partie postérieure ( ; te
espèce de volet est ; ;
tinctement dans les types de Garin de Souvigné , vers i
Abbaye de Sai:
en i i5i, — de G; - de
, — de Gui de Chevreuse,
i, i ite de Meulan, en u65,
trlande, en 1170, —
i de Saint-Victor, au douzième
sque appelé normand par , bien qu'on le rencontre dans le Parisis, le Blaisois, le Nivernais, "77' à Bézic Comminges, en Flandre, en
Autriche, en Espa^ ic. Il persiste pendant tout le douzième : :, ou pour parler plus exactement, .. paraît pour la dernière fois en 1196 le sceau de Jean de Corbeil.
Avant d'atteindc cette date extrême, le heaume conique à nasal avait déjà subi deux modifications.
Dans la premii e, sa forme, au lieu de rester
Philippe AJmm, comic de FtaiiJiï,
Fig. 91.
Dauphin, comte de
Clcrmont, 1199.
conique, devient cylindrique, à timbre arrondi. Cette mode, commencée avec Philippe d'Alsace (fig. 90^ ,
en 1170, s'était continuée dans les types de Bouchard de Montmorency (fig. 89), en 1177, — de l'avoué d'Arras, en 1182, — de Richard Cœur-de-Lion, en 1 195, — de Dauphin, comte de Clermont, en 1 199. Dans la deuxième modification, le pourtour du casque garde la forme cylindrique de la première, mais prend un timbre plat, comme on peut le voir par le second sceau de Philippe d'Alsace, vers 1181, — et ceux de Pierre de Courtenay, en 1 184 et 1193, — de Mathieu, comte de Beaumont, en 1189, —d'Eudes III, duc de Bourgogne, p™pi* ™««*.
-77 7 o o ' comte de Flandre,
en 1 198, — du mayeur de Doullens, etc., etc. vers II81,
Ainsi le douzième siècle compte trois sortes de casque à nasal :
Casque conique droit ou conique ovoïde ; Casque cylindrique à timbre fond; Casque cylindrique à timbre plat.
Le dernier, le casque cylindrique à timbre plat, est celui qu'on adopta au siècle suivant, et nous allons le voir persister en s'améliorant pendant tout le règne de saint Louis.
Cependant un tel casque ne défendait, comme ceux qui l'avaient précédé, que la partie supérieure de la tête. La nuque, le menton et les côtés du visage
Fig. 93.
Pierre
de Courtenay,
comte
de Ne vers,
HABILLEMENT CHEVALERESQUE
n'étaient encore protégés que par la coiffe de mailles,
offrant sans doute une résistance, mais une résistance flexible et toute locale, tandis que les plaques de métal répartissent le choc sur toute l'étendue de leur surface. Le nasal, lame de fer étroite, ne descendant guère plus bas que le nez, couvrait bien imparfaitement la figure. D'autre part, les armes offensives s'étaient perfectionnées. Il fallait donc songer à un habillement de tète plus complet.
On s'occupa d'abord du visage. Dès 1190, on voit d'abord apparaître sur le sceau d'Eudes, fils du duc de Bourgogne, deux métal qui, partant des les Joues et viennent
mité du nasal. Ces tères, s'élargissant de ensuite à former avec seule plaque qui, mas-
étroites bandes de tempes , contournent se rattacher à l'extrédeux sortes de géniasphis en plus, arrivent le nasal un tout, une quant complètement
le menton, couvre enfin la figure entière, ne réservant que deux ouvertures transversales pour la vue, et des trous pour la respiration. Les heaumes de Mathieu
cotmïdc'moi» ^e Montmorency, en 1193, —
'""' d'Ansel de Garlande, en 1195, '201,
— de Richard Cœur-de-Lion en 1198, — de Louis
de Blois, en 1201, — d'Arthur I", duc de Bretagne,
en 1202, appartiennent à cette catégorie.
Après avoir protégé la face et mieux enveloppé le menton et le devant du cou, on porta ses soins vers la nuque. En effet, vers 121 1, la partie postérieure du casque est prolongée jusqu'au niveau de l'angle de la mâchoire. En même temps, des bandes de métal placées les unes dans le sens de la hauteur, les autres en travers, et reliées solidement entre elles, renforcent son ensemble, surtout par devant, tout en
Fig. 97. — Louis,
Fig. 98.
Fig. 99.
fils de Philippe-Auguste.
Gaucher de Joigny,
Guillaume de Chauvigny,
servant à son ornementation. On obtint ainsi le heaume dit casque de Philippe-Auguste, dont le sceau de son fils, en 12 14, fournit un très beau spécimen auquel il faut ajouter ceux de Gaucher de Joigny, en 121 1, — de Robert de Braine, en 121 5, — de Guillaume de Chauvigny, en 1217.
A cette dernière date de 1217, la partie postérieure du heaume s'abaisse sur le cou, et de telle sorte que son bord inférieur vient se joindre directement au bord inférieur de la visière fixe. Son profil fut aussi plus cambré, afin de mieux se conformer au profil du visage et de ne pas le gêner. Les trous pour
HABILLEMENT CHEVALERESQUE
la respiration s'alignèrent, symétriques, sur deux rangées parallèles aux fentes des œillères; une petite ouverture destinée à l'ouïe fut pratiquée vis-à-vis de chaque oreille; et alors se trouva établi le casque carré dit casque de saint Louis, appelt ai. grand heaume,
casque des croisade exemples de cette et les sceaux de Hem
re les nombreux on doit signaler
de Grandpré, ,wft
en i 7, — de Thierri de Maldeghem, en 1226, — de Henri d'Avaugour, en 1 , — de Trencavel, en 1247, — d'Al rite de Poitiers, en 1254,
— - c îthicu de Beauvoir, en 1260,
— c tier de Nemours, en I2Ô5,
— i Chàtillon, en 1270, — de J ienne, en 1288.
Vers la fin du i de saint Louis, un nouveau
changement s'était -é. Le timbre du heaume,
plat depuis les de ïres années du douzième siècle et ile à enta-
mer, commence à s rétrécir dès 1267, perfectionnement ti i sensible sur les sceaux du fils aîné de saint Louis, — de Robert, comte 1 Dreux, en 1268, f)^J^u^^
— de Pierre, comte d Jençon, en 1271, "7I"
— de Robert, corafr de Nevers, en 1273. — En 1289, le heaume finit par devenir tout à fait ovoïde.
Fig. io3.
Hugues.
comte
de Saint-Pol.
L'usage du casque ovoïde dura cent ans, comme nous l'enseignent les types de Hugues, comte de Saint-Pol, en 1289, — de Charles, comte de Valois, en 1296, — de Gaucher de Chàtillon, en i3o8, — de Philippe de Valois, en 1327, — d'Eudes, duc de Bourgogne, en 1348, — de Philippe de Rouvre, en i36i, — de Louis, duc d'Anjou, en 1374, — d'Albert
de Bavière, comte de Hainaut, en i3y5, — de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, en 1390.
Avec le quinzième siècle commence la série des casques à visière mobile.
D'abord le grand bassinet (fig. 106) avec son camail de mailles; puis, Yarmet. Les musées sont trop riches en modèles pareils pour qu'il soit nécessaire d'entrer dans le détail de ces nouveaux habillements de tête. Il suffira de dire que l'apparition du grand bassinet peut être datée par le troisième sceau de ce même Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, que nous avons vu coiffé d'un heaume ovoïde en 1390, et qui porte, en 1403, le grand bassinet.
Quant à l'armet, il figure sur les sceaux vers le milieu du quinzième siècle. Les types de Charles, duc de Bourbon (fig. 108), en 1444, — de Charles, comte du Maine, en 1445, — et de Charles le Témé-
Fig. 104. — Charles, comte de Valois.
Fig. io5.
Albert de
Bavière, comte
de Hainaut.
HABILLEMENT CHEVALERESQUE
d'un usage fort ré] quatorzième siècles.
Fig. 106.
Jcan*sans-Peur, duc de Bourgogne,
raire, en 1467, l'attestent. Toutefois les seigneurs d'Aube en Lorraine portent l'armet dès 1425 ; Richard de Bretagne, en 1427.
Il nous reste à parler de deux coiffures de guerre secondaires et, pour cette raison, bien rares sur les 1 mais pourtant
id ux treizième et îs voulons parler . chapeau de fer, appelé aussi chapeau de Montauban, et du petit bassinet.
Le chapeau de fer consiste un timbre arrondi, muni d'un large bord plat disposé horizontalement ou rabattu , raissant attaché quelquefois ; le menton par une jugu- \ rs que les chevagrand heaume, il rendit de véritables services; son nom revient souvent dans \ récits de nos chroniqueurs. Joinville cheminant avec le roi saint Louis, au re our de la Massoure, s'exprime ainsi : « Je li fis oster son hyaume et li baill \ mon chapel de fer pour avoir le vent. » Le chapeau de fer, très apprécié, pour sa légèreté relative, de ceux qui ne faisaient pas des. armes leur profession habituelle,
Fig. 107. — Richard de Brctagn comte d'Etampes, 1427.
laire. Aux croisades liers étouffaient sou
Fig. 108.
Charles, duc de
Bourbon, comte
d'Auvergne.
Fig. 109. — Jean Paycbicn. 1256.
figure dans le costume de guerre des maires et des échevins. C'était aussi une coiffure de soudoyers. Les
chevaliers que les sceaux équestres représentent avec le chapeau de Montauban offrent tous cette particularité qu'ils combattent avec la lance ou la masse d'armes, jamais avec fépée.
Les principaux et presque les seuls exemples du chapeau de fer sont fournis par les sceaux de Nevelon, maréchal de France, en 1122, — du maire de Pomponne, en 1228, — d'Arnoul, comte de Guines, en 1248, — de Jean Payebien, en 1256, — du maire et des jurés de Fismes, au treizième siècle.
Le capuchon du haubert était, ainsi qu'il a été dit, quelquefois recouvert d'une calotte de fer. Cette calotte, devenue au quinzième siècle une enveloppe de forme ovoïde, plus agrandie, embrassant plus complètement la tête, est ce qu'on nomme le petit bassinet. Fig. no.
. f . Un juré de Fismes,
Les casques décrits ci-dessus étaient xm- siècle, surtout des armes de bataille. Singulièrement alourdis par les perfectionnements mêmes qu'ils avaient subis, ils étaient devenus d'un usage impossible dans un combat à pied. Le chevalier restait donc ordinairement
HABILLEMENT CHEVALERESQUE i37
coiffé du petit bassinet : il ne laçait le grand heaume que pour monter à cheval et au moment de l'action ; encore le laissait-il quelquefois accroché à l'arçon de la selle, préférant combattre à visage découvert.
De rares spécimens du petit bassinet figurent sur le sceau d'Itier de Péruce, commandeur des Hospitaliers, en 136g, et dans deux représentations de saint Victor, Tune en 1390, r autre en i396. F*'r"-
Pendant tout le quatorzième siècle, des J^™^ appendices symboliques servant à distinguer HoSp*|tc*|icr8f les seigneuries, des cimiers^ surmontent les l3b9,
casques. Ce sont de grandes aigrettes en éventail, des touffes, des ailes par paires appelées vols, des cornes, des animaux naturels ou fantastiques, des figures humaines, des emblèmes héraldiques. La Daprct ie sceau grande vogue des cimiers dura cent ans;
de l'abbaye 1t - .. ,
de saint- Victor, elle commença avec le casque ovoïde pour 1 9°' ne se modérer, tout en continuant, qu'à
l'apparition des visières mobiles.
La forme ovoïde était, au reste, la plus propre à supporter cet attirail tout d'apparat, d'un équilibre quelquefois difficile, et dont le chevalier ne se chargeait pas quand il s'agissait de bataille.
Le cimier était fixé sur une calotte de cuir dans laquelle entrait la partie supérieure du heaume,
ajustage masqué par une sorte de drap roulé, le tortil,
i3S LE COSTUME D'APRES LES SCEAUX
où était suspendue, par derrière, une pièce d'étoffe flottante nommée volet.
Ce n'est pas que le cimier ait paru pour la première fois sur le casque ovoïde. Dans la tenue d'apparat, un léger cimier surmontait quelquefois la plate-forme du heaume des croisades, mais fort rarement et de loin en loin. Ainsi le casque de Richard Cœur-de-Lion , en 1198, le plus ancien casque cime que nous connaissions, porte le lion d'Angleterre au
centre d'une aigrette en éventail. Il faut, après ce premier exemple, descendre jusqu'en 1224 pour en découvrir un second ; à cette date, Mathieu II de Montmorency cime d'une tête de paon ; f g. n3.- Mathieu vient ensuite, en 1235, Baudouin III,
de Beauvoir. 1260. ^ j ^» • j A 1 ••
comte de Guines, dont le cimier, une aigrette de cinq plumes, est fixé au centre de la plate-forme du heaume par un porte-plumail ; — puis le casque d'Othon III, comte de Bourgogne, en 1248, recouvert d'une sorte de chapeau triangulaire cime d'une aigrette, — celui de Mathieu de Beauvoir, en 1260, portant trois petites bannières. — Tandis qu'à partir de 1289, 1294, époque où le heaume se transforme, jusqu'en 1400, date du grand bassinet, l'énumération des seigneurs portant le casque cime serait une liste de toute la noblesse du quatorzième siècle.
Avant d'en finir avec ce sujet je signalerai, à titre de rareté, trois casques offrant, représentées sur leur
HABILLEMENT CHEVALERESQUE
pourtour, les armoiries de leur possesseur. Le premier,
au lion de Flandre, appartient au comte
Philippe d'Alsace, vers 1181 ; le second,
entièrement couvert d'un losange d'or et
de gueules, est celui d'Amauri de Craon,
sénéchal d'Anjou en 1223 ; Jean d'Axel,
en 1226, coiffe un heaume armorié d'un
chevron.
Fig. 114.
D'après le sceau
de Jean d'Axel,