CHAPITRE VI
Notre cadre restreint nous interdit de parler du harnachement, de rhabillement du cheval, selles, housses, etc.; nous renvoyons à Pouvrage de M. Demay, oii cette partie est savamment traite'e. G^est à lui aussi que nous adressons ceux qui voudraient se renseigner sur Torigine et riiistoire des armoiries.
„ . -, . . j , . Tressoir. (Demay.)
Costume féminin. — Le chainse (fil, laine ou soie), porté sur le corps à cru, ne paraît que par la broderie de Tencolure etle poignet des manches.
Fig. 64.
Fig. 65-66. — Costume féminin sur les sceaux (Demay).
Le bliaud était étroit et long au point de traîner à terre par derrière. Les manches en sont tantôt étroites, tantôt larges à Texcès : larges, elles étaient garnies
d"'orfrois, ou broderies d''or ; étroites, elles se continuaient, à partir du poignet, par une large pièce d'étoffe descendant presque aussi bas que le bliaud.
Le pelisson, gilet de fourrure enfermée entre deux étoffes, se portait entre la chemise et le bliaud.
« On eut ridée, dit Quicherat, de porter extérieurement une sorte de gilet dérivé certainement du roque carolingien. Cette pièce, ajustée sur le buste comme une cuirasse, en dessinait toutes les formes. Elle s^agrafait sur le côté. Son nom paraît avoir été gipe ou gipon, première forme des mots jupe, jicpon, qui, jusqu'au xvii° siècle, ne cessèrent de désigner un justaucorps. » La gipe était d'étoffe gaufrée , serrée par un ceinturon et une ceinture à bouts pendants. Les femmes portent, comme surtout, le grand manteau, la chlamyde ou la cape agrafée sur la poitrine.
Leurs cheveux étaient séparés au milieu du front et tombaient en grosses tresses ; à ces tresses elles mêlaient des orfrois. Enfin, on appelait tresson ou trécouer un bandeau orné.
Ajoutons que les femmes n'avaient pas le droit d'entrer ainsi dans les églises : elles devaient ramener un pan de leur manteau ou une guimpe sur leur coiffure.
Fig. 67.
Figure du portail
de Saint-Denis ^.