LE CASQUE
e casque chevaleresque du moyen âge a trois époques bien caractérisées :
Au onzième et au douzième siècle, il est à nasal, c'est-à-dire muni d'un appendice fixe destiné à protéger le nez;
Au treizième et au quatorzième, la défense du visage est complète et fixe ;
A partir du quinzième siècle, la défense du visage, la visière, est mobile.
Ces changements ne se sont pas opérés aussi brusquement que cette division le pourrait faire supposer; il y a eu dans les modifications du casque, dans ses améliorations successives, des transitions plus ménagées. Nous allons indiquer les principales.
Fig. 85.
Maire de Soissons,
xti* siècle.
La date des plus anciens habillements de tête
figurés sur les sceaux coïncide avec la
plus ancienne date de l'armure. Leur
forme est conique droite ou conique
ovoïde; ils sont munis d'un nasal. Le
cône, bordé d'un cercle ou bande de
métal ornementée, est renforcé par
deux arêtes placées l'une devant,
l'autre derrière, ou par quatre bandes
de métal, aussi ornementées, venant
aboutir et se croiser à son sommet.
Ce cône, élevé ou bas de forme indifféremment, se termine d'ordinaire en pointe; quelquefois il est surmonté d'un bouton comme sur les sceaux de Guillaume le Conquérant, en 1069, — de Jean de Corbeil, en 1196; — ou bien il est tronqué ainsi que cela se voit dans
les types de Gui de Châtillon, en u68,
— de Mathieu de Beaumont, en 1177.
Son bord est le plus souvent droit, coupé par un plan perpendiculaire à l'axe; toutefois, chez certains seigneurs, tels que le comte de Meulan, en n65,
— Henri, comte de Champagne, en 1 168,
— et surtout chez Anséric de Montréal, sénéchal de Bourgogne, en 1180, il se prolonge
Raoul de Garlande, 1160.
Fig. 87.
Jean de Corbeil,
HABILLEMENT CHEVALERESQUE
un peu par derrière de façon à protéger l'occiput. Mais, au lieu de couvre-nuque, la plupart des heaumes
de cette époque portent un long appendice flottant, frangé ou orné de boules à son extrémité, d'apparence résistante, d( S sans doute à contribuer à la de la