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précédents, un portique et une salle avec quelques chambres composaient toute l'habitation d’un grand seigneur.
La petitesse des habitations particulières contribua même à resserrer l'union dans les familles, et le charme de la société y était réel,
Enfin, à propos des cheminées, dont on ne voit pas une seule dans nos exemples, leur usage dans les maisons véritablement italiennes fut réellement tardif. François Vecchio, allant de Carrare à Rome en 1320, ne trouve pas de cheminée dans l’auberge de la Lune « n’y en ayant point alors à Rome », dit Muratori (Histoire de Padoue); on ÿ était dans Pusage de faire du feu dans des caisses pleines de terre et au milieu des chambres. Le mot caminata, qui figure dans les écrits du temps, indiquerait seulement le lieu où l’on allumait du feu. Il y eut toujours, même auparavant, des cuisines et quelques chambres d’où sortait la fumée; mais ce n’est pas à dire pour cela, selon Musso, qu’on connût la manière de la conduire au-dessus du toit par le moyen d’un tuyau.
Avant d'examiner nos exemples, nous ferons observer pour éviter des répétitions que la loggia, loge et terrasse de plein air, comporte un double sens. La loge proprement dite est une galerie pratiquée à l’un des étages d’un édifice pour jouir de la vue du dehors et de la fratcheur de l'air, tout en y étant à l'ombre. Sur la terrasse, la loge est un portique en avant-corps, où les mêmes avantages sont assurés ; et les loges sont encore tous les petits cabinets, les logettes donnant sur la terrasse et où l’on se retire pour éviter la violence des heures trop chaudes. Le corps de logis est la maison, l'habitation même, formant la masse principale du bâtiment.
La terrasse est une plate-forme qui sert de couverture à l'édifice, ou à des parties de l’édifice, en y remplaçant le toit. C’est un ouvrage de maçonnerie, pavé de dalles ou garni de plomberie. Parfois on trouve sur la terrasse des plantations de quelques arbres. La terrasse est bordée d’une muraille ou d’une balustrade à hauteur d'appui, servant de garde-fou et d’accotoir, et dont le nom parapetto est d’origine toute italienne, ainsi que celui de balcone, appliqué aussi bien à la saillie sur la façade d’un bâtiment, soutenue par des colonnes ou des consoles et entourée d’une balustrade, qu'à un ouvrage de serrurerie qu'on met à une fenêtre pour servir d'ornement et d'appui, et enfin au parapetto lui-même.