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CHAPITRE XIV

bcnt tout droits. Aux crevés ont succédé les bouillonnes. Emmanchures et encolure sont garnies de rebras ou de manières de cravates (rabats) en dentelle. Mais si nous arrivons aux belles années de Louis XIII, nous trouvons qu'une sorte d'atticisme a prévalu sur ces débris

Fig. 144. — Portraits et costumes, d'après Lcnain.

de modes surannées. « Rien de plus gracieux, dit Quicherat, que la coupe de Thabillement depuis les épaules jusqu'aux pieds. Pour la première fois depuis des siècles, le buste se montra sans être déformé par la robe. Celle-ci était devenue une espèce de manteau ajusté ou redingote largement ouverte. Très étoffée par derrière, elle formait de gros tuyaux sous la taille qui était haut placée dans le dos et faisait chute des deux côtés vers les hanches. Elles traînaient par le bas. De larges manches

fendues dans toute leur longueur, se fermaient au milieu du bras par un nœud de ruban. »

On voit que le mot robe a conservé intacte sa signification première de manteau, de surtout.

La robe, au sens que nous entendons aujourd^iui , est constituée par la jupe ou jupon, ou, pour mieux dire, par un bas de jupe et un corps de jupe, termes qui s'expliquent d'eux - mêmes. Au temps qui nous occupe le bas de jupe tombait en beaux plis, mais sans ampleur exagérée, jusqu'à terre; le corps de jupe, lacé ou agrafé, était échancré fort bas et garni de pans tailladés. On voyait tout le devant de ces deux pièces par Técartement des lés de la robe. Un demi-ceint, une tresse de soie garnie de morceaux de ciselure pendait sur la jupe; on y accrochait les menus objets nécessaires au

Fi:

Costume sous Louis XIII

(P. Lacroix, d'après A. Bosse).

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