MAJORQUINS, : N
Fermier des environs de Palma ; 1835. NP,
Chapeau à larges ailes ; cheveux taillés à la mode du Paysan en costume du dimanche; 1778. moyen âge; visage complètement rasé; cape étroitement boutonnée; culotte bouffante; bas bleus; souliers découverts.
Chapeau en poils de chat sauvage (moine) aux bords relevés des deux côtés ; large rabat en toile; tunique blanche boutonnée jusqu’à la ceinture et formant une jupe qui couvre une partie de la culotte bouffante; veste de soie; frac; cape noire à large collet; bas Garçon de ferme; 1855. blancs ; souliers à boucles ; canne de jonc,
Mouchoir d'indienne roulé sur la tête en manière de turban ; veste courte sur une chemise bouffante ; cravate de laine; large culotte; bas blancs et sou-
Berger ; 1818, liers. Le fardeau qu'il porte oblige ce garçon de
ferme à tenir son chapeau à la main.
NCIS
Chapeau à larges bords ; le cou est nu ; deux tuniques en étoffes de couleurs différentes sont croisées sur N° 2, 4 et 7. la poitrine et serrées à la taille par une ceinture à large boucle de cuivre ; besace portée en bandoulière ; calecon bouffant d’étoffe fabriquée dans le pays; Chapeaux de feutre (fig. n°° 4 et 7); sur la chemise, jambes seulement couvertes de guêtres de cuir; sou- d’un blanc toujours irréprochable, le guarde-pits, liers lacés, gilet, et le sayo, veste de drap courte et collante;
Cultivateurs; costume actuel,
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culotte bouffante; bas de fil ; souliers à boucles ou à cordons. La fig. n° 7 a de plus une ceinture en cordelière. e
Nos 3 et 5.
Femmes de cultivateurs; costume actuel.
Rebozillo, guimpe blanche de dentelle ou de mousseline
composée de deux pièces superposées : l’une, nommée rebozillo en amount, est posée un peu en arrière de la tête et passe sous le menton comme une guimpe de religieuse ; l’autre, appelée rebozillo en volant, forme pélerine sur les épaules. Cette coiffure, commune à toutes les classes, est en indienne chez les femmes du peuple (voir la fig. n° 7 dela planche la Grue, Espagne), ou d’une mousseline moins fine relevée par un ruban de soie de couleur.
Les cheveux sont séparés en bandeaux sur le front; autrefois, ils étaient attachés par derrière et, en sortant du rebozillo, retombaient en une grosse tresse flottant dans le dos et se relevant sur le côté, passée qu’elle était dans une ceinture, comme le montre la fig. n° 2 de la planche ci-dessus désignée; les jours de semaine, la chevelure non tressée restait en estoffade, c’est-à-dire flottante,
Corset baleiné recouvert de soie noire ; les manches, fort étroites, s'arrêtent à l’avant-bras; jupe d’indienne chez la fig. n° 8, et de percale chez la fig. n° 4, Ces dames ne portent pas de tablier, cette pièce du costume étant généralement réservée aux femmes de condition inférieure. Éventail à la main et point de bijoux, contrairement à ce qui caractérisait le costume des Majorquines d'autrefois.
MINORQUINS.
Paysan en costume du dimanche ; fin du dix-huitième siècle.
Costume empreint de la tradition arabe : chapeau de feutre à larges bords ; mouchoir autour du cou ; tunique ornée d’une ceinture en cordelière; pantalon large descendant jusqu’à la cheville; souliers plats ; grand manteau rouge drapé sur les épaules.
Paysanne de la même époque.
Sur le rebozillo garni de rubans noués sous le menton, les Minorquines portent le mentèle, variété de la mantille, pièce de drap qui se retire dans l’intérieur de la maison. Ces femmes se parent quelquefois du floqué, espèce de collerette rappelant les anciennes fraises (voir les figures n° 4 et 5 de la planche la Grue).
Camisole d’étoffe ouverte sur le cou, aux manches étroitement fermées sur le poignet; jupon court attenant à la camisole; les plis de ce jupon sont disposés de manière à exagérer la largeur des hanches, Bas à coins brodés. Souliers tailladés au-dessus des orteils et garnis de larges talons. Éventail et chapelet.
Les n° 1 et 6 sont tirés de l'Encyclopédie des Voyages, de Grasset de Saint-Sauveur. Les n° 2, 3, 4 et 5 ont élé reproduits d'après des aquarelles de MM. Bastinos el Garcua. Le n° 7, d'aprés une photographie de M. Laurent.
Les n° 8 et 9 proviennent de la Collection de trajes de España, de la Cruz; Madrid, 1777. Le n° 11 est reproduit d'après une lithographie de Lecomte, datée de 1818.
Voir, pour le texte : Grasset de Saint-Sauveur, Voyage dans les îles Baléares et Pityuses, 1807. — Alex. de Laborde, Itinéraire descriptif de l'Espagne (tome V), 1809.— Georges Sand, Un Hiver à Majorque, 1837. — Æ. Lacroix, Iles Baléares et Pityuses (Univers, Didot, 1863). — M, Élisée Reclus, Géographie universelle, Hachette, 1875.
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