CHAPITRE XVII. atp
LA RÉVOLUTION (I/Sq-IZPQ)
Pendant les dix années de la Révolution, il faudrait suivre Thistoire du costume d'un Parisien d'année en année, quelquefois de mois en mois. Quelquefois il change en un jour. Il faudrait, par-dessus le marché, connaître les opinions politiques de ce Parisien, si c'est un patriote, un tiède, un émigré, un sans-culotte ou un ci-devant. Mais il n'y a de mouvement qu'à Paris.
Le costume français, c'est celui qu'on porte aux galeries de bois du Palais-Royal ou sur la terrasse des Feuillants, sur la place de Grève ou au Champ-de- Mars.
Les anciens Journaux de modes cessèrent pendant cette période de se publier à Paris; leur clientèle aristocratique ayant émigré, ils la suivirent. Le Cabinet de la Mode s'édite à Harlem, la Galerie de la Mode à Londres. Nous verrons tout à l'heure que ce sont cependant encore des répertoires de modes parisiennes, et quelle vogue ces modes avaient dans l'Europe entière.
Costume des hommes. — En 1789, l'habit à la française et le frac étaient universellement portés. L'adoption de la cocarde, comme emblème patriotique eut des
conséquences inattendues. Les trois couleurs furent
Fig. 159. — Costume de la Révolution (Coll. de M. Clarelic).
usitées dans le costume, en revers, en rayures. Paris a