CHAPITRE VII
volonté, plus ou moins drapée sur les épaules. Comme le capuchon a disparu, rien ne brise les grands plis
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Fig. 8o-3i. — Pierres tombales (122 1). (Stanislas Prioux, op. c:t.)
qu'elle fait par derrière. Mantels et chapes sont d'une grande richesse, doublés de fourrures et frappés d'armoiries.
98 LECOSTUMEENFRANCE.
Sous les règnes de Louis le Gros, de Philippe Auguste, de saint Louis, on continua de porter les braies, pantalons assemblés par pièces, bouffants et courts, attachés à la taille par un ceinturon [braier].
Les souliers allongés en pointe, ou à pigache, ne sont pas sortis de mode; loin de là, nous les retrouverons encore au chapitre suivant; mais la pointe n'a rien d'exagéré. On porta encore les lieuses ou houseaux en guise de bottes; et, comme chaussure légère, les estivaux de velours et de brocart.
La coiffure virile fut la coiffe, déjà nommée; mais ces bonnets, de toile blanche plus ou moins fine, s'attachaient sous le menton et ne protégeaient guère la tête. Aussi mettait-on par-dessus des chapeaux véritables et très ornés. Les mêmes coiffures étaient souvent de mise pour les deux sexes. Tel est le cas de la huque ou capuchon et du chaperon, qui, d'abord porté sous le chapeau, fut ensuite porté seul; on le contourna de diverses manières, par exemple, en ramenant l'ampleur de l'étoffe en plis sur le sommet de la tête. Il se terminait en une pointe qui tombait sur le cou [coi^nette].
Plus variée fut la coiffure des femmes. Jusque vers 1280 elles divisèrent leurs cheveux sur le front et les enroulèrent en arrière de la tête : ce fut le temps des chapeaux. On trouve dans le Livre des métiers d'Etienne Boileau, prévôt des marchands, ouvrage rédigé sous saint Louis, la mention « des chapeliers de fleur, de feutre, de coton, d'orfroi et de paon, des fourreurs de chapeaux, etc. » Les chapeaux de fleurs [chapel:{ de Jlors) emblématiques n'étaient que des couronnes; jeunes gens et jeunes filles s'en paraient également. Les