‹ Le costume en FranceChapitre 84 sur 117 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

ménage. Un tichu léger, garni d'un col de dentelle [rabat] ceignait gracieusement le cou.

En même temps qu'on dégageait cette partie du

Fig. 14(3 et 147. — Dame et seigneur sous Louis XIII (Paul Lacroix, d'après A. Bosse;.

corps on commença à ne plus couvrir la tête. Le chaperon, toujours en faveur chez les gens du commun, et de rigueur sur la tête des veuves, disparut vers 1620 de la toilette élégante. On n'en donna que plus de soin à l'arrangement des cheveux, à l'ajustement des hautes

perruques, à la frisure des mèches. On fit avec tout cela une sorte de dôme étiré en hauteur, grâce à des tampons. A peine posait-on sur cet édifice quelques nœuds ou quelque menues voilettes de dentelle, analogues au bonnet des dames anglaises de nos jours.

Un gros changement moral, c'est que les femmes devinrent des ménagères, vaquèrent aux soins domestiques et reprirent leur rôle de mères de famille avec des habitudes plus sédentaires. Entourées de leurs servantes, les dames de la bourgeoisie, de ce tiers état qui acquérait tant d'importance, allaient et venaient au logis dans une tenue d'intérieur fort simple, couvertes d'une casaque qu'on nomma jupon ou veste. Quicherat remarque que les commères, les servantes, les paysannes, ne portaient pas la robe qui les aurait gênées; « elles s'habillaient de la hongreline et du tablier par-dessus le bas de jupe. Les trois pièces font encore partie, dit-il, du costume des sœurs de charité dont l'institution remonte au temps où régnait cette mode ».

Les occasions de se parer étaient devenues plus rares; elles ne manquaient pas cependant. Les bijoux, les gants étaient fort recherchés. La mode des masques s'en allait; mais celle des mouches était soigneusement conservée par les élégantes.

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