‹ Le costume en FranceChapitre 42 sur 117 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

linge, nous avons dit qu'on portait, par les temps froids, des pelissons sur le chainse. Au xiii" siècle, on appelait ces gilets hygiéniques doublets ou fut aines.

Le bliaud tomba en disgrâce vers i23o et fut remplacé par le surcot. Le surcot était quelquefois sans manches, quelquefois avec des demi-manches, quelquefois aussi .avec de fausses manches qui retombaient dans le dos ; on en vit de si étroites qu'il fallut les ouvrir dans leur longueur et les munir d'une garniture de boutons.

La noblesse déploya un grand luxe dans l'ornementation du surcot.

L'étoffe dans laquelle on le taillait était assortie à la couleur du champ des armes seigneuriales. Les armoiries, les blasons étaient, non plus peints, mais richement brodés à différentes places du vêtement. Le surcot des femmes était largement ouvert sur la

Fig. 7Ç). — Pierre tombale ( 233).

(Stanislas Prioux, St Yved de Braine.)

poitrine, mais strictement Joint, au cou, par un bijou. Il descendait Jusqu'aux pieds, serré à la taille par la ceinture ; puis la ceinture disparut et on laissa un grand pan d'étoffe bala3''er le pavé par derrière. On s'arrangeait pour montrer, aux manches, un échantillon de sa chemise ; puis on raccourcit si bien ces manches qu'il n'en resta plus du tout. « Ce ne fut pas assez, dit Quicherat; on trouva moyen de montrer quelque chose de la cotte en pratiquant au surcot des ouvertures latérales, par où apparaissait non seulement la cotte, mais encore la ceinture, reléguée alors sur la cotte. » Mais les hommes semblent s'être piqués au Jeu. Ils découpèrent le bas de leur surcot en languettes et y pratiquèrent ensuite des fentes de tous côtés, pour mieux laisser voir, non pas leur cotte, mais leurs chausses et leurs souliers. Vers 1290, un changement s'opéra; les dames revêtirent deux surcots et celui de dessus, tout en restant ajusté aux épaules, devint ample et flottant du bas. La jupe tombe librement sans ceinture et traîne à terre; ses manches ne dépassent pas le coude : c'est la cotardie. Vers 1340, les manches de la cotardie deviennent pendantes à partir du coude.

Le vêtement de dessus fut la chape que nous connaissons, le manteau-chlamyde, nommé souvent tabard et la housse; le manteau, l'antique manteau, était fermé à l'encolure sur le côté droit, pour que le bras put passer par l'ouverture des lés, et garni d'une courte pèlerine. La housse^ dit Quicherat, est définie comme une dalmatiqûe. Elle est fendue des deux côtes et a des ailerons rabattus sur les épaules. La chape des femmes ne Joignait pas; un cordon la tenait entr'ouverte à

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