‹ Le costume en FranceChapitre 103 sur 117 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

tampes ont popularisé et qui fait de lui une sorte d^être

Fig, 16}. — Costume de la Révolution.

étrange, velu pour une parade de foire d'une défroque

comme les bateleurs en inventent pour leurs animaux savants^.

Un tel affolement ne pouvait pas durer. Le XIX* siècle trouva tous ces ridicules balayés. On était raisonnablement revenu en arrière et la mise d'un personne comme il faut en 1799 est un juste intermédiaire entre un habit bourgeois de 1785 environ et rhabit porté dans les salons de la Restauration.

Chose curieuse! La publication des modes françaises dans les journaux spéciaux qui s'imprimaient à rétranger gagna l'Allemagne à ces modes. Nos ridicules étaient imités de très près à Berlin, à Augsbourg, à Leipzig, dès qu'ils y étaient connus.

Costume des femmes. Il fallut bien, en ces temps troublés, que les femmes fissent montre de \q\xï: patriotisme ou de leurs convictions dynastiques pour suivre l'exemple de leurs maris. Presque sous les fenêtres du palais où les dames de la cour promenaient les étonnants édifices d'art capillaire que nous avons mentionnés dans le chapitre précédent, circulaient d'autres femmes qui avaient cousu à leur bonnet les couleurs nationales : bonnets à la Bastille., à la Constitution, à la patriote, à la citoyenne .,s,q, mêlaient dans les bals, dans les fêtes publiques.

Il y eut, pour la coupe du costume féminin quelques années, — il serait plus juste de dire quelques mois, — de simplicité relative. Par une bizarre contradiction, les fe'mmes portèrent sous la Terreur des

I. «Les hommes visent au chiffonné, dit le Messager des Dames de l'an V; ils demandent aux ciseaux des ouvriers de manquer telle chose de telle façon. »

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