardinal du titre
de Saint-Laurent. 1270. Daus Ic typc dcs Dominicaius d'Ar-
ras, en i3o3, la main divine apporte également une couronne au martyr ; un bourreau active les flammes. — La composition comprend quelquefois deux bourreaux, Tun attisant le feu, l'autre muni d'un soufflet; c'est ainsi que le représente le sceau de Benoît de Babuco, chanoine de Tivoli, en i322.
Saint Laurent glorieux, debout, tête nue^ en diacre, le plus souvent nimbé, tient une palme et un gril. On en trouve un exemple dans le sceau de Pierre, cardinal du titre de Sainte-Marie in Cosmedin, en i393.
S. Lazare. — Nous laisserons à des érudits plus spéciaux le soin de décider quel est le personnage à mi-corps, sortant des flots, barbu, nimbé et couronné, revêtu d'une dalmatique, et tenant un fleuron à chaque
LA vii:k(;e et les saints
Fig. 5i5.
D'après le sceau
de St-Lazare de Cambrai,
i3tJS.
main, que l'on remarque aux sceaux de Thôpital de
Saint-Lazare de Cambrai, en 1174 et i388. Selon la
Légende dorée, saint Lazare était d'origine royale. Nous ne nous prononcerons pas davantage sur un
autre personnage, debout, de profil,
tête nue, sans nimbe, en costume
philosophique^ et paraissant discourir^
qui se trouve sur les sceaux de la
maladrerie de Laon, en 1177 et 1214.
Il est accompagne du mot lazarus.
Serait-ce Lazare le lépreux? Nous
n'oserions Taffirmer.
Quant aux représentations dont nous allons parler, c'est de Lazare de Béthanie, du frère de Marthe et de Marie-Madeleine, qu'il s'aofit.
Plusieurs types nous font assister à sa résurrection.
Lazare, à mi-corps hors du sépulcre, revêtu d'une tunique, les mains jointes, tendues vers le Christ qui le bénit, se
Fig. 5 16. J '
D'après le sceau de la yoit au sccau dc Picrrc dc Chalou,
maladrerie dc Laon,
•214- archidiacre d'Autun, en i3o2. — En-
veloppé dans son suaire et tourné vers le Christ qui le bénit, Lazare est accompagné de Marthe et de Madeleine sur le sceau de Saint-Lazare de Paris, en 1264. — Ses deux sœurs assistent encore à sa résurrection dans le type de l'hôpital de Saint-Lazare de Beauvais,
en 1477, et, de plus, le Christ est suivi de saint Pierre.
En haut se lit Tinscription : lazare vent foras.
Un Lazare seul, tout nu, une jambe déjà hors du
sépulcre, se voit au sceau de la maladrerie de Corbeil, en 1263; à Textrémité du tombeau, on remarque un tau. — Enfin saint Lazare en évèque mitre, crosse, bénissant, se voit au contre-sceau de Fhôpital Saint- Lazare de Beauvais, en 1477.
S. Léger. — Que l'évèque d'Autun soit figuré en buste, assis, debout ou
Fig. 517.
D'après le sceau couclié , tous Ics sccaux qui portent
de l'abbaye de St-Lcger
de soissons, i3o3. son image mentionnent la tarière, instrument de son martyre. Ainsi dans le type de Tabbaye de Saint-Léger de Sois- ^~^
sons, en i3o3, deux mains armées „i^^^^— n% L d'une tarière crèvent les yeux cVun îq ^^ M /|
buste mitre, de profil. — Sur le /^\ \/J^i
sceau du prieuré de Flixecourt, 'r-c^^xa 4y-n/
en 1426, un bourreau perce les yeux de saint Léger, mitre et nimbé, les mains jointes, couché sous des arbres.
S. Léonard du Limousin. — La ville de Saint -Léonard, en i3o8, a pris pour emblème son patron debout;, tête nue et nimbé, tendant la main à un prisonnier agenouillé, au-dessus duquel sont des ceps attachés à une chaîne.
Fig. 5ib. — D'après le sceau de la ville de Saiiit-LOoiiarJ,
LA VIERGE ET LES SAINTS
l-'ig- ii9-
D'après le sceau
des Dominicaines de Poissy,
S. Louis. — Le saint de ce nom que nos monuments représentent s'appelle saint Louis de France : c'est le roi Louis IX. Ses attributs sont royaux. Il porte Thabillemcnt lleurdelysc, la couronne et le sceptre.
Debout, nimbé, en dalmatique semée de fleurs de lys, saint Louis, entr'ouvrant sa chape des deux mains , abrite sous ses plis dix religieuses à genoux, sur le sceau des Dominicaines de Poissy, en
Debout encore, drapé dans le manteau royal et tenant le sceptre, il indique à cinq personnages agenouillés la porte de l'hôpital des Quinze-Vingts, dans le type de cet établissement^ en i3o5.
L'abbaye de Saint-Louis de Nogent-l' Artaud, en 1867, le fait représenter dans le même costume, encensé par deux anges. Au-dessus du saint roi, six religieuses prient.
S. Luc. — Les sceaux ne nous offrent que la figure symbolique de cet évangéhste : le bœuf ailé, tenant quelquefois un phylactère au nom du saint.
On trouvera des exemples du bœuf ailé dans le type d'Humbert, patriarche d'Alexandrie, en i354, — et dans celui des Dominicaines de la Thieuloyc, près Arras, en 1425.
Fig. 520.
D'après le sceau de Godefroi
abbé de Saint-Lucien
de Beauvais, i366.
S. Lucien. — ■ Godefroi, abbé de Saint-Lucien de Beauvais, nous offre, dans un type de i366, le saint évèque debout, décollé et nimbé, retenant sa crosse avec le bras et portant sa tète des deux mains.
Saint Messien et saint Julien, ses deux compagnons de martyre , décollés comme lui et portant également leur tète dans leurs mains, figurent aux côtés de saint Lucien. S. Magloire. — • Le saint évêque, assis sur un pliant, tête nue, vêtu du costume sacerdotal, crosse, tient un livre ouvert dans le type de Fabbaye de Saint-Magloire, en 1324.
S. Maixent. — L'abbaye de Saint-Maixent, en 1275, figure son patron assis, de profil, dans une chaière. Le saint, en costume monacal, nimbé, tête nue, portant sa crosse, semble bénir deux infirmes, l'un assis, l'autre debout et tenant un tau.
S. Mammès. — Au sceau du chapitre de Saint-Mammès de Langres, en 1445, se voit un personnage debout, entre deux arbres, tête nue, nimbé, vêtu de la dalmatique, ayant à ses pieds, à droite, un cerf assis, et à gauche
Fig. 521.
D'après le sceau de l'abbaye
de Saint-Maixent, 1275.