‹ Le costume en FranceChapitre 94 sur 117 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

cière ; les touffes latérales furent appelées cadenettes. Bientôt on enferma la queue dans une bourse ornée; regardée d'abord comme "négligée, cette innovation fut ensuite fort suivie; puis, pour la tenue sans façon, on inventa autre chose : le catogan, un court et gros nœud

Fig. 155. — Costumes de l'époque de Louis XV, d'après le tableau de Dumont (Louvre).

de cheveux rattaché par un ruban et pendant sur la nuque. Sous Louis XV, les postiches n'avaient pas cédé la place et changèrent plusieurs fois de nom. \ perruques carrées, de bichon, à la Sartine, à la circonstance, à la moutonne; chaque classe adoptait un modèle différent; les ecclésiastiques, les petits abbés eurent le leur; les militaires avaient la brigadière; les magistrats la perruque à boudins; les valets et les cochers la perruque à bourse. Cest la queue et le catogan qui l'emportèrent sous Louis XVI, et jamais on ne mit autant de poudre qu'à cette époque.

aïo LE COSTUME EN FRANCE.

Le chapeau tricorne régna sans mélange sous Louis XV. Nous avons vu qu'il avait son origine dans le grand feutre à bords appliqués sur la forme du siècle précédent. Le lampion ne se modifia guère ; un galon, une cocarde, suffisait à Torner. Sous Louis XVI , le tricorne resta de cérémonie; « les anglomanes, dit Quicherat, préféraient le jackey ou jockey, tout petit chapeau rond. » On le porta aussi avec le négligé de mode cavalière dont nous parlions tout à rheure. A la fin du règne, le tricorne perdit une de ses cornes et la face antérieure fut un des bords retroussés.

On sait bien que les arbitres de la mode portaient des talons peints en rouge; c'étaient de hauts talons ajustés à de fins souliers bas. Sous Louis XV, les bouts furent de nouveau taillés en pointe; à la place de la rose enrubannée du règne précédent, on y mit des boucles et le talon haut s'en alla aussi vite qu'il était venu. Les bottes à revers complétaient la tenue de l'habit lévite ci-dessus mentionné.

L'épée, portée avec l'habit à la française, ne se mettait pas avec le frac.

Coslume féminin. De ij i5 à ijSo. — Contradiction bizarre. Les femmes, lorsqu'elles eurent essayé des corsages ajustés, ne les quittèrent plus; mais il était réservé à la régence de voir éclore une folie sans égale, sinon sans précédent : tout d'un coup on vit la robe des femmes prendre dans .la partie inférieure un développement extraordinaire. Les vertugadins furent, vers 17 18, reproduits et acceptés avec enthousiasme sous le nom de paniers. « C'était, dit V Encyclopédie, une espèce de

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