TYPES DE LA COIFFURE, ACTUELLEMENT PORTÉE PAR LES FEMMES
Fig. 1. — Frisonne de Leeuwarden, capitale de la Frise, Fig. 2. — Villageoise de Zaardam, si célèbre sous le
nom de Saardam , sur la Zaan, presqu'île de Noord- Holland, région du Zuiderzée.
Fig. 8. — Femme de Beïjerland ou Beyerland, île à l'embouchure de la Meuse.
Fig. 4. — Fille de l’île Ameland, extrême nord de la
Néerlande, à deux lieues de la côte de la Frise, arrond. de Sneek,
Fig. 5. — Fille de Groeningen ou Groningue, province au nord de celle de Drenthe, à l’ouest de la Frise.
Fig. 6. — Fille de la ville de Goes ou Ter-Goes, de Kruiningen, etc., dans l’île zélandaise de Zuid-Beveland.
Fig. 7. — Fille du village de Kromménie ; Hollande septentrionale N,. O.
Fig. 8. — Femme de Beijerland,
Fig. 9. — Femme de Dordrecht, ville riche, et chef-lieu de district sur une île de la Meuse.
Fig. 10. — Fille de Kromménie,
Ces exemples, recueillis hier sur des points fort divers de la Hollande, confirment ce qui a été dit, en dehors de certains groupes maritimes, au sujet de la conservation des fers dans la coïffure de la plupart des Néerlandaises, suivant d’ailleurs, pour le surplus, avec plus ou moins de rapidité, le courant capricieux des modes européennes. Les corsages des robes indiquent ce mouvement général qui n’offre ici d'exception franche qu’en ce qui concerne la Zélandaise de Zuid-Beveland, dont les beaux bras nus, fortement serrés par la courte manche, selon la coutume, le haut carcan de perles de corail, le corsage exigu comprimé par un ceinturon, le fichu cachant ce corsage presque en entier, la coiffe intime enserrant non seulement la chevelure, mais l'oreille même, le bonnet rayonnant recouvrant cette coiffe, bonnet qui s'évase en donnant au visage comme l'enveloppe d’un bouquet, sont toutes choses de la
plus pure tradition. Aux fers temporaux de cette Zélandaise on peut joindre la plaque de front ciselée, le hoofdnaald, posé en oblique, comme on le voit aux figures 7 eb 10.
La fig. 2 porte sous la dentelle le casque, la plaque souple embrassant le chignon, à l’usage des Nord-Hollandaises. Ce casque marche avec la plaque de front droite à laquelle il est relié et qui le soutient. Le chapeau, peu gracieux, est local. On peut observer ici que celles des Néerlandaises qui font un composé des costumes de coupe moderne et de leur coiffure nationale dans sa pureté, font preuve de meilleur goût que celles qui conservent cette coiffure, mais en la dénaturant. Le caractère du voile posé à plat sur la tête eb tombant assez largement sur les épaules pour les recouvrir est singulièrement altéré, lorsqu’au lieu de conserver à ce voile élégant, aux*bords ornés de riches et hautes dentelles, son caractère de coiffure basse, on le fait surmonter d’un chapeau de goût moderne, comme s’en avise la bourgeoise cossue de Dordrecht.
Quoique l’on voie en ce dixain de coiffures une fille de Leeuwarden, la coiffure traditionnelle et caractéristique des femmes de la Frise n’y figure pas. — On la trouve dans la pl.
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