AIRE
Paris
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et,
Emp Firmin Didot
Pour suivre la description en détail de ces planches et éviter, autant que possible, les redites dans ce petit travail d'ensemble en simplifiant les désignations, nous laisserons de côté le signe habituel de chacune de nos planches, lequel signe doit servir au classement général de l'ouvrage. Nous y ajouterons comme sous-signe un numéro plus facile à employer pour les renvois fréquents que nous avons à faire ici d’une planche à d’autres.
On trouve donc sous le signe de la Hotte, le n° 1,
Les sous le Lapin le n° 2,
—— sous l’E couronné le n° 3,
— sous l'A O le n° 4, — sous l’A V le n° 5, — sous l’A X le n° 6.
Pour empêcher la confusion dans les désignations des planches ou de leurs détails, nous
nd
Fig. 1. — Costume de fiancée de l’île de Marken. — Marken, marche, de l'allemand mark, signifiant au moyen âge la frontière d’un pays ou d’un district, est une petite île ayant fait partie du continent de la Frise occidentale, le Friesland ou Vriesland hollandais, dont elle fut détachée par une tempête au treizième siècle. Depuis cette époque les habitants paraissent n’avoir rien changé à leur costume. Les hommes sont tous pêcheurs ; leurs grandes barques, doggereau et buiden, vont faire la pêche du hareng dans la mer du Nord; les petites, leurs botters, sont affectées à la pêche des anguilles, des plies, des chevrettes, etc., dans le Zuiderzée. Les femmes boucanent les harengs, les sorets.
L’habillement des markenaars, transmis de père en fils, n’est point compliqué; sombre et sans linge voyant, égayé seulement pär les disques d'argent qui servent de boucles et d’agrafes et sont d’origine germaine, cet habillement sévère se rapproche beaucoup de celui des pêcheurs de l’île d'Urk (voir fig. 1, pl. n° 5). Il n’est pas sans analogie avec l’ancien costume espagnol. Le costume des femmes est beaucoup plus typique. Elles laissent voir leurs cheveux, ce qui est une grande curiosité en cette partie des Pays- Bas où la chevelure est d'ordinaire entièrement dissimulée sous un casque d’or ou d'argent. La fig. 7 de la pl. n° 5, qui est une autre femme de Marken dans ses atours journaliers, montre les cheveux tombant en longues mèches blondes des deux côtés du visage.
indiquerons sous la rubrique de figures ou motifs les exemples numérotés en détail. Enfin quand nous disons simplement ici n° 1, n° 4, nous entendons la pl. n° 1, ou la planche
Ce fait seul confirmerait l’origine de ces insulaires, considérés comme ayant dû faire partie des populations germaniques lancées sur l’Europe par les grandes invasions. Ces Germains se font gloire d’avoir conservé intacts les costumes et les mœurs de leurs ancêtres. Leur type est très différent de celui des Hollandais du continent, Ils se marient entr'eux, et jamais avec leurs voisins,
Le costume que toutes les femmes de Marken portent sans exception, depuis la fillette allant à l’école jusqu’à la grand’mère courbée en deux, est unique dans le monde connu ; il contribue à donner à ces femmes, qui ont un air résolu et presque sauvage, un aspect particulier auquel rien ne ressemble. Quoiqu’elles soient hautes en couleur (l'air de la mer ne tolère pas la pâleur), le visage maigre, l’enfoncement des grands yeux bleus de ces filles ro-
‘ bustes, annoncent la vie de privations des Markenaars
qui ne se nourrissent que de poissons, de fèves et de pois. Jamais de bière, jamais de liqueur ; du thé, du café faibles, c’est l'ordinaire.
La fiancée est dans tout l'éclat de la parure du treizième siècle. Bonnet de fin lin, rappelant la forme de la mitre d’évêque, bordé au sommet d’un ruban de soie rouge ; contour inférieur formé de deux autres rubans, l’un noir, l’autre rouge , entourant le front en diadème. Ce bonnet est recouvert d’une gaze fine, transparente, avec un bord de dentelle s'appliquant sur les rubans noir et rouge. Les cheveux blonds,
non frisés, lessivés selon la coutume avec un mélange de savon et d’alcali, ne se montrent ici qu’en quelques boucles légères, Le costume se compose d’une chemisette de fine toile, avec un tour de gorge brodé en noir, Les manches de cette chemisette, visibles entre l’épaule et le coude, se terminent un peu au-dessus du poignet par un bord orné de figures brodées en noir. Une pièce d’étoffe rouge, qui s'attache autour du cou, couvre la poitrine et la gorge; cette espèce de bavette est surmontée d’une camisole sans manches, de même couleur, attachée en haut par une large agrafe d’or, en bas par un lacet, sans compter les galons de rubans de diverses couleurs. Enfin, par dessus la camisole rouge, se trouve une autre camisole ou veste jaunâtre très ornée de fleurs de toutes sortes de couleurs. Cette dernière camisole à larges épaulettes, et à fleurs par devant comme par derrière, est affermie sur les hanches par des baleines posées verticalement. Les manches brunes qui couvrent une partie des bras sont des pièces détachées de l’habillement. La jupe, généralement bleu foncé, est decellessous lesquelles les femmes qui fontétalage de leur richesse superposent jusqu’à sept jupons. Le grand tablier blanc, à plis verticaux marqués au fer et froncé horizontalement, est des plus caractéristiques. Un mouchoir de cou légèrement noué par devant et dont les pointes sont garnies de glands, des souliers à petite boucle d'argent dans laquelle passe une patte non repliée, complètent cet ajustement des fiançailles.
On ne connaît point à Marken de distinction de rang ni d'état; le costume, commun à toutes les classes, consacre par un trait visible l'égalité des conditions sociales, Les personnes mariées ne s’habillent point comme celles qui ne le sont pas. Le bonnet de l'épouse est brodé en noir, par derrière, des lettres initiales du nom de son mari : précaution qui rappelle encore les temps de barbarie où l’on marquait sa femme, comme on marque son bétail. Les fleurs de la camisole supérieure, qui sont des roses au nombre de sept pour les filles nubiles, sont seulement au nombre de cinq pour celles qui ne le sont point. Le costume ordinaire est de même coupe que celui des jours de fête, de foire, de noces, de fiançailles, avec cette différence que si, par exemple, la fiancée est vêtue de blanc, toutes les femmes de sa famille et de sa société doivent être aussi vêtues de blanc ; ou que si la fiancée se marie en rouge, le rouge sera la couleur du costume des femmes qui l’accompagnent, Les femmes de ces pêcheurs n’ont pas de
bijoux sur le front, et portent de simples pendants d'oreilles. En temps ordinaire, on voit la cornette blanche, très rehaussée sur le devant de la tête, laissant passer au-dessous du front des cheveux retroussés qui semblent vouloir rejoindre par le haut la cornette, et les deux longues boucles tombant de chaque côté du visage. Par les larges emmanchures d'un pourpoint noir, ouvrant sur l’épaule, passent les bras couverts d’une étoffe de coton à raies rouges et blanches ; sur le devant du corsage s'étale le pectoral à grands ramages, souvent brun, jamais bleu. Le tablier est de deux pièces, le haut en coton à carreaux blancs et bleus, le bas gros bleu. On porte, des sabots blancs, des sabots verts ou bleus. En semaine, le corsage est préservé par un double plastron, le bonnet par un étui en perse, à grands ramages où le rose et le rouge dominent. Pour la fenaison, on attache aux coiffes blanches un mouchoir de couleur, rouge ou bleu, qui sert de parasol.
La veste d’étoffe écarlate, toute passementée d’or fin, avec des boutons d’or sur le devant du corsage et au bout des manches, est la veste de noces que la mère transmet à sa fille. Après la fête, on la remet dans le bahut qui la renfermait et d’où elle ressortira intacte. Les mites ne sont point à craindre, l’odeur de la tourbe les éloigne.
Ces mœurs des habitants de Marken, sauf de très légères nuances, sont communes aux insulaires d’'Urk et de Schokland. Les cheveux blonds dont l'éclat apparaît dans ces localités sont de ces chevelures que les femmes romaines se montraient jalouses de porter, se les procurant dans le commerce ou les imitant par des moyens’artificiels. Elles justifient l’épithète donnée aux anciens Bataves : auricomi Batavi. La beauté est, d’ailleurs, plus rare, parmi ces gens, chez les filles que chez les adolescents dont beaucoup ont une figure intéressante. Ce contraste, dit Esqui'os, se remarque dans toutès les races qui ont conservé plus ou moins intact l’état de nature,
Fig. 2 et 8. — Frisons des petites villes en habits de
fête. — Parmi les petites villes maritimes situées autour du golfe du Zuiderzée, celles de la Frise se distinguent par une antique simplicité dans les costumes, les mœurs, l'habillement, le langage, particulièrement dans la classe nombreuse des marins. Le schipper oom (schipper, batelier, oom, oncle, maître, messire, monsieur), et la femme de cet oncle que l’on appelle moey, tante, en la désignant seulement par son nom de baptême, tante Annette, Per-
rette, Trinette, etc., le nom de famille étant rarement cité, apparaissent ici revenant de l'office ; le mari portant la chaufferette en bois bruni et sculpté dont sa femme à fait usage à l’église. Cette complaisance est un reste des anciennes mœurs conservées dans les petites localités par les bons Frisons. Ce qui différencie l’habit des grandes fêtes de ce bourgeois, c'est qu’il est neuf, car à cela près il est parfaitement semblable à celui que le maître porte tous les jours de la semaine. Il se compose d’un justaucorps de serge brune ; d’un ample haut-de-chausses de même étoffe, fermé au-dessous des genoux par de grands nœuds de ruban, d’une veste de damas à boutons d'argent. La cravate est étroite ; la chemise est rattachée sous le menton par un double bouton d’or. Le tricorne forme des pointes trés allongées, Quand l’âge le nécessite, on y ajoute une perruque non poudrée, très simple.
La tante est habillée d’un justaucorps d’indienne fendu par devant ; d'une jupe de damas à plis nombreux tendue sur des bourrelets ajustés aux hanches. Un mouchoir d’indienne, un tablier de toile de coton, un chapeau de paille doublé en dedans de cette même toile, complètent cet ajustement, dont tout le luxe consiste à être vêtue proprement d’étoffes fines, de qualité égale aux étoffes de la voisine ; le raffinement de la mode n’allant pas là, pour les femmes, jusqu’à mettre la moindre différence dans la façon de l’habit,.
Fig. 4. — Nord-hollandaise d'Alkmaar, à sept lieues N,
d'Amsterdam. — Les filles d'Alkmaar se distinguent surtout par leur coiffe. La tête est d’abord enveloppée d’une espèce de béguin blanc orné de fleurs noires en broderie, enveloppant exactement la tête et emprisonnant la chevelure, à l'exception de deux petites boucles qui s’échappent de chaque côté du front en caressant les joues. Ce béguin est assujetti avec une lame d’or large et flexible qui embrasse par derrière le contour de la tête, et se termine au devant des oreilles en deux espèces de bras, de forme oblongue et ouvrée, Sur ces deux bras reposent, par le bout le plus large, deux autres lames recourbées, moins larges et assez semblables à des feuilles de saule (voir motif 4, pl. n° 8) qui, en se rapprochant par la pointe, assujettissent le béguin sur le devant de la tête (voir fig. 18, pl. n° 2). À ce béguin est adaptée une autre feuille de saule du même métal, traversant obliquement une prtie du front, et dont le bout qui paraît
à l’intérieur est quelquefois orné de perles et de dia-
mants (voir ce bandeau de joaillerie auquel on donne souvent le nom d’épi posé obliquement, figures 7 et 10, pl. n° 4).
Tout cela est recouvert par la coiffe proprement dite, un bonnet dont le fond de gaze bien transparente enveloppe exactement le premier étage de la coiffure, sans rien dérober aux regards, soit de la broderie, soit de tout l’or dont il vient d’être parlé, qui forme ce que l’on appelle le casque de la Nordhollandaise. Le devant du bonnet est disposé en un bandeau fort élégant, orné d’une broderie en blanc (voir la fig. 22, pl. 5). Le derrière, artistement plissé et brodé d’une jolie dentelle, flotte en large bande sur la nuque et les épaules. Ce luxe s'associe ici avec un corset d’indienne prolongé en casaquin et dont les manches descendent jusqu'aux poignets. Une jupe de camelot, un tablier de soie, complètent cette toilette, L’élégance de la coiffure convient, dit-on, parfaitement aux visages un peu arrondis, aux beaux yeux et au teint extrêmement frais de la généralité des femmes de la Nord-Hollande,
Fig. 5 et 6. — Riche Frisonne et servante de fermier
de l’intérieur des terres. — La servante, ayant à porter du beurre frais au marché, à mis ses beaux habits ; elle est parée de deux fichus, l’un blanc, exactement fermé sous le menton par une agrafe d'or, l’autre, rouge, ouvert sur la poitrine, disposé en petit châle dont les bouts sont noués par derrière.
La dame porte la grande coiffe, de forme presque ronde, quelquefois entièrement faite de dentelle, et dont, parfois aussi, le fond est de gaze avec un large bord de dentelle. Cette énorme coiffe s'attache au moyen d’une lame d’or qui embrasse le derrière de la tête et qui va, toujours s’élargissant, aboutir aux tempes où elle se termine par deux boutons d’un joli travail. De ces deux boutons part un fil de même métal qui s'étend comme un cerceau en avant du front et qui sert à guinder et à soutenir l'avancée du bonnet, Par-dessus ce bonnet on pose un chapeau de même taille n'ayant qu'une cavité peu profonde et ressemblant assez à une grande écaille d’huître ; il est tressé de la paille la plus fine, et doublé d’une indienne à fleurs éblouissantes. De ses deux côtés descend un large ruban de soie servant à maintenir tout l'édifice, et à l’assurer contre les brusqueries du vent.
Fig. 7 et 8. — Insulaires d'Ens ou Schokland. {Cette
île se trouve à trois lieues de la côte d’Over-Yssel,
au milieu du Zuiderzée. Les habitants y ont continué sans interruption l’ancienne profession de pêcheurs des premiers Bataves.)
Les habitudes ne changent pas plus à Schokland qu'à Marken, et rien n’y altère le mode d'habillement. L'homme est coiffé d’une espèce de calotte de laine tricotée à points très serrés : son vêtementse compose d'un gilet rouge à nombreux boutons d'argent, d’une veste bleu-foncé, bordée d’un passement rouge, fermée par en bas par deux ou trois boutons d'argent, et, par-dessus cette veste et le gilet, d’une ample redingote de bure ; la culotte ample est de cette dernière étoffe. Les bas sont de laine grise; les chaussures sont des sabots ; c'est avec ce costume que l’homme va à la mer.
Les Schoklandaises qui, comme les femmes de Marken sont de celles parmi lesquelles les traditions se conservent imperturbablement, jusqu'au secret de la lessive-pour teindre les cheveux, qu’appréciaient tant les dames romaines lorsqu'elles se coïffaient en jaune à la Batave, comme le raconte Tacite. Elles parent leurs vêtements depuis des siècles d’une façon particulière et qui ne se trouve que dans leur île, mettant des galons sur les coutures de la plus grande partie des diverses pièces.
Celle qui est ici représentée porte le corset écarlate, dont les’ manches se ferment au dessous du coude avec un bouton. Ces manches, que l’on retrousse quelquefois, sont doublées d’une étoffe lui-
sante et damassée. Sur l'épaule, est une pièce d’étoffe
rouge bordée d’un galon jaune; un autre galon jaune borde le contour du corset; un troisième, mais plus mince, recouvre les coutures des manches. Le corset rouge, échancré par devant, et laïssant une grande ouverture ovale, est fermé aux deux extrémités par des agrafes; le vide de l'échancrure est occupé par un plastron écarlate. Par dessus le corset, est passée une espèce de camisole ajustée, sans manches, de couleur bleue, et assez ouverte pour laisser voir le bord du corset; ce vêtement supérieur est fermé sous le menton par un simple nœud de ruban blanc, la partie inférieure étant lacée au moyen d’un ruban jaune traversé de rouge dans toute sa longueur. Le collier est de quatre ou cinq rangs de perles de corail, réunis par une grosse agrafe d’or (voir fig. 1et 11, pl. n° 8). Le mouchoir d’indienne à carreaux bleus et violets, est noué en cravate et de manière à ce que les deux bouts retombent négligemment sur les épaules. Cette cravate cache le collier, Le bonnet est fait d’une
pièce de toile chargée d'empois bleu ; roulée en forme de tube autour de la tête ; cette toile réunie sur son sommet y forme un grand nombre de plis. Le bonnet na pour tout ornement qu’une espèce de broderie à jour sur le devant. La chevelure paraît tout autour du bonnet, sur le front en petites pelotes, aux deux côtés du visage en cigales, par derrière en longués boucles ondoyantes. La jupe est de laine gris-sale ; le tablier de même étoffe est à grands plis et bleu ; enfin les bas sont bleu-perlé, les chaussons bleu-foncé et les sabots blancs.
À Schokland, dont le nom veut dire : pays des secousses, à cause des chocs que cette île reçoit des flots, il semble que l'homme soit plus immuable que le terrain même.
Fig. 9 et 10. — Paysan et paysanne de la province
de Gueldre. — Cette partie de la Hollande, située au-dessous de la province d'Over-Yssel et confinant à l'Allemagne, est la plus accidentée du pays, généralement plat et monotone. Arnhem, qui en est le chef-lieu avait été surnommée par les anciens
Hollandais & de lugtigste, la plus claire, la plus joyeuse. » Ce coin de terre a un cachet tout spé-
cial, fort apprécié par les Hollandais de retour des Indes qui en font volontiers leur buen retiro. Les habitations y revêtent des nuances fraîches, des teintes claires, des tonalités tendres qui se retrouvent dans l'habillement de la jolie freule, gracieuse et décidée, que l’on rencontre aux délicieux villages de Velp et de Rosendaal. Cette fraîcheur est même sensible dans les couleurs du costume du paysan.
Les femmes de la Gueldre sont moins gênées dans leur accoutrement que celles de la Nord-Hollande, de la Frise, et des îles du Zuiderzée. Leur coiffure se compose d’un bonnet garni de dentelles, encadrant le visage en se dégageant sur les côtés de manière à ne pas cacher les oreilles et à faire valoir leur parure. Ce bonnet est recouvert par un grand chapeau de paille relevé en arrière et doublé d’une étofte de soie bleue. Ce chapeau, la position des rubans d’attache le montre, est de ceux qui se rabattent sur les côtés en cas d’intempérie. Un mouchoir de mousseline blanche voile la gorge et est recouvert en partie par un vaste mouchoir d'indienne à fleurs. Le corsage ajusté est de toile de coton peinte. La jupe est en laine, de celle que la fille elle-même file dans les longues soirées d'hiver. Le tablier est en toile de Frise.
Le paysan, accoutré en galant, est coïffé du chapeau en partie rabattu et porte un mouchoir de soie autour du cou comme tous les élégants de la contrée ; son habit ou sa souquenille, d’un bleu-mêlé, est de cette laine que filent les filles et les servantes de la ferme. La veste et la culotte, ayant même couleur, sont de drap. Les bas sont de laine à côtes. Les grandes boucles d'argent sur les souliers sont un ornement auquel les deux sexes ajoutent beaucoup de prix.
Le groupe de cette paysanne courbée sous le poids de sa charge de lait, et qui pour aider sa marche relève son tablier assujetti par ses deux mains appuyées sur les hanches, et du paysan qui laccompagne en portant dans un vase de cuivre le lait que n’a pu contenir la cruche, n’est point une composition de hasard ; elle se rattache aux mœurs rustiques de la Gueldre où l’on est galant comme dans la province d'Over-Yssel, l’ancienne patrie Francs-Saliens. Les qualités de la fille de la Gueldre, sa propreté, son amabilité, sont placées sous une
des
sorte de surveillance publique, dont les effets se font sentir le jour de la Pentecôte, où, par suite d’un ancien usage, on voit dans chaque village se former des groupes pour accompagner dans les champs les jeunes filles allant traire les vaches et régalant de lait chaud. La bergère ainsi escortée s’est-elle montrée insociable, acariâtre, malpropre, le premier objet qui frappe ses yeux à l'entrée de la prairie est un mannequin de paille ou quelqu’autre figure maussade et ridicule qui la personnifie ; tandis que celle qui est aimable, douce, propre, ou plus jolie, trouve dans son champ sa plus belle vache couronnée de fleurs.
Fig. 11 et 12. — Servante et laitière de Rotterdam.
— Les femmes qui viennent vendre le lait dans les villes de la Hollande portent ce lait dans de larges seaux en bois de chêne, cerclés de cuivre ou de fer, garnis d’anses, écurés et polis chaque jour avec le plus grand soin, ainsi que leurs mesures de bois, et leur espèce d’entonnoir dont le trou inférieur est garni d’une étamine arrêtant au passage tous les corps étrangers. Un fort bâton d'épaule auquel les deux seaux sont suspendus tient ces femmes comme sous une espèce de joug. (Collier de bois mis à plat sur les deux épaules au moyen d’une échancrure qui laisse le cou libre dans ses mouvements, et n’a pas l'inconvénient de la sangle passant en bandoulière sur l’une des épaules, dont usent nos por-
teurs d’eau, La suspension est faite par deux chaînes en-fer). La propreté de la marchande se retrouve dans son costume, Lorsqu’elles sont jeunes, les laitières portent le grand chapeau de paille luisanté à la doublure de toile peinte, dont le bord est retroussé devant et derrière ; elles se parent de larges boucles d'oreilles et d’un collier de gros grains de corail.
La servante que l’on voit ici attiré sa monnaie d’une poche, ordinairement faite de soie ou de quelqu’autre étoffe brodée. Cette poche est divisée en deux parties, dont l’une contient la monnaie et l’autre le dé à coudre, des aiguilles et autres petits ustensiles ; elle se ferme au moyen d’une large charnière d’argent à ressort, et s'attache à la ceinture avec un crochet de même métal.
Fig. 13 et 14. — Zélandais, habitants de l’île de Wal-
cheren, dans leur habillement des grandes fêtes,
Cette partie du pays, que les Romains appelaient la Forét sans pitié, et qui du temps de César était occupée par les Ménapiens, c’est-à-dire des Gaulois, n'a plus guère de forêts, et c’est à peine si on y trouve par ci, par là, quelques traces de Gaulois mélangés de Ligures. Dès l’abord, dit de Coster, on sent que l’on a affaire à des Saxons. Les yeux bruns dominent chez les hommes ; les femmes les ont gris ou bleus ; celles-ci sont parfois si blanches et si roses qu’on les croirait en porcelaine. Le type rappelle ce qu'il y a de plus fin et de plus beau dans la race saxonne ; souvent les visages sont découpés à grands plans ; la tête est droite, le nez long, l’œil grand, la bouche fine. Le sang ne prédomine point, mais la lymphe, la bile et les nerfs. Les paysannes, sûres d'elles-mêmes, sont jolies, rieuses, douces, confiantes. Tous, jusqu'aux enfants, sont audacieux et résolus. Tout en n'ayant pas de pose dans leur marche, les femmes ont une allure très fière. &« Pauvrement vétues, elles marchent comme des reines, » dit de Coster, regardant de jeunes poissonnières revenant du marché de Flessingue.
Les classes les plus pauvres ont, en Zélande, des instincts d'élégance. Les hommes sont sveltes et hâlés, maigres presque tous ; l’homme gras est une rareté dans ces contrées où l’histoire sonne le glas des effondrements et des noyades, glas lugubres qui retentissent dans toutes les annales du pays.
Une partie des fers d’or ou d'argent, des boutons, des plaques de ceinture, etc., de la pl. n° 8, sont de la Zélande. La figure 6 de la pl. n° 4 est une Zélandaise. Le groupe 17 et la fig. 18 de la pl, n° 5 sont
également des Zélandais de Walcheren. On trouve dans les notices de ces planches les renseignements complémentaires qui concernent ces paysans, tels qu’ils sont de nos jours. Quant à ceux du commencement du siècle représentés ici, ils sont en habits des grandes fêtes, comme on l’a vu, c’est-à-dire vêétus pour aller à l’église ou au marché, lequel est une espèce de foire réjouissante qui se tient deux fois l'an, en mai et novembre, époque où l'on congédie et prend des domestiques, suivant une coutume des plus anciennes. Les garçons et les filles loués viennent se pourvoir au marché des choses qui leur sont nécessaires pour entrer au service; après cette foire chaque galant conduit sa belle chez ses nouveaux maîtres,
Le villageois est coïffé d’un castor de la plus fine espèce, à longs poils. Par-dessus sa chemise, au col fermé par un double bouton d’or, il est revêtu d’un gilet de chamois, tantôt rouge, tantôt bleu, dont les boutons sont d'argent et travaillés à jour. La veste, de drap bleu foncé, est à pans très longs, formant deux poches qui descendent presque jusqu'aux genoux ; elle cache les médailles d'argent attachées à la ceinture du haut-de-chausses, ainsi que la massive chaîne de montre du même métal tombant du gousset. Le surtout et la culotte sont de la même couleur foncée ; les bas et les souliers sont noirs ; de grosses boucles d'argent attachent les souliers et les jarretières,
L’ajustement de la femme se distingue de l’habillement des paysannes des autres parties de la Hollande, Le chapeau de paille est troussé de manière à laisser voir un bonnet artistement plissé, de dessous lequel sortent des nœuds de fil d’or bouclé, tandis qu’une large lame du même métal décrit une courbe brillante sur le milieu du front. Le corsage est un grand corps de baleine se prolongeant en casaquin, La belle jupe rayée et le tablier de toile à carreaux ne se mettent que pour le voyage à pied ; si la paysanne vient au marché en voiture, elle attend pour les revêtir l’arrivée à la porte de la ville, Les courroies des souliers doublées en teinte légère sont toujours renversées sur les boucles d'argent au point de ne pas les laisser paraître.
Fig. 15, — Marchande de poisson de Scheveningen. — La fig. 23 de la pl. n° 5 est une marchande du même état et de la même localité.
Scheveningen, dont les habitants ne vivent que du produit dela pêche, est considéré aujourd’hui comme
un faubourg de La Haye. Les femmes y viennent vendre le poisson que les hommes pêchent sur leurs petits bâtiments, les ffbots, ou encore ceux qu’ils obtiennent des armateurs à titre de petit bénéfice. Les hommes portent leurs denrées dans des hottes, derrière le dos, les femmes dans des paniers posés sur la tête, Il est de ces gens qui trafiquent en gros et font voiturer leur poisson au marché avec un équipage de deux ou trois mâtins qui, sauf les roues, rappelle celui des Kamschadales ; d'autant plus, que pour le retour, le marchand ou la marchande, souvent tous deux, prennent la place du poisson vendu et se font ramener chez eux par leur attelage.
Scheveningen est une plage de bains, un lieu de plaisance, que l’on gagne de la Haye par les allées couvertes du Scheveningsche boschjes, le petit bois où s'élève le palais du roi. Des villas, des parcs et des jardins font de la localité un endroit fréquenté par la population élégante.
C’est dans ce milieu que se trouve Scheveningen, village bijou, propre, soigné, coquet, n'ayant rien à comparer aux villages de pêcheurs, fort pittoresques, mais trop souvent répugnants de malpropreté, qui s’étagent le long des côtes de la Manche ou de l'Océan. Ici, dit M. Henri Havard, rien à reprendre. rien à redire, pas une tache à laver, un grain de poussière à balayer, une toile d’araignée à enlever. Tout semble bâti d'hier. Tout est neuf, frais, propre, net. Et dans toute la population, qui compte cependant bien des mauvais jours, bien des misères, on chercheraïit vainement un habit en lambeaux, un vêtement déchiré, un jupon troué, un haillon, une loque,
Le trait le plus saillant de ces gens qui ont leur langage propre, et qui sont si loin de vivre dans l’isolement des insulaires, c’est, en outre de la fixité de leurs caractères de race conservés par le soin de ne se marier qu'entre eux, leur persistance dans le costume, surtout pour celui des femmes, Lord Byron, contrairement aux poètes qui ont cru voir dans les flots de la mer une image de l’inconstance, à vu dans l'Océan celui de tous les éléments qui, ayant subi le moins de vicissitudes depuis l’origine du monde, est une image de l'éternité. Peut-être la persistance des natifs de Scheveningen est-elle une conséquence du spectacle constant de 1a mer. Ce qu'il y a de certain c’est que de leur part, il s'y mêle un véritable amour; l’existence que mènent ces pécheurs et leurs femmes leur paraît préférable à toute autre. Aucune fille de Scheveningen, si pauvre qu’elle soit, n’échangerait sa misère contre la domesticité
la mieux rétribuée ; ces riveraines de la mer se sentent comme emprisonnées dans les villes ; leur poisson vendu, elles se sauvent au plus vite dans leurs charrettes basses attelées de chiens,
L'habillement de ces marchandes de poissons, extrêmement diligentes, a quelque chose d’austère et de cénobitique, selon Esquiros, Il convient d’ailleurs parfaitement au climat et à la profession. Leur chapeau de grosse paille, bordé d’un ruban noir, doublé d’une indienne à fleurs plissée qui s'étend autour de la tête jusqu'à mi-bord, est à timbre droit pour y porter la corbeille, Ce chapeau aux ailes contournées, relevé par devant et par derrière en forme de nacelle, sert à maintenir sur la tête jusqu'à trois et quatre corbeilles, Il est posé sur une coiffe en toile de Cambraï, à large bande brodée de fleurs qui, d'ordinaire, cache entièrement la chevelure, À cette coiffe sont adaptés les fers d’or ou d'argent avec des grains de même métal ou des perles suspendues, à la manière des Nord-Hollandaises ; au cou, le collier de grains de corail rouge est attaché par une agrafe d’or. Un mouchoir de toile à carreaux fond rouge couvre la gorge, Le corset qui recouvre ce mouchoir, et auquel ces femmes donnent le nom de manteau, est de serge ou d’indienne. La jupe est de serge bleue ; le tablier de la même couleur est remplié et surmonté d’un bord d’étoffes à carreaux. Le mantelet sans capuchon est de serge brune et doublé de grosse flanelle rouge. Les bas sont généralement bleus ; les souliers noirs à talons plats sont attachés avec des boucles d’argent ou des courroies. Les dimanches on va à l’é. glise en mules de peau rouge ou de quelque autre couleur, et avec le mantelet d’indienne,
En hiver on échange le mantelet contre un long camail de serge brune doublée de rouge, ayant un collet droit et raide.
Fig. 16 et 17. — Zélandais; homme et femme de
l'île de Zuid-Beveland, ou Beveland du sud. — On appelle Walcheren le jardin de la Zélande. Zuid-Beveland, pays de grande culture, en est le potager, le grenier et le verger. Le pays est riche, car ses polders sont des plus fertiles. Ces terrains, si péniblement conquis sur la mer par les aïeux, n’ont pas besoin d'engrais, le limon déposé par l’eau des fleuves, le schorne, y étant retenu par des procédés artificiels, les plantations de roseaux qui y deviennent énormes, et arrêtent au passage les matières plus résistantes que l’eau. On a dit de ces cultivateurs qu’ils sont tout d’or et d'argent. Le garcon porte un gilet de damas ou
d’indienne jaune à grandes fleurs, avec une rangée de boutons d’argent travaillés à jour, surmontée de deux gros boutons d’or fermant le col de la chemise. La ceinture de la culotte est ornée sur le devant de deux gros boutons convexes d'argent , et de deux autres plus petits pour fermer les goussets, Au dessous du genou les bas sont assujettis par des courroies noires fermées par des boucles d'argent convexes; enfin d’autres grandes boucles rondes de même métal, mais aplaties, recouvrent à peu près la moitié du soulier, Il faut ajouter à cette orfévrerie, la grosse montre d'argent, et sa chaîne massive avec une quantité de breloques du même métal.
Ces paysans portent les cheveux longs sur la nuque; un peu plus bas que les oreilles, et formant au dessus du collet du vêtement un demi-cercle horizontal. Les cheveux retombant sur le front sont coupés de même, à un ou deux centimètres au-dessus des sourcils. Le visage est rasé, mais le barbier ne rase pas seulement la face, il rase encore le cou au-dessous des cheveux taillés en rond. Les paysans sont“ très attachés à leurs longs cheveux, signe de liberté,
La villageoïse est dans la toilette que l’on prend pour les visites, ce qui s’appelle là aller jouer. C’est une fille, ainsi que l'indique la position de l’hoofänaald, la plaque ciselée placée en oblique sur le front, de gauche à droite pour la fille, de droite à gauche pour la femme mariée. Le chapeau de paille est attaché par-dessus un bonnet enserrant les cheveux et ne laissant passer que les fers d’or ou d'argent. Le costume consiste en une ample pièce d’indienne voilant le haut du corps, depuis le menton jusque loin sous le sein ; deux autres pièces de la même étoffe servent de fourreaux aux manches du corsage, fourreaux qui sont fermés au-dessus du coude par des boutons d’or. Le corsage, de damas noir à fleurs blanches, est traversé en sautoir croisé par un ruban de soie brodé d'argent et de fleurs de diverses couleurs ; au bas de ce corsage, une grosse agrafe d'argent en rosette est destinée à assujettir le large tablier de toile rouge à carreaux, La jupe est de beau damas brun; elle est tendue et comme relevée par l’amas des jupons de laine posés en dessous. Une courroie est attachée à l’endroit où se ferme le corset, et à cette courroie une chaîne d'argent suspendant un étui en chagrin monté en argent, renfermant un couteau et une fourchette à manches d’aïgent. L’avant-bras est recouvert par des bouts de manches ; les mains sont parées de bagues. Le soulier, coquettement découvert, a les larges boucles d'argent,
Fig. 18 et 19. — Femmes de pêcheurs en habits de grande fête, des villages de Catwyk et de Volendam, dans la Nord-Hollande, — Le rapprochement de ces deux costumes, qui proviennent de localités peu éloignées l’une de l’autre, offre un exemple frappant non seulement de la diversité des choses du costume en Néerlande, mais encore de la brusquerie fréquente avec laquelle se produisent les diversités.
L'habitante de Catwyk, fig. 18, porte une coiffure composée d’une pièce de gaze extrêment fine, brodée en fleurs, et assujettie au moyen d’un ruban noué derricre la tête, l’excédant retombant sur la nuque et les épaules, comme on le voit aux filles d’Alkmaar. Cette gaze blanche est posée sur une calotte noire enveloppant le dessus de la tête et retenue par une large lame d’or qui se termine au devant des oreilles par deux gros boutons de forme carrée (voir fig. 10, pl. n° 3). Le devant du bonnet est attaché à chacun de ces boutons au moyen d’une épingle d’or dont une perle forme la tête. Du sommet du front, deux autres fers, deux lames en forme de feuilles de saule, d'épi (voir même pl. la fig. 4) descendent en s’écartant de chaque côté de la tête. Ils sont d’or, comme le reste, et ornés de toutes sortes de figures, Des extrémités de la lame postérieure pendent divers ornements en forme de rosettes ou de grappes garnies de perles. Cette coïffure coûte au-delà de 400 florins. Une Nord-Hollandaise ajoute à cette parure de tête une chaîne de cou en or, rattachée par une agrafe du même métal. La gorge est couverte d’un mouchoir
de très fine mousseline, fermé par une épingle d’or dont la tête est une assez large plaque ovale, ornée de figures en bas-relief. L’habillement est en partie de fine indienne, en partie d'étoffe de soie,
Les femmes des pêcheurs de Volendam sont bien éloignées de ce luxe; il s’en faut même qu’elles soient vêtues aussi richement que la plupart des paysannes, tout en accumulant sur leur taille mince les sept jupons épais qui, dit de Coster, font la gloire du peuple néerlandais. Ces femmes portent de simples pendants d'oreilles et n’ont pas de bijoux sur le : front. Elles sont joliment coiffées d’un bonnet de fin lin fermé en dessous autour de la tête, le fond de ce bonnet formant un vide assez considérable à l'intérieur. À ce bonnet est adapté, par devant, un large bord de dentelle faite au métier et fortement empesée. Cette dentelle, formant pointes sur le front, est évasée sur les tempes, laissant voir l’oreïlle et la naissance des cheveux. Les deux extrémités de cette espèce de garde-vue se terminent en pointe qui sont repliées sur le derrière de la tête. Le collier est de grains de corail d’un rouge très foncé. Les souliers ne sont ornés que d’un simple nœud de ruban. Un fichu de lin, un corsage à courte manches se terminant en Casaquin, un tablier, dont la partie supérieure en étoffe à carreaux diffère du reste, complètent cet ajustement, dont l'originalité simple est surtout due à la coiffure. La fig. 20 de la pl. n° 5 offre un profil de ce bonnet dont le fond est en laine et qui se termine par un gland.
Ces figures sont toutes tirées des Tableaux de l'habillement, des mœurs et des coutumes dans la République batave, au commencement du diæ-neuvième siècle, publiés par E. Maaskamp , à Amsterdam, 1803-1807; gravures de L. Portman, enluminées par J. Pieneman.
Voir pour le texte et celui des quatre autres planches de cette série :le Recueil de Maaskamp. — La Néerlande, par Ch. de Coster; T'our du monde. — La Néerlande et la vie hollandaise, par M. Alp. Esquiros, Revue des deux mondes, années 1855, 56, 57. — Voyage dans la Belgique, la Hollande et l'Italie, par André Thonin, rédigé par le baron Trouvé, Paris, 1841. — La Hollande, par M. Xavier Marmier, Revue des deux mondes, 1841. — En Hollande, lettre à un ami, par M. Maxime du Camp. — Promenade en Hollande, par Louise Collet, 1859. — Visite en Hollande, par Li. Jean Aicard, 1879. — Notes de voyage d'un architecte, par M. Félix Narjoux, 1875. — Voyage dans le Nord de l'Allemagne, la Hollande etla Belgique, par M. Conrad de Gourey. — Enfin le beau volume la Hollande à vol d'oiseau, par M. Henry Havard, Paris, 1881.
HOLLANDE