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CHAPITRE XIV

bizarreries des modes, depuis le xvii" siècle jusqu'à rheure présente, comme le remarque fort bien Louandre, paniers, tournures postiches, manches à gigots, tailles comprimées jusqu''à déformer le buste, fausses hanches, crinolines, volants, tout cela se retrouve sous d'autres noms dans la parure des femmes du xvi" siècle.

Fig. 138. — Costumes de l'époque Louis XIII.

Sous le règne de Louis XI 11, quand on considère d'un peu haut les évolutions du costume, on voit qu'il resta, sauf de faibles modifications, ce qu'il était à la mort de Henri IV, au moment du déclin définitif des modes de la Renaissance. Il nous semble que les hommes ont rarement porté, dans l'histoire, un costume plus seyant et plus noble que fut celui-ci. Il est vrai qu'au sortir des extravagances que nous venons de décrire dans les chapitres précédents nous sommes plus

i8o LE COSTUME EN FRANCE.

faciles à contenter en fait de sobriété. Agrippa d'An-

Fig. 139. — Costume d'écuyer sous Louis XIII

(d'après Crispin de Pas).

bigné était moins indulgent que nous lorsqu'il persiflait les modes des premières années de Louis XIII.

i82 LE COSTUME EN FRANCE.

« Pour paraître à la cour, dit-il en vrai puritain, il fault un pourpoint de quatre ou cinq taffetas Fun sur l'autre et des chausses dans lesquelles, tant frise (toile de frise) qu'escarlate, Je puis vous assurer de huit aulnes d'estoffe pour le moins... Fault porter en esté cette embourrure (le lodiej']. Puis après vous fault des souliers à cric ou à pont-levis, décolletés jusqu'à la semelle... Il y a après la diversité des rotondes à double rang de dentelles, ou bien fraises à confusion... etc. »

Voici à ce sujet l'analyse de l'excellent commentaire de Quicherat. Les lodiers en question sont les chausses flottantes qui ont détrôné les poires des galants du tempsde Henri III,etles chausses découpées enlanières; d'Aubigné les compare à des couvertures de lit et entend se railler de leur ampleur. « Vers 1628 on disait avec une intention également ironique : hauts de chausses à fond de cuve. » Puis, tout cela changea, l'habillement des cuisses descendit, sans ampleur ridicule jusqu'au milieu de la jambe, à peu près au point où les bottes arrivaient. D'après Quicherat, l'idée de cette réforme aurait été suggérée par l'introduction an pantalon, sobriquet par lequel on désignait les longues culottes de certains personnages de la comédie italienne popularisés par les ballets auxquels la cour prenait grand plaisir. Se figure-t-on Richelieu dansant la sarabande devant Anne d'Autriche, vêtu d'un pantalon de velours vert agrémenté aux jarretières de sonnettes d'argent?

« Le pourpoint est toujours le pourpoint à la Henri IV garni d'épaulettes et d'ailerons; mais il descendait en pointe à la ceinture. Il était tailladé menu sur toute sa superficie, ou à grandes fentes seulement

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