‹ Le costume en FranceChapitre 63 sur 117 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

le bas du corps dans une sorte de cloche illogique est

tig. 112. — Le roi François I*"''.

le passage décisif de Tantique draperie aux formes convenues du costume poste'rieur.

Aux fêtes de la cour, multipliées comme on ne l'avait jamais vu, et sous les yeux d'un roi qui raffinait en tout, les femmes vinrent pour la première fois s'asseoir au milieu des hommes; Pémulation accéléra le mouvement ascendant du luxe. Les ordonnances somptuaires furent de plus en plus vaines. Le roi ne donnaitil pas à la fois l'exemple et l'encouragement? Le roi ne faisait-il pas cadeau aux dames d'habillements complets, variés à chaque cérémonie, bals, voyages, chasses ? L'entrevue du camp du Drap d'Or ne fut-elle pas un ruineux éblouissement?

Les Italiens et les Espagnols qui affluèrent en France, la captivité même de François I" dans les États de Charles-Quint exercèrent une forte influence sur la mode. L'admirable exactitude de Rabelais donne la valeur d'un document graphique à ses descriptions. Qu'on se rapporte à l'énumération raisonnéedes pièces du costume des deux sexes qu'il donne dans le chapitre de la brillante utopie de l'abbaye de Thélème, et on aura les renseignements précis dont voici la substance sur le costume des gens de cour.

Les chausses sont encore d'étoffe, mais d'étoffe légère (serge, étamine, lainages minces). Comme nous l'avons dit, le goût du déchiquetage étant dominant, les jambes sont recouvertes jusqu'au genou de plusieurs genres d'étoffes, de bariolages en spirale, obtenus par des transparents et des entre-deux, et souvent différents à chacune des* jambes.

Les haiits-de-chausses, ajustés ou bouffants sont tailladés à plaisir; on a ajouté à leur partie supérieure un bouffant d'étoffe plissée qu'on appelle le tonnelet, ou la

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