‹ Le costume en FranceChapitre 106 sur 117 · CH A PITRE XVII. 2JJ · texte numérisé non relu

CH A PITRE XVII. 2JJ

presque seuls changent : robe à la Philomèle, à l'Étncrie, àla Romaine, à la Créole, à la Naxos, au bleu turc, les hottes à la Sowyaroff, les chapeaux à la Vintimillc ... ; il y a là quelques noms qui sont Pindice frivole des grandes choses qui sont en train de modifier Tassiette du monde et la face de la France. Mais notre tâche est finie. Nous devons nous arrêter ici au seuil de Thistoire moderne dont chacun a sous les yeux les innombrables documents.

l'habillement militaire depuis FRANÇOIS l'^''

jusqu''a la révolution

Comme Texplique un autre volume de la Bibliothèque de TEnseignement des Beaux-Arts*, les règnes de Charles VIII et de Louis XII furent une belle époque pour l'art de l'armurier. Les pièces de l'armure prirent une élégance, et, si on peut dire, un « atticisme » auquel la Renaissance n'était pas étrangère. Mais, dès les premières guerres d'Italie, les gens d'armes portent déjà par-dessus leur carapace d'acier des pièces de vêtement qui constituent un véritable costwne : la jaquette et le sayon peuvent être riches ou pauvres, de cuir ou de velours; ce n'en est pas moins un surtout, serré à la ceinture par une belle courroie : le métal est déjà dissimulé.

On le sait, les armées comme celle qui vainquit à Fornoue étaient un assemblage momentané de bandes. L'infanterie étrangère dominait; à côté de la garde du roi, on voyait les Albanais, vêtus de laine, les Écossais, les Cent-Suisses, les coulevriniers allemands,

I. Les Armes, par M. M. Maindron. (Bibliothèque de l'Enseignement des Beaux-Arts.)

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