CHAPITRE VII
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ceinturon. Une dague, ou miséricorde, raccompagnait.
Pendant le siècle qui nous occupe, la longue lance des cavaliers, appelée désormais glaive, demeura sans changement; on substitua au gonfanon la bannière carrée et le pennon triangulaire.
Les gens de pied qui assistaient leurs seigneurs à la guerre eurent de plus en plus la licence de monter à cheval et de s'armer à leur guise.
Leur armure fut l'armure àe. plates, c'està-dire Tancienne brogne à plaques de métal, le bassinet, le chapel et la targe, la rouelle ou le talevas^ sorte de boucliers ronds et carrés.
Nous n'entrerons pas dans le détail des armes offensives. Elles sont très nombreuses à cette époque et leur description trouvera mieux sa place dans une histoire spéciale de l'armure et de l'armement.
Iconographie. — Si nous n'avons pas parlé de l'habillement du vilain, de celui qui ne porte pas les armes, c'est qu'il reste celui que nous connaissons et que les miniatures et les vitraux le traitent avec un certain dédain. Nous avons tiré des miniatures des figures de l'habillement civil ; mais, pour le costume noble et chevaleresque, nous avons préféré nous en
Fig. 88.
Sceau du Sire de Joinville.
(Firmin-Didor, éd.)
rapporter aux pierres tombales, aux sceaux, et aux médailles. Pour être traite's avec une certaine naïveté, les détails nY sont pas moins fort clairs. Les monnaies des croisés, les sceaux et le vitrail de la cathédrale de Chartres que nous reproduisons évoquent à nos yeux les chevaliers et les hommes d'armes qui firent la grandeur du xiii*^ et de la première moitié du xiv*^ siècle.