‹ Le costume en FranceChapitre 105 sur 117 · CHAPITRE XVII. 2JI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. 2JI

derniers tirent de bonnes affaires en les gardant quel-

Fig. 165. — • Costume de la Révolution.

ques mois, pour les revendre sous formes de postiches

frisés et nattés quand les femmes furent fatiguées de ressembler à des éphèbes.

Encore un bizarre retour des choses. Les belles émigrées étaient à Taffùt des nouveautés les plus étranges que chaque jour voyait éclore à Paris; et, par un choc en retour, voici que les Parisiennes s'inquiètent des formes des modes de Londres, pour les copier à leur tour. Celte imitation des modes d'outre- Manche fut le contrepoids qui fit pencher la balance du côté d'un bon sens relatif. Les merveilleuses étaient vraiment devenues des impossibles. L'anglomanie fut un goût qui passa pour distingué. Les chapeaux de paille et les turbans, quoique bien exagérés de forme, plurent d'emblée. La petite veste arrêtée au-dessus de la taille et qui prit le nom de spencer et surtout le châle, auquel on était préparé par l'écharpe, marquèrent une ère nouvelle. Vers la tin du Directoire, la forme des robes est encore assez conforme à l'antique, sans manche ou à manches bien collantes, et toujours en étoffe fort légère. Mais un grand châle, drapé par-dessus, les masque en partie. Les capotes d'étoffe, assez semblables à celles que portent aujourd''hui les petites filles anglaises, sont d'un joli efiet. En tout cas, la tenue générale est plus décente. Elle ne manque même pas d'une élégance piquante, lorsque le châle qui se prête à toutes les transformations et ne quitte pas, de tout le jour, les bras de celle qui le porte, est heureusement drapé.

Le temps du Consulat, la période qui s'arrête à Pan X (1802) vit encore bien des folies. Les merveilleuses se piquaient sans cesse d'émulation. Les noms

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