CHAPITRE XVIII
De toutes parts, on cre'ait des corps nouveaux : corps étrangers, tels que les corps des Croates, des Galliciens, des Corses, des Basques; corps indigènes de volontaires et de chasseurs. On s'habituait à la variété des uniformes; on y cherchait des innovations.
Fig. 171. — Garde française : lyn (Chéreau).
Ainsi, pendant la guerre de succession, le gris et le brun, dans Thabillement de Tinfanterie, furent remplacés par le blanc. « La forme de Thabit devint plus dégagée. On réchancra sur le devant, atin de mettre à découvert le ceinturon, qui fut porté sur la veste. On ajouta des revers de couleur sur la poitrine, des pattes boutonnées sur les épaules, et les pans furent boutonnés par derrière.
« Après 1760, la veste et la culotte furent de tricot de couleur blanche, comme Thabit. Des guêtres Ion-
gues furent ajoutées au bas, afin de protéger les jambes du soldat. Le tricorne reçut aussi une forme plus commode. Tout à la fin du règne de Louis XV, le casque fut essayé dans quelques régiments d'infanterie à la place du chapeau.
« Outre les compagnies de grenadiers attachés à chaque bataillon, il y eut des régiments de grenadiers dits de Finance, qui portaient Phabit bleu à revers rouges. Les uns portaient le tablier de cuir et la hache; les autres la pelle et la pioche. Tous étaient coifi'és d'un bonnet d'ourson à haute forme, « On reconnaît en eux le premier type du sapeur, que nous avons vu disparaîte récemment avec le second Empire.
La mise de la cavalerie régulière fut composée de gris blanc et de bleu ; le rouge était toujours le signe distinctif des troupes d'élite de la Maison du roi. Les cuirassiers eurent l'habit de couleur chamois. Lliabitveste, d'origine polonaise, était inauguré par le régiment étranger, Royal-Allemand. La veste de peau fut remplacée par un nouveau buffle, gilet rembourré d'un épais plastron. La culotte de peau était de rigueur pour toute la cavalerie, ainsi que le manteau et les longues bottes. Enfin, la double épaulette fut inventée dans un but de protection.
Le costume des hussards fut francisé au point d'être, à peu de chose près, ce que nous l'avons vu avant la dernière guerre franco-allemande. Ils avaient le schako à aigrette et flamme déployée, la pelisse de drap doublée de peau de mouton, le doliman, une écharpe de laine en ceinture, une culotte longue décorée d'agréments en cordonnet, une sabrctache et des