‹ Le costume en FranceChapitre 64 sur 117 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

trousse et qui s'accommode avec la braguette. Par les £revés du velours apparaissent, chiffonnés avec art, des

Fig. iij. — Claude de Guise, d'après une peinture de 1526. (Duplessis, Costume historique.)

satins et des taffetas hvoàés, pourjilés (brodés) de cannetilles, de ganses variées.

Le pourpoint est un pesant chef-d^œuvre de broderie,

une véritable cuirasse faite à Taiguille. On ne saurait trouver de règle à la fantaisie qui découpe ces appliques de drap d'or, de damas, et réunit les parties distinctes par des aiguillettes ou de riches fermaux. Le haut du buste laisse voir la chemise : on y porte les premières collerettes et manchettes plissées et Pencolure se dégage hardiment de Pépais plastron du pourpoint qui n"'est en réalité qu'un gilet, devenu principale pièce d'accessoire qu'elle devait être.

Le saie a pris la place de la robe et du surcot, il laisse voir le pourpoint et est muni de larges manches.

La chamarre et la casaque sont largement drapées, les manches (il n'y en a souvent qu'une), fendues jusqu'en haut et retenues de place en place par des bijoux.

La robe est maintenant un manteau, un ample vêtement de dessus à collet, qui s'arrête au genou. Le mouvement des bras lui donne des plis simples d'un bel effet; on peut, d'ailleurs, en passer les pans dans la ceinture.

a Les robes sont autant précieuses comme celles des dames, dit Rabelais;... et les ceintures de soie; et chacun a la belle espée, le fourreau de velours de la couleur des chausses; le poignard de même. » Il faut remarquer cette introduction de l'épée et du poignard dans une tenue qui n'est ni la tenue de campagne ni celles de fêtes du genre des tournois.

Enfin on se coiffe concurremment de chapeaux qui ont les bords 'tantôt exigus, tantôt excessivement larges, et de bonnets^ ou toques «garnis de forces bagues et boutons d'or, la plume blanche mignonnement partagée de paillettes d'or au bout desquelles pendoient beaux rubis,

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