‹ Le costume historique (volume 4)Chapitre 113 sur 130 · SENS · texte numérisé non relu

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d'importance pour les peintres. D'autre part, il est constant que la croix papale n’a différé en rien à aucune époque de celle que les évêques font porter devant eux : c’est une croix simple, ornée de l’image de Jésus-Christ attaché sur l'instrument de son supplice. La croix à triple croisillon ne figure même point sur l’écusson pontifical.

N° 2. — Cardinal.

Il est, de la tête aux pieds, vêtu de rouge. Cette couleur

ne leur a pas toujours été réservée; Boniface VIII l’imposa, dit-on, aux membres du sacré collège, et pourtant on les voit représentés jusqu’au quinzième siècle en vêtements bleus, violets, gris, etc. Leur manteau, qui n’était qu'une chape close de drap, devint alors une espèce de cloche, munie d’un ample chaperon, et entièrement fermée, à l'exception d'ouvertures pour passer les bras. Le chapeau est de soie rouge, et de ses aïles un peu relevées tombent deux cordons (jadis verts), terminés par cinq glands de même couleur. C’est en 1245, au concile de Lyon, que le pape Innocent IV accorda cette distinction aux cardinaux, Le. personnage de notre planche tient. à. la main un sac pourpre, destiné à contenir dans un étui un ciboire ou un calice.

N° 8 et 4, — Patriarche et Évéque.

Le premier est vêtu des habits liturgiques, de la cha-

suble entre autres; d’abord longue robe sans manches, elle conserva cette forme jusqu’au quinzième siècle ; puis, moins ample sur les bras, elle s’arrondit par le bas et se couvrit, comme la chape, d’orfrois très riches, Le second n’a gardé du caractère épiscopal que la mitre.

N° 5. — Bénédictin.

C’est un abbé, ainsi que l'indique sa crosse, au bâton

de laquelleest attaché le sudarium (linge pour essuyer la sueur). Signe de l'autorité, la crosse était tournée diversement par celui qui la portait : en dedans, par l’abbé; en dehors, par l’évêque, suivant l’étendue de la juridiction, intérieure pour celui-là, extérieure pour celui-ci. Aucun ordre monastique ne donna lieu à de plus fréquentes censures que celui de Saint-Benoît : le relâchement y était si grand que le frères convers s’habillaient d'autant de façons qu’il y avait de communautés. Leur habit consistait en une robe et un scapulaire- noirs, avec un petit capuce; au chœur, ils mettaient par-dessus une chape de serge noire à vastes manches. La couleur de leurs vêtements les fit appeler moines noirs.

N°S G et 9, — Chanoines.

On les divisait en deux classes : les chanoiïnes séculiers

et les chanoines réguliers. Ceux-ci, qui réunissaient à l’état clérical les pratiques et les vœux solennels des religieux, suivaient en général la règle de saint Augustin ; ils composaient le chapitre ou la collégiale d’une église. Ceux-là tantôt vivaient en leur particu- : lier, jouissant à la fois de leur patrimoine et des revenus ecclésiastiques, tantôt n'étaient que des laïques reçus par honneur et par privilège. Leur costume différait peu, si ce n’est par l’étole et la couleur de la robe,

Nos 7 et 8.

Le n° 7 représente le membre d’une congrégation placée

sous l’invocation des saints Valentin, Quirin et Antoine ; et le n° 8 un acolyte ou un marguillier, mais laïque à coup sûr, s’il faut s’en rapporter à son habillement sévère, qui se compose d’une tunique à galons et d’une houppelande à demi-manches.

Viollet-le-Duc, Dict, du mobilier. — Æelyot, Histoire des ordres monastiques:

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