Garde française : 1711 (Chéreau
ciers et que sont les uhlans. On leur conserva, en les enrégimentant, Toriginalité de leur mise exotique. Ils étaient accoutrés à la turque, rasés, et portaient des moustaches qui les faisaient ressembler à des Kalmouks. Sur leur tète enlaidie à dessein, était posé un
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bonnet de fourrure. « Ils avaient pour unique vêtement une veste étriquée et une culotte large par en haut, étroite par le bas, par-dessus laquelle ils chaussaient des bonincs. Tout cela était porté à cru sur le corps ; pour séparer du mauvais temps, ils avaient une peau de tigre qu'ils tournaient du côié d'où venait le vent. » On conviendra qu'un tel mélange d'éléments hétéroclites ne saurait être sérieusement qualifié de moresque ou de turc. Nous en retrouvons un non moins singulier dans l'uniforme des dragons, qui fut également une création nouvelle de la fin du siècle. Ceux-là étaient chaussés de longues guêtres de cuir et coiffés d'un bonnet à pointe retombant sur l'épaule et garni d'une fourrure. Enfin, les Suisses et les archers écossais, avec leurs hoquetons tailladés et multicolores, étaient aussi des échantillons de modes exotiques et surannées.
« Mais, lorsqu'on voit le soldat des derniers temps du règne de Louis XIV, dégarni de rubans et de plumes, uniformément habillé de drap, avec la buffleterie, la taille serrée, l'épée au flanc et le fusil à baïonnette sur l'épaule, il n'y a plus lieu de songer au vieux temps; c'est bien le combattant des armées modernes qu'on a sous les yeux, l'homme équipé pour se mouvoir et marcher sans fin, qui porte dans sa main le fer et le feu, et, sur tout son extérieur, l'empreinte de la discipline. « (QuiCHERAT.)
De 171 5 à 1740, nous n'avons pas de changements fondamentaux à constater : c'est un acheminement lent