CHAPITRE XVI
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plus haut étaient de larges entonnoirs à plusieurs rangs superposés.
Le mantelet à capuchon, la mantille de gaze et les^c/z2/5 de mousseline garnissaient les épaules. Le ta-
Fig. 157. — Costume de dame de la cour sous Louis XVI.
blier était réservé aux jeunes filles qui ne portaient pas de paniers et dont la robe fermée en fourreau était d'une simplicité de meilleur goût que celles des femmes.
Règne de Louis XVI. — La jeune reine Marie-Antoinette donna le ton et l'exemple à la cour la plus
élégante qui fut jamais. Elle avait un entraînement incroyable à la toilette; aussi tout en vint-il bientôt à des excès qui n'auraient pu durer, si la Révolution n'avait précipité la catastrophe. « On n'imagine pas, dit Quicherat, ce que la grande tenue exigeait de garnitures. Les paniers, approchant de leur fin, atteignirent leur plus grande ampleur ; il y en eut de quatre et cinq mètres de tour. La superficie de Pétoffe étalée par-dessus était couverte de nœuds, de coques, de bouquets de fleurs et de fruits, de bouillons de gaze cousus en long, en large, en travers, sans compter les falbalas, sans préjudice des rangs de perles ou de pierreries. Voilà pourquoi le prix d'une robe pouvait représenter une fortune, »
Le tulle, la toile de Jouy, le réseau, etc., ainsi façonnés portèrent des noms étranges qu'on retrouve dans les mémoires du temps, et les nuances nouvelles qu'on essayait chaque jour n'étaient pas moins singulièrement baptisées.
La toilette ordinaire comportait : le caraco, veste à longues basques, qui prit la ressemblance d'une robe coupée net au dessous de la taille; la. polonaise, jupe écourtée et relevée de façon à former deux pans latéraux, ou ailes et un pan postérieur, ou queue ; V anglaise, ou redingote largement ouverte; la lévite, ou peignoir à ceinture.
Des pièces de gaze, de dentelle, de blonde se roulaient autour du cou.
Le goût du champêtre et la grande gaieté du temps s'accommodaient des étoffes les plus claires et les plus légères. A aucune époque, le costume