‹ Le costume en FranceChapitre 100 sur 117 · CHAPITRE XVII. ii2i · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. ii2i

l'air de se chercher un uniforme révolutionnaire et

Fig. i6o. — Patriote élégant (Coll. de M. Claretie).

presque militaire, pour affirmersesconvictions. Mais les

ciseaux se mirent de la partie et modifièrent d'une manière sensible la coupe du vêtement. Le frac fut pourvu de larges revers (c'est là que s'étalaient les couleurs à la mode). Une entaille l'arrêtait plus haut que la ceinture et c'eût été une courte veste sans les deux grands et longs pans qui étaient réservés par derrière et s'arrêtaient aux jarrets seulement.il était garni de deux rangées de boutons qui ne servaient à rien. Notre habit de soirée sort de là sans changement appréciable. Le gilet était entièrement apparent, mais sans basque. Une volumineuse cravate remplaçait le jabot d'antan.

L'habit et le gilet différaient de couleur, mais la fantaisie était réservée pour le gilet et pour le collet de l'habit.

La culotte courte, semblable à celle de nos écuyers, garnissait le genou et venait se perdre dans d'étroites bottes à revers. En même temps les souliers perdaient leurs riches boucles pour être garnis d'une simple rosette ou lacés d'une façon fort modeste.

Le tricorne ou le bicorne, l'élégant lampion, qui avait pénétré jusque dans le costume militaire, devenaient une coiffure surannée. La vogue était au chapeau rond à forme élevée, orné d'une humble ganse en boiirdalou.

On affichait ses sentiments pour la monarchie par une mise sombre, ou bien par des étoffes brodées de fleurs de lis et par la jonction d'une pièce blanche. Au contraire, les trois couleurs, arborées au chapeau ou sur les gants désignaient les patriotes. Il ne s'agit ici que des patriotes de bon ton. Les patriotes forcenés, les ultra-démocrates se distinguaient par^ une

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