CAVALERIE
Les premières années des guerres de religion furent signalées par quelques changements dans l'équipement des compagnies d'ordonnance, tels que l’adoption générale des pistoles (pistoyers, pistohers, pistolets), l'abandon de l’armure des jambes pour le cavalier et des bardes de cuir ou de métal pour sa monture.
Le parti catholique et le parti protestant se distinguaient par la couleur de leurs écharpes, de leurs casaques et des banderoles de leurs lances. Les protestants avaient conservé le blanc, ancienne couleur nationale ; ils portaient tous sur leurs armes des casaques blanches bordées de telle couleur que la devise du chef demandoit. Les catholiques avaient pris des écharpes et des banderoles rouges en l’honneur du roi d’Espagne, leur allié. Leurs casaques d'ordonnance étaient ornées de croix blanches sur un fond de la livrée des capitaines. (Voir France eb Flandre, XVI® siècle, la Tourelle et Europe, XVI® siècle, la Girouette.)
Les chevau-légers catholiques, ainsi que les gendarmes protestants avaient l’armet, le gorgerin, la cuirasse, les brassards, les tassetles et les gantelets. Ils portaient la casaque sur leur harnais. Leurs compagnies étaient en partie composées de gentilshommes.